Effet rebond ou comment rien ne change en changeant tout…

Vous connaissez l’effet rebond?

Il s’agit ici du fait qu’une avancée dans le domaine des économies d’énergie implique des dépenses d’énergie supplémentaires car les usages changent de manière plus globale.
En voici l’illustration par une vacherie de pub immobilière, qui en fait la promotion en disant, en substance :
« Achetez du neuf pour faire des économies d’énergie. Et avec l’argent économisé, achetez vous du kérosène à brûler en tours du monde variés. »

#ClimateChange ? #StopPUB !

https://twitter.com/Groupe_Arc/status/1063386195848253440

(Et on leur dit aussi que l’énergie grise du Béton-Polystyrène-Tuile neuf est astronomique? #MakeTheBetonGreatAgain #Rénovation )

Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

Sans Lendemain…

Je viens de rajouter un film dans la page dédiée du site. « Sans Lendemain » est un film qui fait le tour des constats possibles au sujet des sources d’énergie. Il dure une trentaine de minutes et concentre des données simples mais réparties dans différents ouvrages. Et son intérêt réside aussi dans son accessibilité. Il permet de comprendre rapidement pourquoi des changement de société de grande ampleur ont déjà commencé. Et il permet d’envisager le point de vue des objecteurs et objectrices de croissance.

Après un tel film il est néanmoins utile de s’intéresser à la permaculture, histoire de conserver un peu de bonne humeur!

Mauvais esprit ?

Le problème avec les gens qui ont de l’esprit critique c’est qu’il devient parfois très énervant de discuter avec eux… Je le sais, j’en suis un…

Maintenant, suite à un petit échange de mail avec un site de co-voiturage sur lequel je suis inscrit, je vous laisse juger de qui est dans le mauvais esprit par rapport à ce qu’il affiche habituellement…

En tout cas, n’hésitez pas à faire des remarques à vos prestataires. Ils en tiennent plus compte qu’ils veulent bien l’admettre…

Bonjour Phloem,
Envie de soleil et de sable fin ?
BlaBlaCar vous offre un voyage de rêve pour 2 à Madagascar !

Tentez de remporter un voyage à Madagascar

Jouez pour le voyage à Madagascar

Pour partir à Madagascar :
1) Rejoignez la course sur notre page Facebook
2) Répondez aux quiz, parrainez vos amis et jouez à l’instant gagnant pour accumuler des points
3) Finissez en tête de la course et faites vos valises !

Bon voyage !
L’équipe BlaBlaCar

PS : Le lémurien est un mammifère proche de la famille des singes, emblématique de Madagascar !

Bonjour!

Je lis ici même [Sur le site internet] que « Frédéric Mazzella [Le fondateur de l’entreprise] envisage le covoiturage comme une solution d’optimisation simple et prometteuse pour diminuer la pollution atmosphérique »

Alors qu’elle est donc cette tartufferie de concours à la noix qui met en premier prix « un voyage de rêve pour 2 à Madagascar ». »Ecotourisme », c’est une plaisanterie..? On y va en co-voiturage à Mada? En pousse-pousse? Partir en avion à Madagascar, ça doit être ça « le rêve » à avoir quand on partage les valeurs de la communauté de covoiturage ? Alors que je suis certain qu’un seul aller-retour à Madagascar explose allégrement mon budget CO2 annuel. [8000Km en avion si mes souvenirs sont exactes…]

Dans l’échelle des valeurs du groupe, l’environnement est descendu à quel niveau précisément? Parce qu’il semble que BlaBlaCar porte de mieux en mieux son nom…

Bonne route.

Phloem.


From: no-reply@blablacar.com
Subject: Re : Un vol à Madagascar???
Date: Thu, 4 Jul 2013 19:10:05 +0200

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Bonjour Phloem,

Nous avons pris note de votre remarque que nous transmettons aux personnes concernées.

Il est vrai que certaines destinations ne sont accessibles qu’en avion mais faut-il pourtant réfuter ce mode de transport? Ne doit-on plus avoir le plaisir de voyager et découvrir d’autres pays?

Toujours est-il que l’idée était de faire profiter nos utilisateurs d’un beau cadeau, car nous pensons effectivement qu’il s’en agit bien d’un, ceci au sein d’un concours proposé à notre communauté et nos nouveaux utilisateurs.

