Nouvelle pub EDF : Du « bon » usage d’un budget pub pour servir son actionnaire…

Dans « Le nouvel esprit du capitalisme » de Eve Chiappello et Luc Boltanski ,on apprend que le capitalisme ne survit que grâce à la récupération de ses critiques.
 
Dans sa nouvelle pub #EDF tâche opportunément de nous faire croire que les aspirations révolutionnaires se résument à des voitures électriques et des panneaux solaires…
 
https://www.youtube.com/watch?v=0wCSc9S0Q-Y
 
Dans cette nlle pub #EDF, on appréciera le discours disant que « Les gens veulent toujours tout changer mais ça n’a pas changé grand chose, sauf maintenant, l’énergie. »
Ah bon?
 
Dans cette nlle pub #EDF, on appréciera le gloubiboulga des connotations, mettant au même niveau Mai 68, luttes féministes, chute du mur de Berlin, célébration bleu-blanc-rouge de la coupe du monde de 98. Non, « des gens dans la rue » =/= « Les gens veulent tout changer. »
Ce gloubiboulga vise probablement à cibler le plus de classes de populations possible. Différentes générations, différentes préoccupation, gauche, droite, etc…
On n’est pas dans une pub pour une niche de consommation…
 
Dans cette nlle pub #EDF, on appréciera d’ailleurs la séquence des événements retenus et une des interprétations possible des cibles : Extrême gauche-Gauche-Droite-Extrême Droite. Il y en a qui ont retenu la leçon du 1er tour des présidentielles. Ou pas.
 
Dans cette nlle pub #EDF, on lira avec intérêts les écritures non floues : « Cessons de nous haïr »; « Droits de la femme »; « La Nature, le futur. » ; « Il n’y a pas de Plan B. » (#TINA) ; « Planète. » Le social, l’environnemental, le patriotisme et en même temps le « citoyen du monde » sans aucune critique du capitalisme, ça ne vous rappelle la ligne politique de personne?
Vraiment? Aucune critique du capitalisme, horizon dégagé grâce à l’entreprise et à la technologie seulement positives, sur fond de « Tout le monde a les mêmes intérêts et veut la même chose au fond. » #ToutChangerRienChanger
#LREM
 
Dans cette nlle pub #EDF,au prix d’une concession à l’existence d’un peuple (#Populisme) uni, on réduit les aspirations présentes de celui-ci à ne vouloir que sauver le climat à travers les entreprises. #CapitalismeVert
 
La publicité, chez EDF, c’est tout une histoire… Dans les années 80-90, elle déploie une énergie (!) et un pognon de dingue (lol) dans des spots alors qu’elle détient le monopole de l’électricité. La fonction n’est alors pas d’engranger des ventes : Personne n’a le choix d’aller se fournir ailleurs.
http://www.strategies.fr/actualites/marques/r8372W/plus-que-des-spots.html
 
Les fonctions semi-avouées sont au minimum de faire rentrer dans la tête des gens un certain discours et d’avoir un pouvoir financier sur la presse
 
Pouvoir qu’elle ne s’est pas privé d’exercer lorsqu’un journal a publié des infos déplaisantes sur l’EPR.
http://observatoiredelapublicite.fr/2011/11/17/edf-la-tribune-et-la-publicite/
 
Rappelons par ailleurs que EDF a comme actionnaire l’Etat français, à 83,7%
https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/investisseurs-actionnaires/l-action-edf/structure-du-capital
 
Dans un contexte où, pour une bonne partie de la population, la moindre parole émanant du gouvernement est décrédibilisée, du seul fait que ce soit le gouvernement qui parle, ce spot d’EDF tombe à pic.
 
