Ce père sans honte détourne les découvertes du neuromarketing pour mieux nourrir ses enfants!

(Ce père éhonté n’est autre que Pascal du blog www.commeuneailedepapillon.fr. Il publie régulièrement sur ses coupables industries. Tous les aveux sont sur son site.)

Une étude des années 70, reproduite au début des années 2000 montre qu’à l’aveugle, les zones du cerveau liées au plaisir sont plus activées par du Pepsi cola que par du Coca cola, un peu moins sucré. Mais que c’est le contraire s’ils savent ce qu’ils boivent. Traduction : Les gens préfèrent le Pepsi sauf s’ils savent que ça en est!

Une marque de Cola inconnue activant encore moins les centres du plaisir que les 2 autres. Y compris si le contenu des 3 canettes est…seulement du Pepsi! Les enfants de ce père manipulateur (pléonasme :-), si on veut éduquer ?) ressentent donc probablement effectivement plus de plaisir avec la cacao mis en boite marketée qu’avec le même cacao en boîte de marque distributeur.

Est-ce malheureux…?

 

 

Refusez de donner votre aide à un fromage.

Temps de lecture 2min à 2min30.

La propagande tient compte de l’évolution des usages. Elle ne serait pas la propagande si elle ne le faisait pas. Et il semble acquis que bon nombre de personnes regardent la pub sur tablette, smartphone et autres écrans mobiles.

Aide=Confiance

Une marque agro-industrielle tire partie de cela à travers une campagne avec des spots « interactifs ». Des héros en cire et restes laitiers (Ironiquement nommés « super fromages », haha. C’est drôle.) ont besoin d’un coup de main. Et ce coup de main, c’est vous qui pouvez le donner, là en cliquant au bon moment, ici en posant votre doigt sur l’écran, ou en secouant votre appareil, et autres actions simples et ayant des petites implications drôles sur la vidéo. Demander son aide, pour rappel, c’est une manière excellente de créer de la confiance chez un interlocuteur….

Pied dans la porte du frigo.

Sauf que, ces actes, sous cette forme, portent un nom, ce sont des actes d’engagement, aussi connus sous le nom de pied dans la porte. Des petites actions qui ont pour effet d’augmenter votre acceptation à la demande de réalisation d’une action plus coûteuse et qui vient ensuite dans la même veine.

La première démonstration de cet effet remonte à 1966 par Freedman et Fraser à Palo Alto, haut lieu de la psychologie et de la thérapie en Californie. Portant dans leur recherche le taux d’acceptation de la pose d’un encombrant panneau de jardin de 16,7  à 76% (!) grâce à un petit acte préparatoire, la pose d’un stickers de 4cm par 5 sur la fenêtre de la cuisine.

Puis la recherche a été approfondie de multiples fois par Kiesler (1971), Pliner-Host-Kohl-Saari (1974),… Et les premières méta-analyses remontent à1983 (Beaman-Cole-Preston-Klentz-Steblay) et 1984 (Dillard-Hunter-Burgoon), aboutissant à la certitude de l’effet.

Tout comme fut prouvé qu’on pouvait se livrer à une suite d’engagement croissant. Une demande préparant à la demande d’une autre un peu plus grosse, préparant à une autre un peu plus grosse, et ainsi de suite… La persévération de la décision antérieure agissant comme un marche pied pour une décision plus engageante, elle même marche pied, etc…

Une campagne-escabeau

Or les 6 épisodes de la campagne sous-fromagère suivent effectivement une gradation dans la taille des actes.

Le 1er épisode demande juste de poser un  doigt sur l’écran.

Le 2e demande de jouer avec plusieurs touches du clavier.

Le 3e demande d’arrêter la vidéo à un moment très précis. C’est difficile et pour y arriver il faut clairement persévérer. Puis cliquer volontairement sur la vidéo qui montre la fin de l’épisode.

Le 4e demande de bouger tout l’appareil et donc, aussi votre corps dans l’espace.

Le 5e vous propose de vous prendre en photo, d’ajouter un filtre à cette photo aux couleurs de la marque puis de vous afficher sur un réseau social ainsi.