Nous regrettons donc sincèrement votre réaction même si nous en prenons bonne note.

Restant à votre disposition,

Nous vous souhaitons de bons covoiturages.

Cedric – Relations Membres BlaBlaCar

BlaBlaCar est le nouveau nom de Covoiturage.fr
Plus d’infos à ce sujet: http://www.blablacar.fr/blog/nom-blablacar-france

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Bonjour Cédric,

Merci d’avoir répondu à ma question.
Je me permets de la lire avec intérêt et, comme c’est ma désagréable mais (auto)salutaire habitude, esprit critique.

« Il est vrai que certaines destinations ne sont accessibles qu’en avion mais faut-il pourtant réfuter ce mode de transport? Ne doit-on plus avoir le plaisir de voyager et découvrir d’autres pays? »

Mon interrogation, quoique rendue baroque dans sa forme par l’émotion du moment, portait sur l’incohérence extérieure entre les valeurs environnementales parfois avancées par Comuto et la promotion de l’avion (Le fait d’y adjoindre le qualificatif « beau cadeau » le confirmant).  Vous déplacez l’argumentation sur un terrain différent. Ce faisant, vous n’apportez pas directement une réponse à ma question mais élargissez le champ de discussion. Si c’est votre souhait, soit…

Je ne réfute pas le mode de transport par avion mais son utilisation à des seuls fins d’agrément de courte durée. Surtout quand celle-ci a pour conséquence la mise en danger, à terme, de la destination.
Il me semble évident que les déplacements obligatoirement rapides vers ces destinations ne peuvent être réalisés autrement qu’en avion. Quoique les contours de l’obligation et de la rapidité puissent aussi être redessinés.
Quant au plaisir de voyager et de découvrir d’autres pays, il est tout à fait découplable de l’utilisation de l’avion, voire favorisé par sa non-utilisation.

Étonnamment, votre argument confirme indirectement mon hypothèse précédente : Dans l’échelle des valeurs de l’entreprise, la responsabilité environnementale recule. Derrière le plaisir personnel. Cela me semble changer quelques peu l’image du service proposé.

« Toujours est-il que l’idée était de faire profiter nos utilisateurs d’un beau cadeau, car nous pensons effectivement qu’il s’en agit bien d’un, ceci au sein d’un concours proposé à notre communauté et nos nouveaux utilisateurs. »

Un cadeau est, par essence, gratuit. « un cadeau au sein d’un concours » est un produit offert en contrepartie d’un comportement ( un partage facebook dans ce cas ). C’est un paiement.

Je ne peux donc pas considérer que le produit proposé est un voyage (Si vous considérez cela, au final, 2 personnes seulement seront rémunérées. Or vous parlez de « nos utilisateurs ». ) mais par contre que c’est un ticket de tombola pour gagner un voyage, oui.  Cela relativise la valeur et la beauté du cadeau-rémunération. On pourrait encore la relativiser en considérant le retour sur investissement en terme de web-réputation, voire d’adhésions simples (Qui est, je pense, le but recherché, plus que l’envie de nous faire découvrir la douceur du pelage des lémuriens.)

Merci d’avoir pris le temps de lire le message contenant ma question et d’y avoir répondu en plus. Ce précédent mail ne me convient guère dans la mesure où il ne répond pas tellement à la question ou alors indirectement : Dans l’échelle des valeurs du groupe, à quel niveau est descendu l’environnement ? Etes-vous encore légitime pour faire la promotion d’un comportement écologique?

Belle journée à vous.

Phloem

 

Je n’ai toujours pas de réponse…

Ces « vieux » qui montent sur les barricades

Ils manifestent contre l’extension de la gare de Stuttgart, campent devant le siège de la Banque centrale européenne, protestent contre l’extension des grands aéroports allemands, s’opposent au passage de lignes à haute tension dans leur voisinage ou s’enchaînent aux voies ferrées pour empêcher les déchets nucléaires d’arriver à destination. Depuis quelques années, les Allemands n’hésitent plus à exprimer – spectaculairement et parfois violemment – leur opposition à des décisions publiques touchant leur environnement, au point qu’en 2011, le mot Wutbürger – citoyens en colère – a été élu « mot de l’année ».  Mais qui sont ces citoyens ? Pour en avoir le cœur net, le groupe pétrolier BP a financé une étude d’un institut de recherche allemand situé à Göttingen dont les conclusions ont été rendues publiques ce mercredi.

