Nouvelle pub EDF : Du « bon » usage d’un budget pub pour servir son actionnaire…

Dans « Le nouvel esprit du capitalisme » de Eve Chiappello et Luc Boltanski ,on apprend que le capitalisme ne survit que grâce à la récupération de ses critiques.
 
Dans sa nouvelle pub #EDF tâche opportunément de nous faire croire que les aspirations révolutionnaires se résument à des voitures électriques et des panneaux solaires…
 
https://www.youtube.com/watch?v=0wCSc9S0Q-Y
 
Dans cette nlle pub #EDF, on appréciera le discours disant que « Les gens veulent toujours tout changer mais ça n’a pas changé grand chose, sauf maintenant, l’énergie. »
Ah bon?
 
Dans cette nlle pub #EDF, on appréciera le gloubiboulga des connotations, mettant au même niveau Mai 68, luttes féministes, chute du mur de Berlin, célébration bleu-blanc-rouge de la coupe du monde de 98. Non, « des gens dans la rue » =/= « Les gens veulent tout changer. »
Ce gloubiboulga vise probablement à cibler le plus de classes de populations possible. Différentes générations, différentes préoccupation, gauche, droite, etc…
On n’est pas dans une pub pour une niche de consommation…
 
Dans cette nlle pub #EDF, on appréciera d’ailleurs la séquence des événements retenus et une des interprétations possible des cibles : Extrême gauche-Gauche-Droite-Extrême Droite. Il y en a qui ont retenu la leçon du 1er tour des présidentielles. Ou pas.
 
Dans cette nlle pub #EDF, on lira avec intérêts les écritures non floues : « Cessons de nous haïr »; « Droits de la femme »; « La Nature, le futur. » ; « Il n’y a pas de Plan B. » (#TINA) ; « Planète. » Le social, l’environnemental, le patriotisme et en même temps le « citoyen du monde » sans aucune critique du capitalisme, ça ne vous rappelle la ligne politique de personne?
Vraiment? Aucune critique du capitalisme, horizon dégagé grâce à l’entreprise et à la technologie seulement positives, sur fond de « Tout le monde a les mêmes intérêts et veut la même chose au fond. » #ToutChangerRienChanger
#LREM
 
Dans cette nlle pub #EDF,au prix d’une concession à l’existence d’un peuple (#Populisme) uni, on réduit les aspirations présentes de celui-ci à ne vouloir que sauver le climat à travers les entreprises. #CapitalismeVert
 
La publicité, chez EDF, c’est tout une histoire… Dans les années 80-90, elle déploie une énergie (!) et un pognon de dingue (lol) dans des spots alors qu’elle détient le monopole de l’électricité. La fonction n’est alors pas d’engranger des ventes : Personne n’a le choix d’aller se fournir ailleurs.
http://www.strategies.fr/actualites/marques/r8372W/plus-que-des-spots.html
 
Les fonctions semi-avouées sont au minimum de faire rentrer dans la tête des gens un certain discours et d’avoir un pouvoir financier sur la presse
 
Pouvoir qu’elle ne s’est pas privé d’exercer lorsqu’un journal a publié des infos déplaisantes sur l’EPR.
http://observatoiredelapublicite.fr/2011/11/17/edf-la-tribune-et-la-publicite/
 
Rappelons par ailleurs que EDF a comme actionnaire l’Etat français, à 83,7%
https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/investisseurs-actionnaires/l-action-edf/structure-du-capital
 
Dans un contexte où, pour une bonne partie de la population, la moindre parole émanant du gouvernement est décrédibilisée, du seul fait que ce soit le gouvernement qui parle, ce spot d’EDF tombe à pic.
 
Dans cette nlle pub #EDF, bonus, on trouve une #RenaultZoé en placement produit, en pub dans la pub. Renault dont un des plus gros actionnaire est…l’Etat Français (15% https://www.zonebourse.com/RENAULT-4688/societe/). Décidément quelle chance que ce spot s’inscrive, en plus, dans la continuité du plan de comm’ démarré en novembre par le Ministère de la Transition énergétique après une réunion avec les constructeurs automobiles !
https://youtu.be/VEaWpkAtxpo
 
Bref, bref,…
 
Au regard des utilisations passées de la publicité par EDF, des structures actionnariales, des calendriers des plans com’ et des discours même pas sous-jacents, il n’est pas déraisonnable d’envisager que ce spot, très court, très simple à réaliser rapidement, et donc très peu cher car aussi blindé d’images d’archives gratuites soit un geste de secours en urgence envers le gouvernement.
 