Dans cette nlle pub #EDF, bonus, on trouve une #RenaultZoé en placement produit, en pub dans la pub. Renault dont un des plus gros actionnaire est…l’Etat Français (15% https://www.zonebourse.com/RENAULT-4688/societe/). Décidément quelle chance que ce spot s’inscrive, en plus, dans la continuité du plan de comm’ démarré en novembre par le Ministère de la Transition énergétique après une réunion avec les constructeurs automobiles !
https://youtu.be/VEaWpkAtxpo
 
Bref, bref,…
 
Au regard des utilisations passées de la publicité par EDF, des structures actionnariales, des calendriers des plans com’ et des discours même pas sous-jacents, il n’est pas déraisonnable d’envisager que ce spot, très court, très simple à réaliser rapidement, et donc très peu cher car aussi blindé d’images d’archives gratuites soit un geste de secours en urgence envers le gouvernement.
 
Mais une aide d’urgence au gouvernement, c’est pourtant l’effet de ce spot. Un effet qui ne peut pas avoir été ignoré par les professionnels qui ont conçu ce spot. Car, décider des impacts de leur productions, c’est leur métier.
#NousVousDevonsPlusQueLaLumière #DevenonsLEnergieQuiChangeVosIdées.

Effet rebond ou comment rien ne change en changeant tout…

Vous connaissez l’effet rebond?

Il s’agit ici du fait qu’une avancée dans le domaine des économies d’énergie implique des dépenses d’énergie supplémentaires car les usages changent de manière plus globale.
En voici l’illustration par une vacherie de pub immobilière, qui en fait la promotion en disant, en substance :
« Achetez du neuf pour faire des économies d’énergie. Et avec l’argent économisé, achetez vous du kérosène à brûler en tours du monde variés. »

#ClimateChange ? #StopPUB !

https://twitter.com/Groupe_Arc/status/1063386195848253440

(Et on leur dit aussi que l’énergie grise du Béton-Polystyrène-Tuile neuf est astronomique? #MakeTheBetonGreatAgain #Rénovation )

Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

Anti-systèmes, objectivité et mouvement perpétuel…

En raison des activités que je mène, je suis souvent perçu comme un allié potentiel des personnes « anti-système ». C’est parfois le cas. J’ai été plus d’une fois approché par des gens qui me parlaient de l’énergie libre. J’avoue avoir été séduit par l’idée que, peut-être, on avait trouvé une source d’énergie inépuisable et quasi gratuite. Mais il se trouve que j’ai fait des études scientifiques et j’ai notamment fait un peu de physique…

La physique, vous savez, la science qui tâche de décrire comment fonctionne la matière, tout ça… Et je dis bien « Décrire », la science, si elle peut être instrumentalisée, lorsqu’elle est bien faite est objective. C’est même sa raison d’être. Produire des théories, pas des hypothèses. Même si, quand une théorie dérange quelqu’un, il a tendance à donner à ce mot le sens d’hypothèse. Genre « La théorie de l’évolution, vous savez, ce n’est qu’une théorie. » Et bien justement. Une théorie, c’est ce qui est considéré vrai jusqu’à ce qu’on l’affine par la démonstration.

Cette mise au point étant faite, revenons à « l’énergie libre ». Souvent il s’agit de faire tourner un mobile avec des aimants. Les vidéo fleurissent sur internet. Et, je l’avoue, je trouve l’idée séduisante. Affectivement… J’aimerais bien. Mais voilà, la physique démontre que c’est impossible.

En revoici les éléments de cette démonstration, simple et efficace, expliquée par 2 ados…

Il y a là une leçon importante… Nos perceptions peuvent être trompeuses et ce d’autant plus qu’on a envie de croire en ce qu’on voit, quelle que soit l’origine de cette envie. Couplé à la démonstration, faite récemment, que nous surestimons généralement notre propre objectivité, y compris lorsque les biais d’évaluation sont connus, cela pousse à se méfier grandement de nos jugements dits objectifs…

Et maintenant, amis subversifs comme amis mainstream, le réchauffement climatique info ou intox?