De poser son doigt sur un écran à incarner un défenseur de la marque sur un réseau social, on n’est clairement plus dans le même niveau d’implication…

Effet d’attente et question activatrice

Le 6e et dernier spot, d’apparence plus simple propose juste d’agiter son téléphone au bon moment. D’apparence seulement car une autre vilenie se glisse dans la vidéo : On n’en connaît pas la fin et elle termine sur une question ouverte : Pour savoir où sont les héros de la vidéo, il faudra attendre la prochaine « saison » de spots. C’est ce qu’on appelle créer de l’attente (que l’inconscient cherchera à combler) et poser une question activatrice (à laquelle l’inconscient répondra par tous les moyens.) Et la réponse, dans la réalité quotidienne, nous la connaissons : les fromages cireux sont au supermarché…

Au passage, j’ai découvert que cette marque a donc une chaine Youtube. Avec 35 000 Abonné-e-s. 35 000 personnes se sont donc inscrites pour être poussées à acheter des résidus laitiers. Pendant ce temps, ma chaine vient de dépasser les 100 abonnée-e-s. Encore quelques efforts de partage de la part de la communauté des dégom’prop vont être nécessaires pour surpasser ça. Mais on peut! 🙂

 

C’est la reprise! A votre santé!

Après une pause considérable, il va y avoir un peu d’activité par ici. 🙂

Pour commencer, un article digne des vacances, au sujet du whisky… Bon, on n’est pas grandement buveur par ici, voire pas du tout ( Et on le restera.)mais l’article ici reproduit depuis une page de passioné (La Soif du Malt.) nous éclaire sur un autre sujet : « Le meilleur ».

« Le meilleur XXX du monde/de France » ou « Elu le meilleur XXX » sont des mentions couramment utilisées en marketing. Mais les féru-e-s de métamodèle auront reconnu un superlatif absent (Le meilleur par rapport à quoi?) ou une omission simple (Elu par qui? comment?)

Voici une illustration pratique de ce qui peut se passer quand on répond à ces questions…

Vous avez été des dizaines à m’envoyer sur Twitter une tétrachiée de papiers vantant le miracle de la semaine: « Un single malt d’Aldi vendu moins de 20€ a été élu meilleur whisky au monde » (encore un).

Avant de ne pas vous en remercier, 3 points:

– C’est Spirits Business [NDLR : Un journal spécialisé, pour le moins confidentiel et qui doit pas mal de ses revenus à des encarts publicitaires possiblement achetés par les firmes possédant les marques évaluées dans le concours… The Independant, qui relaie l’info passe lui pour beaucoup plus sérieux mais est aussi vendeur d’encarts. De la fabrication d’une Shit News…] qui décernait les médailles… Son palmarès a été rendu public en juin, dans l’indifférence générale. Jusqu’à ce que The Independent le sorte comme un scoop il y a 5 jours. Un creux dans l’actu, je connais, ça nous fait parfois écrire de ces trucs…

– Le palmarès totalisait 188 breloques attribuées (j’ai compté avec mes petits doigts, j’ai pu en laisser passer). 188 scotches récompensés. Traduction: pour rentrer les mains vides, il fallait vraiment embouteiller du sans-plomb mal raffiné.

– Les Speyside se répartissaient à eux seuls dans 9 catégories: Standard (la moins « prestigieuse », celle où concourrait Aldi), Super Premium, Ultra Premium, NAS, Jusqu’à 12 ans, 13-18 ans, 19-30 ans, plus de 31 ans, single casks. Je suis d’accord avec toi, ça manque cruellement de catégories Méga Premium, Giga Premium, Supra Luxueux Premium. L’année prochaine peut-être.

Allez, sur ce je te colle le lien vers le papier à maudire. Ça t’apprendra

Je vous éviter le lien, fort peu utile à la démonstration. « Le meilleur du monde » est souvent le meilleur du monde de tout mon quartier limité à ma rue, vers ma maison…

Double lien jaune.

Et bien encore un exemple d’actualité! La conférence commence avec l’explication de ce qu’est un double lien et en voici un très splendide, tout juste saisi sur l’instant par votre serviteur dans un arrêt de bus JCDetrop. On vous demande, de manière à peine voilée, de vous positionner pour un camp ou l’autre en reprenant à moindre frais (!) la rhétorique de la présentation des combats de boxe. Et au final que vous choisissiez l’un ou l’autre, c’est bien égal… C’est Ricard qui l’emportera. Quant à son rival de toujours Pernod, qui fabrique le pastis 51 et semble lui disputer les parts de marchés selon les années… Il appartient à la même entreprise nommée… Pernod-Ricard! Vertigineuse mise en abime dans les doubles-liens…

Buvez de l’eau municipale,rien que de l’eau et pis c’est tout.