Mais une aide d’urgence au gouvernement, c’est pourtant l’effet de ce spot. Un effet qui ne peut pas avoir été ignoré par les professionnels qui ont conçu ce spot. Car, décider des impacts de leur productions, c’est leur métier.
#NousVousDevonsPlusQueLaLumière #DevenonsLEnergieQuiChangeVosIdées.

Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

Anti-systèmes, objectivité et mouvement perpétuel…

En raison des activités que je mène, je suis souvent perçu comme un allié potentiel des personnes « anti-système ». C’est parfois le cas. J’ai été plus d’une fois approché par des gens qui me parlaient de l’énergie libre. J’avoue avoir été séduit par l’idée que, peut-être, on avait trouvé une source d’énergie inépuisable et quasi gratuite. Mais il se trouve que j’ai fait des études scientifiques et j’ai notamment fait un peu de physique…

La physique, vous savez, la science qui tâche de décrire comment fonctionne la matière, tout ça… Et je dis bien « Décrire », la science, si elle peut être instrumentalisée, lorsqu’elle est bien faite est objective. C’est même sa raison d’être. Produire des théories, pas des hypothèses. Même si, quand une théorie dérange quelqu’un, il a tendance à donner à ce mot le sens d’hypothèse. Genre « La théorie de l’évolution, vous savez, ce n’est qu’une théorie. » Et bien justement. Une théorie, c’est ce qui est considéré vrai jusqu’à ce qu’on l’affine par la démonstration.

Cette mise au point étant faite, revenons à « l’énergie libre ». Souvent il s’agit de faire tourner un mobile avec des aimants. Les vidéo fleurissent sur internet. Et, je l’avoue, je trouve l’idée séduisante. Affectivement… J’aimerais bien. Mais voilà, la physique démontre que c’est impossible.

En revoici les éléments de cette démonstration, simple et efficace, expliquée par 2 ados…

Il y a là une leçon importante… Nos perceptions peuvent être trompeuses et ce d’autant plus qu’on a envie de croire en ce qu’on voit, quelle que soit l’origine de cette envie. Couplé à la démonstration, faite récemment, que nous surestimons généralement notre propre objectivité, y compris lorsque les biais d’évaluation sont connus, cela pousse à se méfier grandement de nos jugements dits objectifs…

Et maintenant, amis subversifs comme amis mainstream, le réchauffement climatique info ou intox?

Sans Lendemain…

Je viens de rajouter un film dans la page dédiée du site. « Sans Lendemain » est un film qui fait le tour des constats possibles au sujet des sources d’énergie. Il dure une trentaine de minutes et concentre des données simples mais réparties dans différents ouvrages. Et son intérêt réside aussi dans son accessibilité. Il permet de comprendre rapidement pourquoi des changement de société de grande ampleur ont déjà commencé. Et il permet d’envisager le point de vue des objecteurs et objectrices de croissance.

Après un tel film il est néanmoins utile de s’intéresser à la permaculture, histoire de conserver un peu de bonne humeur!

De qui se moque-t-on?

D’un côté, un élu de la ville de Paris nous apprend que l’Autolib’ , le service de voiture électriques en libre service, ne fait pas réduire le nombre voiture, pire qu’il séduit plutôt l’usager des transports en commun et, de l’autre, on apprend que l’Autolib’ va arriver en septembre à Lyon, et va être décliné dans d’autres grandes villes.

Comment appelle-t-on une situation où pour solutionner un problème, de l’espace public est alloué à une entreprise qui ne le solutionne pas? Une escroquerie? De la corruption? Pour le moins, un léger manque de clairvoyance poussé par les sirènes de la mode…

Vous saviez que l’Afganistan possède les plus grandes réserves de lithium au monde et que c’est probablement pour cela que la guerre contre l’Irak a commencé en Afganistan (!). Parce que le lithium est le composant de base de toutes les batteries performantes actuelles, notamment celles présentes dans les voitures électriques…

Je maintiens encore et toujours que lorsqu’une solution reste au niveau de logique du problème concerné, la solution fait partie du problème.

Le Quatar rachète la France, les tuyaux ET les contenus.

Il y a peu, Notre Ministre du Culte Budgétaire Moscovici prêchait donc la néo-colonisation en ces termes « Pour retrouver toute sa place et rester maître de son avenir, notre pays a engagé le redressement de son économie et de ses comptes publics. », ce que j’avais traduis par « Afin de l’élargir et d’éviter de se faire racheter par les Chinois, les Quatari ou Goldman Sachs, la France doit produire plus et dépenser moins dans ses services publics. »

Certains ont peut-être pensé que j’abusai un peu en disant que le Quatar nous rachetait, puisque, après tout, il a seulement racheté le PSG.