Sans Lendemain…

Je viens de rajouter un film dans la page dédiée du site. « Sans Lendemain » est un film qui fait le tour des constats possibles au sujet des sources d’énergie. Il dure une trentaine de minutes et concentre des données simples mais réparties dans différents ouvrages. Et son intérêt réside aussi dans son accessibilité. Il permet de comprendre rapidement pourquoi des changement de société de grande ampleur ont déjà commencé. Et il permet d’envisager le point de vue des objecteurs et objectrices de croissance.

Après un tel film il est néanmoins utile de s’intéresser à la permaculture, histoire de conserver un peu de bonne humeur!

Sociétés discrètes…

Avant toute chose, je ré-affirme ne pas croire aux théories du complot. Je ne pense pas qu’il y ait une méta-instance secrète qui dirige le monde. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’il y a des personnes de pouvoir. Et que celles-ci n’ont pas foncièrement besoin de se mettre d’accord sur quoique ce soit dans les détails. Car celles-ci sont implicitement d’accord sur un cadre de référence (Le libéralisme, le capitalisme, l’existence de voix prépondérantes…). Et comme dans tout groupe d’intérêts communs, la réaffirmation de se cadre est une chose importante. Ces évènements de réaffirmation ne sont pas secrets. Par contre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter la médiatisation…Ce ne sont pas des sociétés secrètes mais bien des sociétés discrètes…

Je connaissais déjà le Siècle. Le Siècle est un club, fondé en 1944, réunissant des membres les plus influents de la « classe dirigeante » française afin de produire une synergie entre leur pouvoir. On y trouve une sélection des personnalités les plus puissantes de la société française, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan.
Les adhérents du Siècle sont soumis au secret sur les membres et les sujets discutés. Les caméras ou tout autre dispositif d’enregistrement y sont interdits. Le dîner du siècle, c’est chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile Club de Paris.

Je viens de faire la connaissance du Bilderberg. C’est un peu le même principe, de manière annuelle et mondiale. Une différence notable, on n’ est pas adhérent, on y est invité par le Comité Bilderberg… Voici comment en parle Nicolas Beytout (dont on ne s’étonnera pas de l’invitation vue sa fiche Wikipedia…) « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent » Cette dernière phrase étant particulièrement interessante… Hors de la confidentialité, impossible de dire tout à fait ce que l’on pense.

Durant les trois sessions précédentes, les participants choisis à cette conférence  ont eu l’occasion d’échanger autour de différents sujets, notamment « Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution » en 2010, « The Middle East: What Does Democracy Mean? », « Current Conflict Areas » et « Demographic Stresses » en 2011, ainsi que « The Future of Democracy in the Developed World », « A Conversation on US Foreign Policy », « Stability and Instability in the Middle East » et finalement « What Can the West Do about Iran? » en 2012.

Le programme cette année s’articulait autour des points suivants :

  • Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite et créer plus d’emploi ?
  • Travail, droits et dettes
  • Comment le concept du « Big Data » est en train de tout changer. (Surement un sujet pour Eric Schmidt et Jeff Bezos)
  • Nationalisme et populisme
  • La politique étrangère américaine
  • Les défis de (pour?) l’Afrique
  • Les guerres virtuelles et la prolifération des menaces asymétriques
  • Les principales tendances dans la recherche médicale
  • L’éducation en ligne: promesse et impacts
  • Les politiques de l’Union Européenne
  • Les développements [de la situation] au Moyen-Orient
  • Questions d’actualité.

Je ne sais pas si les personnes présentes en sont conscientes -je ne pense pas- mais cela ressemble fort à un « balayage » de sujets généraux d’où on ne sortira rien de chacun mais dont l’intérêt réside dans ce qui est transversal… Je reformule : Chaque sujet semble très différents et les débats entre chaque sujet semblent vraiment différents. (Quoique…) Mais un cadre de référence commun implicite se nourrira de toutes les discussions. Et vice-versa. Les discussions prenant pour postulat de base ce cadre de référence. C’est cela que je nomme la réaffirmation du cadre. En langue de bois, cela se traduit par « mise en réseau des idées et des personnes »

Le ton étant déjà donné par le premier sujet… « Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite ? » Sous couvert de la diversité des origines des personnes présente, on dira défendre le pluralisme mais celui-ci n’aura d’existence que dans le cadre de la non remise en question de la croissance et du développement (C-a-d du capitalisme…en langue de bois traduite…). Ne pas confondre l’arc en ciel avec un dégradé en nuances de gris…

Le comité de direction du Bilderberg a publié la liste des participants prévus pour la session de cette année 2013 qui s’est déroulée du 6 au 9 juin dernier.