Vous pourrez lire les 5 constats les plus marquants de cette étude (fort criticable au demeurant mais néanmoins interessante…), sur le blog Allemagne du Monde.fr. Les résultats sont probablement extensibles à la France. L’image du vieux réac a fait long feu…

Droit de l’Homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

J’ai récemment participé à une action qui consistait à demander à mes représentants élus de refuser le budget militaire 2013. Je ne vais pas épiloguer sur le pourquoi, ce n’est pas l’objet de ce message. J’ai reçu 2 réponses (sur 4 sollicitations). De 2 députés  différents. Notez que les députés sont différents mais pas les réponses. Au mot prêt, elles sont identiques. L’une m’est arrivée par mail, l’autre par courrier dans ma boîte. J’en ai presque honte d’avoir déclenché une dépense de l’Etat d’1 € pour…une réponse automatique et un mailing type.

Remarquez, il est néanmoins épais ce courrier. Il tient sur 2 pages. Je vous les reproduis ici. Je ne vais pas les décortiquer en entier. Je vous propose juste de le lire et de penser les argument que je écrit en gras rouge à la lumière de la vidéo ci dessous. Ces arguments m’avait touchés à la première lecture… Maintenant je les trouve assez odieux… La phrase particulièrement importante, sur laquelle je n’avais pas spécialement accroché en première lecture est en orange. Elle peut se traduire par « Notre armée protège nos approvisionnements en pétrole et uranium ainsi que nos usines. »

         Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur le vote du budget de la défense pour l’année 2013. Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courrier avec tout l’intérêt qu’il mérite.

Le budget de la défense pour l’année 2013 s’inscrit dans le prolongement de la Loi de programmation militaire 2009-2014 que l’Assemblée nationale puis le Sénat ont votée en 2009. Cette loi de programmation militaire reprend les dispositions du Livre Blanc sur la Défense et la sécurité nationale remis au Président de la République en juillet 2008 et qui définit une nouvelle politique de sécurité et de défense. Un nouveau Livre Blanc est actuellement en cours de rédaction.

Les principales dispositions du Livre Blanc visent en priorité à assurer la sécurité des Français face à la multiplication des menaces intérieures (catastrophes naturelles, terrorisme) et extérieures (piraterie, prise d’otage) auxquelles notre pays peut être exposé. L’actualité internationale nous donne hélas raison. En outre, la France étant une des principales puissances mondiales, cela lui confère le devoir d’honorer ses engagements internationaux aux côtés de ses partenaires, notamment en matière d’opérations de maintien de la paix dans des zones de conflits.Il s’agit également d’assurer la protection de nos intérêts à travers le monde en garantissant nos approvisionnements énergétiques et en protégeant nos intérêts industriels et économiques.

Notre outil de défense connaît actuellement de profondes mutations. Vous affirmez que ce budget confirme « la priorité donnée aux crédits d’équipement». Il s’agit en effet essentiellement de renouveler des appareils devenant obsolètes afin que nos soldats engagés dans des opérations extérieures de maintien de la paix sous mandat de l’ONU puissent mener leur mission dans les meilleures conditions de sécurité et assurer la protection des populations se trouvant dans des zones de conflits. Le groupe UMP s’inquiète justement de la baisse programmée de ses crédits dans les années à venir.

En ce qui concerne le nucléaire, la France est engagée dans un processus international de réduction des armements. La loi de programmation militaire ne prévoit en aucun cas l’augmentation de notre arsenal nucléaire, à l’inverse il est prévu une limitation du nombre de têtes nucléaires. Il nous faut en revanche en assurer le financement et la sécurisation.

Le surcoût engendré par les opérations extérieures est par définition difficile à appréhender (multiplication des zones de conflits telles les opérations menées en Côte d’Ivoire ou en Libye, interventions humanitaires en Jordanie …). Il devrait être pour 2013 en baisse. Les membres de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale qui se rendent régulièrement en Afghanistan peuvent témoigner de l’importante de l’action civile menée par nos armées sur le terrain: accès au soin, travaux de voirie, formation, opération de déminage…. Les députés UMP sont particulièrement sensibles aux aspects dits civilo-militaires de nos missions.