Mais bien sûr… La première chose que songe à s’acheter un riche, c’est un club de foot… Voyons plus large. Plus large aussi qui ceux qui voient les Quatari comme des financeurs de banlieues pauvres dans l’objectif de répandre une quelconque parole divine.  D’autant que ces gens, comme les riches de chez nous, ont, en top valeur, devant la foi, l’argent. C’est ce qui les a guidé où ils en sont. Et « Paris vaut bien une messe » comme dirait l’autre :  Il est beaucoup plus facile et rentable de nous vendre notre vie plutôt que de nous propager de la foi. Parce que les Quatari vont avoir un problème beaucoup plus important à résoudre dans des 2 décennies à venir. La question des réserves de gaz qui diminuent… Et il faut dire qu’une fois qu’on a l’habitude de gagner beaucoup de sous, c’est une habitude qu’on aime bien maintenir…

Alors maintenant, revoyez la conférence de Pierre Labriet. Un club de foot est un contenu. ça se vend. ça rapporte donc des sous. Mais avoir un contenu c’est bien. Mais avoir le contenant, c’est mieux.  Parce que comme ça, ça on est pleinement maître du flux que l’on vous vend. (Voyez ce que ça donne quand un pays coupe les vannes du gaz qui le traverse…) Pour avoir les mains libres, il vous faut donc acheter des tuyaux. Et le Quatar, c’est un pays de gaz, ils s’y connaissent en tuyaux…

Alors pendant que vous pensiez, comme on vous le montre aux Guignols de l’Info, que le Quatar, c’est le PSG, le Quatar s’offrait la panoplie complète…

Rien que les tuyaux permettant de faire circuler des contenus et informations : Eau, gaz, route, téléphone, internet, télé, journaux.  :

– Le Qatar est depuis 2009 le second actionnaire du groupe français Vinci, numéro 1 mondial du BTP, devant Artémis, la holding de François Pinault.

– Le pays possède également 5 % du groupe Veolia Environnement, via le fonds Diar, depuis 2010. Veolia est l’un des leaders mondiaux du traitement de déchets, mais surtout, c’est un cador de l’eau. Auparavant, le même fonds avait investi dans Suez environnement, autre groupe français du même genre.

– Le Qatar a également acquis 12,83 % du groupe Lagardère (médias, sport, défense…).

– Il possède une participation de 2 % dans le groupe de médias et de télécoms Vivendi. (Vivendi, ce sont les tuyaux et son siamois Universal, les disques, les films, les artistes…les contenus qui vont avec)

– Il vient aussi d’acquérir 2 % du capital du groupe pétrolier Total, dont il est le troisième actionnaire.

– Le pays possède aussi plusieurs immeubles parisiens, dont le siège du Figaro, 14 boulevard Haussmann, ou l’immeuble abritant le magasin Virgin de l’avenue des Champs-Elysées.

Plein de contenus à faire circuler dans les tuyaux à pauvres, en plus de ceux des media et d’Universal (Sport ):

C’est sans doute l’acquisition la plus connue : en 2011, le pays a racheté le club de football Paris-Saint-Germain, ainsi qu’une grande partie des droits de retransmission télévisuelle de la ligue 1 de football.

Mais ce n’est pas la seule. Le pays possède ainsi depuis juin le club de handball de la ville de Paris via le fonds QSI.

Il est également propriétaire du Prix de l’Arc de Triomphe qui se tient une fois par an à Paris. Vive les chevaux.

Il va aussi lancer prochainement une déclinaison sportive de la chaîne Al-Jazira en France.

Enfin, le pays serait en train de prendre le contrôle de l’exploitation du Stade de France, à Saint-Denis (93)

Plein de contenus (et de tuyaux : Les hôtels!) à faire circuler dans les tuyaux à riches. :

– La Quatar vient ainsi d’acquérir une série d’hôtels huppés, du Royal Monceau au Concorde Lafayette à Paris en passant par le Carlton, le Martinez ou le Majestic de Cannes.

– Il possède aussi 1 % du capital de LVMH, numéro un mondial du Luxe (Vuitton, Moët & Chandon, Dior, Tag Heuer…) , ou encore le groupe de maroquinerie Le Tanneur à plus de 85 %!

– Il est également actionnaire, à hauteur de 6,39 %, de la Société des bains de mer de Monte-Carlo.