Parmi ces participants nous trouvons donc Eric Schmidt chairman et Ex-PDG de Google, Jeff Bezos fondateur et actuel PDG d’Amazon, notre délicieux François Fillon ex-premier ministre français et potentiel présidentiable pour 2017, Timothy Geithner président de la FED de New-York pendant la crise de 2008 puis secrétaire au Trésor, Christine Lagarde actuelle présidente du FMI, Mario Monti ex-premier ministre, ex-ministre de l’économie et des finances et ex-ministre de affaires étrangères Italien (le tout entre novembre 2011 et avril 2013). Bien entendu la liste ne s’arrête pas là, il y a un grand nombre d’hommes politiques, d’entrepreneurs, de journalistes, de militaire, et autres personnalités, aux alentour de 140 au total.

La liste complète des participant-e-s de cette année. J’ai surligné ceux qui m’ont paru particulièrement interessants. Le nombre de représentant de Banques (Lazard, HSBC, Goldman Sachs, Barclays.et j’en passe…) et de ministres des finances est impressionnant…:

  1. Henri de Castries, Chairman and CEO, AXA Group
  2. Paul M. Achleitner, Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG
  3. Josef Ackermann, Chairman of the Board, Zurich Insurance Group Ltd
  4. Marcus Agius, Former Chairman, Barclays plc
  5. Helen Alexander, Chairman, UBM plc
  6. Roger C. Altman, Executive Chairman, Evercore Partners
  7. Matti Apunen, Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  8. Susan Athey, Professor of Economics, Stanford Graduate School of Business
  9. Asli Aydintasbas, Columnist, Milliyet Newspaper
  10. Ali Babacan, Turkish Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
  11. Ed Balls, Shadow Chancellor of the Exchequer
  12. Francisco Pinto Balsemão, Chairman and CEO, IMPRESA
  13. Nicolas Barré, Managing Editor, Les Echos
  14. José Manuel Barroso, President, European Commission
  15. Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  16. Olivier de Bavinchove, Commander, Eurocorps
  17. John Bell, Regius Professor of Medicine, University of Oxford
  18. Franco Bernabè, Chairman and CEO, Telecom Italia S.p.A.
  19. Jeff Bezos, Founder and CEO, Amazon.com
  20. Carl Bildt, Swedish Minister for Foreign Affairs
  21. Anders Borg, Swedish Minister for Finance
  22. Jean François van Boxmeer, CEO, Heineken
  23. Svein Richard Brandtzæg, President and CEO, Norsk Hydro ASA
  24. Oscar Bronner, Publisher, Der Standard Medienwelt
  25. Peter Carrington, Former Honorary Chairman, Bilderberg Meetings
  26. Juan Luis Cebrián, Executive Chairman, Grupo PRISA
  27. Edmund Clark, President and CEO, TD Bank Group
  28. Kenneth Clarke, Cabinet Minister
  29. Bjarne Corydon, Danish Minister of Finance
  30. Sherard Cowper-Coles, Business Development Director, International, BAE Systems plc
  31. Enrico Cucchiani, CEO, Intesa Sanpaolo SpA
  32. Etienne Davignon, Belgian Minister of State; Former Chairman, Bilderberg Meetings
  33. Ian Davis, Senior Partner Emeritus, McKinsey & Company
  34. Robbert H. Dijkgraaf, Director and Leon Levy Professor, Institute for Advanced Study
  35. Haluk Dinçer, President, Retail and Insurance Group, Sabanci Holding A.S.
  36. Robert Dudley, Group Chief Executive, BP plc
  37. Nicholas N. Eberstadt, Henry Wendt Chair in Political Economy, American Enterprise Institute