SAMSUNG

L’approche stratégique avec un cas de saison…

Dans la conférence, il y est avancé qu’une technique mise au point par Bernays, l’approche stratégique, la même qu’en thérapie, et qui consiste à cibler le maillon à plus fort retour sur investissement d’une chaine d’évènements. On y dit qu’elle est encore et toujours utilisée aujourd’hui. Sous l’exact format des années 30. Et toujours pour créer une demande auparavant inexistante, pour susciter du désir et de la frustration que l’on se trouvera à même de satisfaire opportunément…

L’actualité apporte un cas pratique à notre moulin avec le cas de l’Apérol… Un composant de cocktail assez amer dont il s’écoulait 10 000 litres en France en 2011 et environ 750 000 par an maintenant… Multiplier par 75 ses ventes… La main invisible du marché? Du service marketing plutôt…

D’abord cibler le point le plus rentable du système : Les barman des établissements de luxe. Ensuite les enrôler avec leur consentement. Qui refuserait une formation gratuite avec un produit nouveau , dont on garanti qu’il sera bientôt hypertendance (justement parce qu’on le garantit… Joie de l’autoréalisation.) et qui assure une grande marge ?  Les former donc à produire un cocktail simple et rentable. Le Spritz. Un obscur cocktail dit Austrio-Italien. (Exotisme…) Vous aurez pris soin de privatiser le nom commun en le déposant. Des fois que d’autres opportunistes voudraient profiter de votre travail.

Puis faire en sorte qu’il soit impossible, pour le commun des mortels, de se fournir en votre produit ailleurs que dans ces endroits luxueux. ça y est. Non seulement vos barmen sont contents car ils ont une exclusivité mais en plus votre produit acquiert une image de luxe et de privilège (En France, on aime bien l’égalité, mais on adore les privilèges.)

Enfin, et seulement après quelques années, inondez la grande distribution. Votre produit dont personne ne voulait se vend maintenant très bien et très cher. Si vous êtes malin, vous fournissez tous les composants du cocktail en même temps. Et si vous êtes très très malin, vous déclinez légèrement la recette pour vendre votre vodka sur un segment légèrement différent…

En langage économique cela s’appelle « Construire la demande ».

Il y a une quinzaine d’années, une marque de rhum avait utilisé EXACTEMENT la même séquence d’évènements. Le cocktail exotique-tendance-d’une génération avait alors été le mojito. Si vous avez la trentaine et êtes passé par le monde étudiant, il y a fort à pariez que vous en ayez commandé quelques uns… Alors qu’il y a 20 ans ça n’existait quasi-pas! Au moins l’Aperol et le prosecco coupé à l’eau gazeuse sont un brin plus locaux que le rhum. On se console comme on peut…

Le plus scandaleux, c’est que les gens qui font cela sont les mêmes qui demandent des dérégulations afin de laisser faire cette fameuse main invisible du marché…

[Bonne nouvelle] Les choux permettent de résister aux radiations.

Photo  "Mon choux" CC Mathieu Luna (Flickr)

Photo « Mon choux » CC Mathieu Luna (Flickr)

Une équipe américano-chinoise vient de montrer, sur des rats, que l’administration de 3,3′-diindolylméthane (DIM)permet de résister à des doses habituellement mortels de radiations.

Quel rapport avec les choux rouge, blanc et autres broccoli ? la famille des brassicacées? Et bien parce que c’est un composant présent dans ces plantes, l’indol-3-carbinol (I3C) qui une fois digéré, se transforme en une autre molécule, le DIM!!!

Pour le déterminer, les auteurs de cette recherche ont exposé ces rongeurs à une dose de 13 grays qui, en temps normal, aurait dû les tuer. On estime qu’un organisme humain ne résiste pas à une dose supérieure à 10 grays. D’ailleurs, dans le cadre de cette étude, tous les rats du groupe témoin, qui ont été irradiés mais n’ont pas reçu de 3,3′-diindolylméthane , sont morts dans les huit jours qui ont suivi.

Cela n’a pas été le cas de tous ceux à qui l’on injectait la molécule. Dans la meilleure des configurations (dose élevée et première injection 10 minutes après l’irradiation), jusqu’à 60 % des rongeurs étaient toujours en vie un mois après l’irradiation!

Ce pourcentage de survie à 30 jours montait à 80 % pour une dose de 9 grays (qui tuait 80 % des animaux n’ayant pas reçu le traitement) et à 100 % pour une dose de 5 grays, laquelle venait à bout d’un quart des rats sans DIM.

Les raisons sont doubles.