Et oui… Le Quatar est en train de se barder d’activités qui relèvent toutes des tuyaux… Il est bien loin le temps où on se contentait de n’être que dans une grosse branche bien risquée… Reconversion, reconversion…

On veut nous vendre du mode de vie. Très gros choix éclairé à faire bientôt…

Si vous n’avez pas encore vu la conférence gesticulée de Pierre Labriet sur les media, elle est visible ici. On la recommandera chaudement tant elle est porteuse d’informations utiles pour toute personne confrontée au système médiatique dominant. (Et elle est, par ailleurs, très complémentaire de « Propagando », la conf de votre serviteur…).

Sur la fin de cette conférence, Pierre Labriet, ancien journaliste, nous explique que l’objectif final des multinationales dont il nous parle est de nous vendre « notre mode de vie ». En effet, elle contrôlent, pour certaines, le téléphone, internet, la presse, la télé, la production des information pour diffuser sur les canaux précédents, l’énergie utiles à celà, (electricité, gaz, eau etc…) et les entreprises de travaux pour fabriquer des bâtiment. L’étape suivante sera, selon lui, de nous vendre un pack « Tout inclus » . L’intégralité de notre argent ira alors, derrière des marques façades mimant une fausse pluralité, à une seul et même entreprise. On se rapproche de la fiction de Bernard Werber où chacun ne se reconnait plus dans un pays mais dans une marque. Les guerres se déclarant entre les « consommateurs » de marques opposées. Et les gouvernants ne servant plus qu’à compter les points sur un marché « libéré » ! Adieu la citoyenneté, bonjour la consommation et le remplacement progressif d’un système démocratique par des infra-systèmes féodaux. Vidberg, avec un de ses dessins très juste, illustre très bien cette malheureuse perspective

Cette vision du monde n’est pas une projection puisqu’elle a déjà été réalisée à plusieurs endroits. Par Disney par exemple. Et il n’est pas question ici des parcs à thème mais bien de villes de résidence. La première date des années 90 et s’appelle Célébration. Une autre, plus récente, est française…Val d’Europe de son petit nom… Des villes privées, sorties de terre toutes artificiellement… Au Honduras, les enclaves ultra-sécuritaire de non droit pour les salariés , c’est programmé. A coup de retouche de la Constitution par les politiciens complices!!! Elles sont conçues pour être hors de contrôle gouvernemental. Des états privés dans l’Etat (1000 Km2! C’est plus que 65 autre pays et territoires autonomes! Dont Barhein, le Lichtenstein ou Singapour.)  Et des paradis fiscaux en puissance! On pourrait aussi parler de « The Villages », une ville de retraite pour personnes de plus de 65 ans, qui a propulsé  Gary Morse, 75 ans, sur la liste des hommes les plus riches de la planète. Sa fortune, estimée à plus de 2,5 milliards de dollars, inclut quatre jets privés et un yacht de12 personnes immatriculé aux Iles Caïmans…

L’heureux promoteur a non seulement vendu 40 000 maisons implantées sur de gigantesques terrains gazonnés parsemés de golfs (486 trous au total), mais il possède la société de crédit immobilier qui les a financées. Il a, lui aussi, obtenu un statut fiscal spécial dérogatoire qui fait de lui le véritable maître de la région. La distribution de l’eau, l’assainissement, les hôpitaux et les centres commerciaux lui appartiennent. De même que la chaîne de télévision locale (qui relaie les informations du réseau conservateur Fox News) et les journaux locaux… Il n’y a plus rien de public, ni même le droit puisque TOUT relève de la volonté du suzerain, pardon, du propriétaire. Récemment, les employés ont été conviés à envoyer des chèques de don pour la campagne au candidat conservateur. A les envoyer à leur patron, qui transmettra, sans aucun doute après avoir relevé le nom des donateurs…

Suivant cette voie, on appréciera à sa juste valeur ce petit article, intitulé « Ikea, logeur low cost » et publié dans le supplément gratuit à pub du Monde. On y apprend que le géant de l’aménagement intérieur, qui s’était déjà « diversifiée » dans l’alimentation, se propose désormais de fournir de l’hôtellerie. Dans les pays du Nord, elle fournit déjà des maisons en kit. Bien sûr, l’activité d’hôtellerie se fera sous l’enseigne d’une marque inventée pour l’occasion… Bientôt des villages vacances? Et des villages pas-vacances?

« Bienvenue dans le monde moderne des classes moyennes, où la marque jaune et bleue s’occupe de (presque) tous vos besoins. » La modernité servant, encore et toujours à nous fournir de la régression…  Bienvenue au Techno-Néo-Moyen-Age.

La chine va avoir la joie de découvrir le chômage.

Le progrès c’est super!