J’attire votre attention sur le fait que l’ensemble des dispositions contenues dans ce budget 2013 a pour objectif d’assurer la protection de la population, l’intégrité du territoire et à maintenir la paix dans le respect du droit international et des Droits de l’homme auxquels la France est particulièrement attachée.

Devant la baisse programmée des budgets de défense, inquiets des futures préconisations contenues dans le nouveau Livre Blanc, les députés UMP ont voté contre le budget 2013 et entendent défendre avec vigueur l’avenir de notre Défense lors de la future Loi de programmation militaire.

Dans l’espoir d’avoir répondu au mieux à vos interrogations, je vous prie de croire Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marc Francina (et Martial Saddier en version papier.)

Belle lettre n’est-ce pas?

Maintenant, je vous suggère de regarder cette intéressante interview réalisée par les Mutins de Pangée.

Belle lettre n’est-ce pas? Je me demande si les personnes qui les rédigent , ainsi que celles qui les signent (assurément pas les mêmes) savent de quel type d’engrenage ils sont la pièce. Connaissent-ils les tenant et aboutissant de leurs discours?

Cours du pétrole entre 1970 et 2011

Je ne sais pas si vous en aurez l’utilité. Moi, j’ai trouvé intéressant de scruter ce graphique montrant les cours du pétrole en dollar courant, des années 70 à nos jours… Le choc pétrolier des années 70 avait fait, à vue de nez, doubler puis doubler le prix du pétrole. Regardez un peu ce qui lui est arrivé depuis 1999. A peu près pareil.

Je ne sais pas si les efforts que nous faisons pour nous en passer sont de même ampleur qu’à l’époque.

Et cette courbe me parait monter tranquillement mais surement. C’est une interprétation, tout à fait subjective et sans fondement rationnel. Mais qui me taraude un brin quand même.

Le sucre, le tabac, le climat, le gaz de schiste, etc…

L’article que je copie-colle ici est un article d’un blog du Monde. Je ne le copie par par volonté de détournement. Je vous encourage d’ailleurs à aller plutôt le lire sur le site en question. Je le copie-colle ici car je veux toujours savoir où le trouver et pouvoir le lire. Cet article, court et simple, explique exactement comment s’y prendre avec le public pour transformer une certitude en doute et éviter toute mobilisation.

La recette est aujourd’hui encore la même.   « Braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l’absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études… ». L’industrie gazière fait la même chose avec le gaz de schiste. Et je pense que ce ne seront pas les derniers à essayer de le faire. Ce qui compte c’est que cette méthode, ça ne marche plus avec vous, ni avec vos amis. Transmettez.

On se souvient de l’ouvrage Golden Holocaust, qui, en février dernier, esquissait une histoire de l’industrie du tabac « qui a de quoi rendre paranoïaque », relatait un article du Monde. A travers des millions de « tobacco documents », on découvrait comment les manufacturiers américains ont « préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public » sur la dépendance et les risques sanitaires de la cigarette.

>> Lire : « Les conspirateurs du tabac »

Ce sont désormais des documents sur l’industrie du sucre – plus de 1 500 pages de notes internes, lettres, rapports d’entreprise archivés – qui semblent démontrer le même type de stratégies et de manipulations destinées à promouvoir coûte que coûte un produit, malgré des risques sanitaires majeurs. C’est du moins ce qu’assure le magazine américain Mother Jones, dans une série d’articles sur les « doux mensonges » des entreprises du sucre.

Dans les années 1970, commence la revue, l’opinion prend de plus en plus conscience des risques sanitaires liés à la consommation de sucre, mise en cause dans la hausse de l’obésité (elle a depuis doublé aux Etats-Unis), du diabète (qui, aux Etats-Unis et depuis les années 1970 toujours, a triplé) et des maladies cardio-vasculaires. Un impact qui a d’ailleurs été de nouveau documenté dans un article paru dans Nature en février dernier, qui affirmait que « la menace sur la santé publique constituée par la consommation excessive de sucre, en particulier de fructose, est telle qu’elle justifie la mise en place de mesures comparables à celles prises afin de limiter la consommation de tabac et d’alcool », rapportait Le Monde. En cause, le lien entre le sucre et ces maladies non transmissibles « qui provoquent plus de 35 millions de morts par an dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses ».