  38. Espen Barth Eide, Norwegian Minister of Foreign Affairs
  39. Börje Ekholm, President and CEO, Investor AB
  40. Thomas Enders, CEO, EADS
  41. J. Michael Evans, Vice Chairman, Goldman Sachs & Co.
  42. Ulrik Federspiel, Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
  43. Martin S.Feldstein, Professor of Economics, Harvard University; President Emeritus, NBER
  44. François Fillon, Former French Prime Minister
  45. Mark C. Fishman, President, Novartis Institutes for BioMedical Research
  46. Douglas J. Flint, Group Chairman, HSBC Holdings plc
  47. Paul Gallagher, Senior Counsel
  48. Timothy F Geithner, Former Secretary of the Treasury
  49. Michael Gfoeller, US Political Consultant
  50. Donald E. Graham, Chairman and CEO, The Washington Post Company
  51. Ulrich Grillo, CEO, Grillo-Werke AG
  52. Lilli Gruber, Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
  53. Luis de Guindos, Spanish Minister of Economy and Competitiveness
  54. Stuart Gulliver, Group Chief Executive, HSBC Holdings plc
  55. Felix Gutzwiller, Member of the Swiss Council of States
  56. Victor Halberstadt, Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
  57. Olli Heinonen, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard Kennedy School of Government
  58. Simon Henry, CFO, Royal Dutch Shell plc
  59. Paul Hermelin, Chairman and CEO, Capgemini Group
  60. Pablo Isla, Chairman and CEO, Inditex Group
  61. Kenneth M. Jacobs, Chairman and CEO, Lazard
  62. James A. Johnson, Chairman, Johnson Capital Partners
  63. Thomas J. Jordan, Chairman of the Governing Board, Swiss National Bank
  64. Vernon E. Jordan, Jr., Managing Director, Lazard Freres & Co. LLC
  65. Robert D. Kaplan, Chief Geopolitical Analyst, Stratfor
  66. Alex Karp, Founder and CEO, Palantir Technologies
  67. John Kerr, Independent Member, House of Lords
  68. Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc.
  69. Klaus Kleinfeld, Chairman and CEO, Alcoa
  70. Klaas H.W. Knot, President, De Nederlandsche Bank
  71. Mustafa V Koç,. Chairman, Koç Holding A.S.
  72. Roland Koch, CEO, Bilfinger SE
  73. Henry R. Kravis, Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  74. Marie-Josée Kravis, Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute
  75. André Kudelski, Chairman and CEO, Kudelski Group
  76. Ulysses Kyriacopoulos, Chairman, S&B Industrial Minerals S.A.
  77. Christine Lagarde, Managing Director, International Monetary Fund
  78. J. Kurt Lauk, Chairman of the Economic Council to the CDU, Berlin
  79. Lawrence Lessig, Roy L. Furman Professor of Law and Leadership, Harvard Law School
  80. Thomas Leysen, Chairman of the Board of Directors, KBC Group
  81. Christian Lindner, Party Leader, Free Democratic Party (FDP NRW)
  82. Stefan Löfven, Party Leader, Social Democratic Party (SAP)
  83. Peter Löscher, President and CEO, Siemens AG
  84. Peter Mandelson, Chairman, Global Counsel; Chairman, Lazard International
  85. Jessica T. Mathews, President, Carnegie Endowment for International Peace
  86. Frank McKenna, Chair, Brookfield Asset Management
  87. John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist
  88. Thierry de Montbrial, President, French Institute for International Relations