Confronté au désintérêt croissant des étudiants chinois pour le coupage de nouilles , une activité répétitive et épuisante, un restaurateur chinois a eu l’idée de recourir à une armée de robots coupeurs de nouilles dans son établissement.(« Vous comprenez, on peut pas faire autrement… »)

Pour environ 1 500 dollars, il « découpe les nouilles mieux que n’importe quel homme et coûte bien moins cher qu’un chef humain », dont l’embauche à l’année reviendrait à 4 700 dollars, explique le patron de l’établissement. Et ne comptez pas sur lui pour faire grève…

Jusqu’ici les chinois étaient réputés pour une main d’oeuvre très bon marché. Ils ont trouvé plus forts que eux. Comme en Europe dans les années 60. Bonjour licenciements des chefs déjà en poste! Surtout qu’un chef cuisinier, c’est évident, ce n’est qu’un genre de machine à nouilles…

« Bouger autrement » (mais penser pareil, ndr)

Comment la Semaine européenne de la mobilité nous tient en laisse et pourquoi contrer dès maintenant son probable succès.

Dans quelques mois aura lieu la semaine européenne de la mobilité. Cette opération se déroule dans le cadre du développement dit « durable », dont les incomparables bienfaits nous autorisent à tout ignorer des conséquences d’une illimitation du développement comme de sa durée. C’est donc dans un concert d’imprécations à sa gloire, qui détourne nos consciences des interrogations susceptibles de nous rapprocher de la raison, que le ministère français de l’écologie nous demande de « bouger autrement ».

Remarquons avant tout que, suivant une implacable logique, l’empire de la mobilité ne nous invite pas à calmer notre bougeotte. Comment, en effet, pourrions-nous rester chez nous alors que la bonne croissance nouvellement socialiste a besoin de nous ? En faisant cela, nous risquerions de réduire le volume des échanges propres à la relancer. En tant qu’ « éco-citoyens responsables » nous allons donc adhérer à la frénésie du mouvement sans en interroger l’utilité, quitte à rajouter quelques trajets des plus exotiques à notre palmarès de la mobilité en allant au supermarché à pied ou à l’usine d’armement ou de voitures à vélo, entre autres exemples. S’il ne dit pas un mot des destinations les plus inadéquates, le ministère de l’écologie nous prêche malgré tout les diverses solutions d’une alternative qu’il n’aurait pas hésité à qualifier de révolutionnaires à l’époque où le mot pouvait encore signifier quelque chose.

Il énumère donc en premier lieu la marche et le vélo, dont l‘évidence écologique désarme immédiatement la critique des ayatollahs verts que nous sommes. Et nous voici tellement flattés d’être mis au tableau d’honneur des alternatives (quel immense progrès des mentalités!) que du recours suivant aux véhicules « décarbonnés », quelques-uns d’entre nous, encore tout étourdis de la vile flatterie, en oublieront instantanément leurs convictions anti-nucléaires.

Dans la hiérarchie des alternatives prônées par le ministère, viennent ensuite les transports collectifs en site propre dont la propriété est de ne jamais empiéter sur le domaine réservé à la voiture de sorte que les dits sites soient propres à continuer d’éventrer et de trouer les montagnes, de vermoulurer les sous-sols des villes, de faire déverser des millions de mètres-cube de béton et de goudron et d’aligner des milliers de kilomètres de câbles et de rails. Ainsi la semaine européenne de la mobilité va-t-elle relancer la croissance du TGV qui court au nucléaire et coupe au plus court et sans arrêt entre deux mégapoles et celles des pistes cyclables que l’on goudronne sur les banquettes de terre de chaque côté des anciennes routes nationales qui prennent ainsi leur revanche expansionniste sur les autoroutes qui les ont détrônées.

Combien parmi nous vont se joindre à ce concert parce que la voiture individuelle est un tel monstre qu’on en viendrait à justifier toutes les alternatives, quelque soit la négativité de leur impact social ou environnemental? Combien vont inscrire leurs actions dans ce cadre en oubliant que ces actions qui seront répertoriées et comptabilisées par le ministère de l’écologie, serviront au final et au plus haut niveau des causes auxquelles nous pouvons être viscéralement opposés comme celle du nucléaire et du TGV? Pouvons-nous être certains que, d’un éventuel succès de cette semaine, l’écologie ministérielle, avec toute la perversité qui la caractérise au sein d’un gouvernement obnubilé par la croissance, ne va pas accélérer les chantiers les plus dévastateurs du transport public jusqu’à justifier la reprise des hostilités à Notre Dame des Landes par exemple?

C’est la raison pour laquelle il faut absolument en appeler au boycott de cette opération d’enfumage.

Cet article a été publié en Creative Common par Gwenael sur le site carfree.fr