Les chercheurs se sont d’abord rendu compte que l’administration de DIM activait la protéine dite ATM, spécialisée dans la réparation de l’ADN, par exemple lorsque celui-ci est brisé sous l’effet de l’irradiation…

Mais la molécule ne se contente pas de stimuler la réparation de l’ADN : les auteurs de l’étude ont également découvert que le DIM parvenait à bloquer la mort cellulaire induite par les radiations.

Car une exposition à des rayonnements ionisants constitue une agression physique susceptible de provoquer une apoptose, c’est-à-dire une sorte de suicide de la cellule. C’est un peu comme si celle-ci préférait mourir plutôt que de se battre pour sa survie. Or, les chercheurs se sont aperçu que le DIM déclenchait la production d’une protéine qui elle-même allait activer des gènes chargés de combattre l’apoptose. Les deux mécanismes sont d’ailleurs peut-être liés quand on sait que la rupture de l’ADN peut provoquer l’apoptose de la cellule qui le contient.

On connaissait le DIM pour son effet anti-cancéreux (Il évite la formation des vaisseaux sanguins irriguant les tumeurs, ce qui empêche la prolifération des cellules cancéreuses et conduit celles-ci à la mort. ) mais ce nouvel effet de radio-résistance et de radio-résilience est éminemment intéressant dans un contexte où les ondes qui nous traversent n’ont jamais été aussi nombreuses…

[De temps en temps, je publie des « Bonnes Nouvelles ». J’en donne la raison dans ce billet.]

Un placebo pour la désinhibition…

Voilà qui ressemble bien à de l’effet placebo de derrière les fagots!

On savait déjà qu’à stimuli identiques, la publicité modifiait le fonctionnement effectif du cerveau.

Il se pourrait bien que ce soit aussi le cas à stimulus différents… C’est moi qui fait ce rapprochement car très officiellement…

L’alcool ne donne pas plus confiance en soi…

Mais croire prendre de l’alcool, oui!

Explications.

Un des IgNobel de cette saison a été attribué à une équipe grenobloise. Celle-ci a montré que des gens qui avaient bu de l’alcool, se sentait plus séduisant, plus drôle et plus intelligents et ce proportionnellement à leur alcoolémie.

L’étude, parue en  mai 2012 dans le British Journal of Psychology, s’est déroulée en deux étapes. Dans une première phase, les chercheurs ont abordé des consommateurs dans un bar de Grenoble et leur ont demandé de noter, sur une échelle de 1 à 7, à quel point ils s’estimaient séduisants, drôles et intelligents. Leur alcoolémie avait ensuite révélé que plus ces derniers étaient alcoolisés, plus ils se sentaient attractifs.

Voilà qui va dans le sens de la croyance populaire que l’alcool désinhibe…

Mais, mais, mais…. L’étude ne s’arrête pas là…

Lors d’une deuxième phase, un peu moins de cent hommes avaient été recrutés pour tester une boisson. Certains d’entre eux avaient goûté un liquide alcoolisé, d’autres une boisson sans alcool. Le tout, sans savoir ce qu’ils ingéraient. Chacun avait ensuite dû évaluer sa beauté et son attirance.

Et là, surprise : Ceux qui pensaient avoir bu de l’alcool s’estimaient plus séduisants, qu’ils aient ou non été alcoolisés.  Et en revanche, ceux qui avaient bu de l’alcool sans le savoir ne se considéraient pas plus attractifs…

Donc peu importe d’avoir bu de l’alcool ou pas, ce qui compte c’est que vous y croyiez. Et alors vous vous sentirez comme une personne belle, drôle et intelligente. Dit comme ça, on dirait littéralement un message qui pourrait passer de manière sous-jacente en publicité… Je dis ça, je dis rien…

Le pléonasme se met à table

Les personnes qui ont suivi un cours de langue bois libérale, avec moi ou de merveilleux autres intervenant-e-s, savent que l’emploi d’un pléonasme a pour fonction de renforcer un terme vacillant. La « deuxième couche » doit cacher la fissure. Dire d’une démocratie qu’elle est participative en dit donc long sur l’état de la démocratie en question. Et que penser d’une agriculture qui ne serait plus dans la logique de la vie, une agriculture qui ne serait pas une agriculture biologique ?