>> Lire : Trop de sucre nuit gravement à la santé

Dans les années 1970, donc, la prise de conscience est telle que la consommation de sucre décline de 12 % en deux ans, relate Mother Jones. Une tendance qui n’est pas du goût de la gourmande industrie. Regroupées dans l’Association du sucre, dont le budget annuel s’élève alors à 800 000 dollars, les firmes se mettent, notamment, à recruter « une écurie de professionnels de la médecine et de la nutrition pour dissiper les peurs du public », et à financer des articles scientifiques susceptibles de leur attirer le soutien des agences gouvernementales, et notamment de la FDA (Food and Drug Administration). En parallèle, « les recherches sur le lien suspecté entre le sucre et les maladies chroniques sont largement mises à l’arrêt à la fin des années 1980, et les scientifiques en viennent à constater que ce genre d’activités est susceptible de mettre un terme à leur carrière », dit Mother Jones.

Alors que des mémos montrent que l’Association du sucre reconnaît, et ce dès 1962, les impacts potentiellement dangereux de leur marchandise, elle s’efforce de braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l’absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études… Entre 1975 et 1980, l’association aura dépensé 655 000 dollars en études conçues pour « maintenir la recherche comme principal support de défense de l’industrie », est-il écrit dans un document interne. Des études sont même commandées pour rechercher si le sucre stimule la sérotonine, et pourrait donc agir comme remède contre la dépression.

L’association se lance également dans une bataille contre les édulcorants utilisés dans les produits light, de plus en plus prisés par des Américains soucieux de leur poids. Avec succès : le cyclamate est par exemple interdit par la FDA en 1969, sur la base d’une étude sur des rats dont les preuves, a-t-il été établi plus tard, ne valent rien pour les humains. L’industrie n’hésite pas, enfin, à promouvoir le sucre comme moyen de contrôler son poids, voire d’en perdre. (Ci-dessous, une publicité publiée par Mother Jones : « Si le sucre fait tellement grossir, comment se fait-il que tant d’enfants soient minces ? » Et, plus bas : « Le sucre n’a pas seulement bon goût, c’est aussi un bon aliment. »)

Les efforts de l’Association du sucre se voient en tout cas couronnés d’un certain succès : après ce « revirement » du milieu des années 1970, la consommation de sucre repart significativement à la hausse aux Etats-Unis. Le nombre de cas de maladies chroniques aussi. La FDA souligne que le sucre « est généralement reconnu comme sûr ». Et jusqu’à aujourd’hui, nul consensus ne se dégage sur les impacts sanitaires de ce produit, note Mother Jones.

Le Quatar rachète la France, les tuyaux ET les contenus.

Il y a peu, Notre Ministre du Culte Budgétaire Moscovici prêchait donc la néo-colonisation en ces termes « Pour retrouver toute sa place et rester maître de son avenir, notre pays a engagé le redressement de son économie et de ses comptes publics. », ce que j’avais traduis par « Afin de l’élargir et d’éviter de se faire racheter par les Chinois, les Quatari ou Goldman Sachs, la France doit produire plus et dépenser moins dans ses services publics. »

Certains ont peut-être pensé que j’abusai un peu en disant que le Quatar nous rachetait, puisque, après tout, il a seulement racheté le PSG.

Mais bien sûr… La première chose que songe à s’acheter un riche, c’est un club de foot… Voyons plus large. Plus large aussi qui ceux qui voient les Quatari comme des financeurs de banlieues pauvres dans l’objectif de répandre une quelconque parole divine.  D’autant que ces gens, comme les riches de chez nous, ont, en top valeur, devant la foi, l’argent. C’est ce qui les a guidé où ils en sont. Et « Paris vaut bien une messe » comme dirait l’autre :  Il est beaucoup plus facile et rentable de nous vendre notre vie plutôt que de nous propager de la foi. Parce que les Quatari vont avoir un problème beaucoup plus important à résoudre dans des 2 décennies à venir. La question des réserves de gaz qui diminuent… Et il faut dire qu’une fois qu’on a l’habitude de gagner beaucoup de sous, c’est une habitude qu’on aime bien maintenir…