  89. Mario Monti, Former Italian Prime Minister
  90. Craig J. Mundie, Senior Advisor to the CEO, Microsoft Corporation
  91. Alberto Nagel, CEO, Mediobanca
  92. H.R.H. Princess Beatrix of The Netherlands
  93. Andrew Y.Ng, Co-Founder, Coursera
  94. Jorma Ollila, Chairman, Royal Dutch Shell, plc
  95. David Omand, Visiting Professor, King’s College London
  96. George Osborne, Chancellor of the Exchequer
  97. Emanuele Ottolenghi, Senior Fellow, Foundation for Defense of Democracies
  98. Soli Özel, Senior Lecturer, Kadir Has University; Columnist, Habertürk Newspaper
  99. Alexis Papahelas, Executive Editor, Kathimerini Newspaper
  100. Safak Pavey, Turkish MP
  101. Valérie Pécresse, French MP
  102. Richard N. Perle, Resident Fellow, American Enterprise Institute
  103. David H. Petraeus, General, U.S. Army (Retired)
  104. Paulo Portas, Portugal Minister of State and Foreign Affairs
  105. J. Robert S Prichard, Chair, Torys LLP
  106. Viviane Reding, Vice President and Commissioner for Justice, Fundamental Rights and Citizenship, European Commission
  107. Heather M. Reisman, CEO, Indigo Books & Music Inc.
  108. Hélène Rey, Professor of Economics, London Business School
  109. Simon Robertson, Partner, Robertson Robey Associates LLP; Deputy Chairman, HSBC Holdings
  110. Gianfelice Rocca, Chairman,Techint Group
  111. Jacek Rostowski, Minister of Finance and Deputy Prime Minister
  112. Robert E. Rubin, Co-Chairman, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
  113. Mark Rutte, Dutch Prime Minister
  114. Andreas Schieder, Austrian State Secretary of Finance
  115. Eric E. Schmidt, Executive Chairman, Google Inc.
  116. Rudolf Scholten, Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
  117. António José Seguro, Secretary General, Portuguese Socialist Party
  118. Jean-Dominique Senard, CEO, Michelin Group
  119. Kristin Skogen Lund, Director General, Confederation of Norwegian Enterprise
  120. Anne-Marie Slaughter, Bert G. Kerstetter ’66 University Professor of Politics and International Affairs, Princeton University
  121. Peter D. Sutherland, Chairman, Goldman Sachs International
  122. Martin Taylor, Former Chairman, Syngenta AG
  123. Tidjane Thiam, Group CEO, Prudential plc
  124. Peter A. Thiel, President, Thiel Capital
  125. Craig B. Thompson, President and CEO, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
  126. Jakob Haldor Topsøe, Partner, AMBROX Capital A/S
  127. Jutta Urpilainen, Finnish Minister of Finance
  128. Daniel L. Vasella, Honorary Chairman, Novartis AG
  129. Peter R. Voser, CEO, Royal Dutch Shell plc
  130. Brad Wall, Premier of Saskatchewan Province, Canada
  131. Jacob Wallenberg, Chairman, Investor AB
  132. Kevin Warsh, Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
  133. Galen G.Weston, Executive Chairman, Loblaw Companies Limited
  134. Baroness Williams of Crosby, Member, House of Lords
  135. Martin H. Wolf, Chief Economics Commentator, The Financial Times
  136. James D. Wolfensohn, Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
  137. David Wright, Vice Chairman, Barclays plc
  138. Robert B. Zoellick, Distinguished Visiting Fellow, Peterson Institute for International Economics