Et bien je viens de percuter sur 2 pléonasmes du domaines de l’alimentation:

L’eau minérale : L’eau est par essence minérale. Le préciser laisse penser, en creux, qu’il existe une eau « organique ». Savez vous comment une eau peut se charger en matières organiques? Notamment en solubilisant un composé organique. Comme par exemple le plastique des bouteilles. En fait, l’eau et le soleil sont sans doute les principales causes de l’altération de ces bouteilles… C’est pour cette raison que sur les bouteilles figure la mention « Conserver au frais et à l’abris de la lumière. » L’eau la moins minérale qui soit est sans doute celle qui le clame le plus. Que dire alors de « l’eau minérale naturelle » ? Elle laisse penser que certaines eau en bouteille ne sont pas naturelles… Et sous sa marques Dasani, Coca-cola vend de l’eau « purifiée » en bouteille. Je n’ose même pas écrire que c’est de l’eau du robinet car chez moi, à Grenoble, celle-ci vient d’une source… Coca vend, au mieux, de l’eau de rivière filtrée. La même rivière où on rejette les égouts 50 kilomètres plus haut?

100% Pur Boeuf : « 100% Pur »… Peut-on être pur à 27%? Pas vraiment… Une éclatante révélation de la supercherie de ce pléonasme est venue du scandale alimentaire récent. Horreur! On avait mis du petit poney dans les lasagnes! Le petits poney sont tellement plus dignes de vivre que la vache Lola!  Non, en fait, le scandale me venait pas tout à fait de là…Quoique…S’il s’était s’agit de magrets de canard plutôt que de cheval, le scandale aurait sans doute été moins grand. (Petites avanies des différences de cote de popularité…Sorry Donald. So long Saturnin.) Le scandale venait du fait que les résidus ingestionnables incriminés étaient étiquetés « 100% Pur Boeuf ». Et que donc, si c’était faux, mais alors, mais peut-être, c’est possible que… ce qui est sur l’étiquette est FAUX! Et peut-être même que le fabricant ne sait pas ce qu’il met dans ce qu’il fabrique! Voire qu’il le sait mais ne le dit pas! En tout cas, si c’est  « 100% pur », ça devrait mettre la puce à l’oreille, sans mauvais jeu de mot. Parce que c’est probablement pas pur ou alors pas à 100% 🙂

Prochain cours de langue de bois, le 8 Juin  à ‘Atelier Equi-thé à 9h aux Houches. Toutes les infos ici. Inscriptions au 06-10-42-41-66, jusqu’au 6 Juin.

Comment la diplomatie américaine veut imposer les OGM.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient voir à quoi ressemble un campagne de relations publiques à l’échelle du Monde, vous pouvez lire cet article. Il est a noter que dans cette campagne de fabrication du consentement, vous ne verrez sans doute aucune affiche, aucun spot télévisé, aucun papier dans vos boîtes aux lettres. En fait, vous pourriez ne jamais rien en savoir… Et vous savez le meilleurs? Ce n’est pas le fait d’entreprise, non, mais du gouvernement US!

En 2008, pour empêcher la Pologne d’interdire les OGM dans l’alimentation du bétail, le département d’Etat avait également invité une délégation du ministère polonais de l’agriculture à rencontrer des experts, notamment du département de l’agriculture américain. Entre 2005 et 2009, 28 voyages ont été organisés de la sorte aux Etats-Unis, avec des délégations de 17 pays.

 

Voyages, conférences, évènements divers et variés pour viser les leaders d’opinions, journalistes, scientifiques, mais aussi pression directes pour contrer des lois auprès des décideurs.

Selon le rapport de Food and Water Watch, 70 % des câbles [diplomatiques ]échangés avaient à trait aux lois et régulations des pays étrangers quant à l’agrochimie et 38 % portaient sur des pays membres de l’Union européenne, parmi les plus hostiles. Dans un câble de 2009, l’ambassade américaine en Espagne demande ainsi « une intervention du gouvernement américain de haut niveau », à la « demande urgente » de Monsanto, pour lutter contre les opposants espagnols aux cultures OGM. L’ambassade de France a, elle, proposé de tenir une conférence sur le thème « comment les biotechnologies peuvent répondre aux pénuries dans les pays en développement » pour contrer l’image négative dont pâtissent les OGM dans l’Hexagone.

Quant aux résultats immédiats, vous ne les verrez pas non plus car ils auront lieu dans les officines gouvernementales.

En 2005, l’ambassade d’Afrique du Sud informait ainsi Monsanto et Pioneer de deux postes vacants au sein de l’agence gouvernementale de régulation des biotechnologies, leur suggérant de proposer des « candidats qualifiés ».

Lire l’article en entier ici.

Lire la source (anglophone) de l’article.