Alors maintenant, revoyez la conférence de Pierre Labriet. Un club de foot est un contenu. ça se vend. ça rapporte donc des sous. Mais avoir un contenu c’est bien. Mais avoir le contenant, c’est mieux.  Parce que comme ça, ça on est pleinement maître du flux que l’on vous vend. (Voyez ce que ça donne quand un pays coupe les vannes du gaz qui le traverse…) Pour avoir les mains libres, il vous faut donc acheter des tuyaux. Et le Quatar, c’est un pays de gaz, ils s’y connaissent en tuyaux…

Alors pendant que vous pensiez, comme on vous le montre aux Guignols de l’Info, que le Quatar, c’est le PSG, le Quatar s’offrait la panoplie complète…

Rien que les tuyaux permettant de faire circuler des contenus et informations : Eau, gaz, route, téléphone, internet, télé, journaux.  :

– Le Qatar est depuis 2009 le second actionnaire du groupe français Vinci, numéro 1 mondial du BTP, devant Artémis, la holding de François Pinault.

– Le pays possède également 5 % du groupe Veolia Environnement, via le fonds Diar, depuis 2010. Veolia est l’un des leaders mondiaux du traitement de déchets, mais surtout, c’est un cador de l’eau. Auparavant, le même fonds avait investi dans Suez environnement, autre groupe français du même genre.

– Le Qatar a également acquis 12,83 % du groupe Lagardère (médias, sport, défense…).

– Il possède une participation de 2 % dans le groupe de médias et de télécoms Vivendi. (Vivendi, ce sont les tuyaux et son siamois Universal, les disques, les films, les artistes…les contenus qui vont avec)

– Il vient aussi d’acquérir 2 % du capital du groupe pétrolier Total, dont il est le troisième actionnaire.

– Le pays possède aussi plusieurs immeubles parisiens, dont le siège du Figaro, 14 boulevard Haussmann, ou l’immeuble abritant le magasin Virgin de l’avenue des Champs-Elysées.

Plein de contenus à faire circuler dans les tuyaux à pauvres, en plus de ceux des media et d’Universal (Sport ):

C’est sans doute l’acquisition la plus connue : en 2011, le pays a racheté le club de football Paris-Saint-Germain, ainsi qu’une grande partie des droits de retransmission télévisuelle de la ligue 1 de football.

Mais ce n’est pas la seule. Le pays possède ainsi depuis juin le club de handball de la ville de Paris via le fonds QSI.

Il est également propriétaire du Prix de l’Arc de Triomphe qui se tient une fois par an à Paris. Vive les chevaux.

Il va aussi lancer prochainement une déclinaison sportive de la chaîne Al-Jazira en France.

Enfin, le pays serait en train de prendre le contrôle de l’exploitation du Stade de France, à Saint-Denis (93)

Plein de contenus (et de tuyaux : Les hôtels!) à faire circuler dans les tuyaux à riches. :

– La Quatar vient ainsi d’acquérir une série d’hôtels huppés, du Royal Monceau au Concorde Lafayette à Paris en passant par le Carlton, le Martinez ou le Majestic de Cannes.

– Il possède aussi 1 % du capital de LVMH, numéro un mondial du Luxe (Vuitton, Moët & Chandon, Dior, Tag Heuer…) , ou encore le groupe de maroquinerie Le Tanneur à plus de 85 %!

– Il est également actionnaire, à hauteur de 6,39 %, de la Société des bains de mer de Monte-Carlo.

Et oui… Le Quatar est en train de se barder d’activités qui relèvent toutes des tuyaux… Il est bien loin le temps où on se contentait de n’être que dans une grosse branche bien risquée… Reconversion, reconversion…

Le gaz de schiste pour les nuls.

Pour prendre juste un cas pratique, Halliburton, une grande entreprise américaine de services aux compagnies pétrolières, fut présidée, de 95 à 2000 par Dick Cheney. Celui-ci fut vice-président de USA de 2001 à 2009 et a grandement contribué à assouplir les réglementations qui entravaient l’exploitation des gaz de schistes. Par exemple.