La biologie de synthèse.

Il me semble très utile et très urgent de lire ce document du collectif Pièce et Main d’Oeuvre. 

On y comprendra que, dans la droite ligne d’une certaine forme de médecine qui considère le corps comme une machine, assemblage de pièces organiques interchangeable, voire modifiable et améliorables, la biologie de synthèse s’imagine qu’une bactérie est une somme de composants assemblables à l’envie.

Le rôle d’assumer les conséquences de l’assemblage de machines vivantes risquant de revenir à la communauté humaine entière au bénéfice de seulement quelques’uns…

De qui se moque-t-on?

D’un côté, un élu de la ville de Paris nous apprend que l’Autolib’ , le service de voiture électriques en libre service, ne fait pas réduire le nombre voiture, pire qu’il séduit plutôt l’usager des transports en commun et, de l’autre, on apprend que l’Autolib’ va arriver en septembre à Lyon, et va être décliné dans d’autres grandes villes.

Comment appelle-t-on une situation où pour solutionner un problème, de l’espace public est alloué à une entreprise qui ne le solutionne pas? Une escroquerie? De la corruption? Pour le moins, un léger manque de clairvoyance poussé par les sirènes de la mode…

Vous saviez que l’Afganistan possède les plus grandes réserves de lithium au monde et que c’est probablement pour cela que la guerre contre l’Irak a commencé en Afganistan (!). Parce que le lithium est le composant de base de toutes les batteries performantes actuelles, notamment celles présentes dans les voitures électriques…

Je maintiens encore et toujours que lorsqu’une solution reste au niveau de logique du problème concerné, la solution fait partie du problème.

L’Institut Montaigne, une asso indépendante?

Il est utile de questionner l’indépendance lorsqu’elle est fortement proclamée.

Etudions rapidement le cas de l’Institut Montaigne.

Cet Institut, connu pour être un Think Tank libéral se dit pourtant indépendant car il refuse toute subvention publique.

Soit.

Le refus des subventions est une condition nécessaire pour proclamer son indépendance.

Mais pas suffisante…

Voici une liste des donateurs de l’Institut Montaigne.

Pour « limiter la perte d’indépendance », aucun ne peur donner plus de 2% du compte de produit de l’Institut. Compte qui se monte à 3 000 000€.  Cela fait quand même 60 000€.

Par ailleurs, dans cette liste de donateur, on trouvera, par exemple Axa, Allianz, Groupama, CNP Assurances, La Générale de Santé,  MACSF,(Assurances, assurances, assurances) Sanofi-Avenis, Servier Mondes, Sorin Groups Stallergenes (Labo pharmaceutiques). N’avez vous pas l’impression que, vus comme ça, classées, ces entreprises ont des intérêts communs?

Aussi lorsque l’Institut Montaigne produit une vidéo pédagogique sur le système de santé français, j’ai un peu de mal à accepter la pilule. La vidéo semble pleine de bon sens mais le diable se cache quand même souvent dans les détails… Que cherche cet Institut? (Et je passerai outre le détail de la récupération de « la vidéo faite en dessins », concept initialement créé par des groupes d’éducations populaire effectivement de gauche, et désargentés (et créatifs),eux.)

Restons sur l’indépendance. Dans la liste des donateurs, on trouve aussi 3i, La Caisse des Dépots, le groupe Banque Populaire, la Banque postale, HSBC France, Lazard Frères, Rothschild et Cie, The royal Bank of Scotland France, Wndel Investissment, Equistone : Banque, banque, actionnaires professionnels, banques, banques, gestion de fortunes, banque…

Et puis aussi tous les médiatiques… Les 3 V : Vinci, Vivendi, Véolia. Les 2 B : Bolloré, Bouygues.  GDF-Suez et toute une floppée de gestionnaires de fluides plus ou moins énergétiques ainsi que de cabinets d’avocats.

Question : Est-ce que tous ces entreprises financerait une asso qui auraient un ton différent du sens de leurs intérêt? Est-ce que ces boîtes favoriseraient une associtaion qui aurait la liberté de penser en dehors du bain culturel dont elles sont issues?

L’Institut Montaigne n’est donc ni indépendant, ni apolitique.

Récupération de formats médiatiques initialement de gauche, apolitisme proclamé ou indépendance portée en étendard, media présentant des infos semblant de bon sens en trop peu de temps pour développer les raccourcis… Bienvenu dans le fonctionnement des officines de droite. Car il faut bien que le peuple accroche et soutienne pour qu’une oligarchie se maintienne…