Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

[Bonne nouvelle] Comment se passer des banques?

Fidèle à mon idée de ne pas être seulement dans la critique mais aussi dans la proposition, de ne pas seulement dire « c’est bien laid » mais aussi « Le monde est beau », voici une vidéo pleine d’optimisme. Tournée non loin,  dans un bien bel endroit fait par de bien belles personnes, on y parle d’habitat partagé mais aussi de comment faire d’une contrainte un moteur dans le domaine bancaire. Une intéressante piste…

http://www.youtube.com/watch?v=_N-2BAm61S0

Fausses projections de croissance systématiques.

La croissance est un terme que j’ai en horreur. J’ai dépassé mon dégoût pour lire cet article. Et bien m’en a pris car cet article me parait hautement intéressant….

http://www.les-crises.fr/previsions-de-croissance/

Ce que j’en ai compris : On n’est pas sorti de l’auberge.

En effet, cette article montre, en s’appuyant sur les exacts documents mis en ligne par le ministère de l’économie, liens cités, que nos gouvernements successifs, dans leurs projection budgétaires surévaluent de manière systématique et grossière le niveau de croissance du PIB. En les imaginant tout le temps 2 à 3 fois ce qu’elles seront. Depuis 12 ans, lorsqu’ils font le budget de l’année suivante,  les gouvernements s’appuient généralement sur une croissance qui sera 2 fois celle effective. Cela signifie qu’ils més-évaluent tout ce qui en découle, à commencer par les rentrées financières, donc l’évolution de la dette.

Mais c’est aussi le cas du Conseil d’Orientation des Retraites. Qui fait,encore plus fort, pour appuyer ses projections, l’hypothèse de 2 taux de chomage : 7,0 % si “tout va mal” (niveau inconnu depuis 1982…) et 4,5 % si “tout va bien” (niveau inconnu depuis 1977…)  !

Lisez l’article, il est clair et démonstratif.

La question qui me vient, et à laquelle je n’ai que des réponses désagréables en terme de démocratie c’est : Pourquoi? Quel intérêt?

Citigroup ou le lobbying ordinaire des banques à Washington

Sur la manière dont les banques manœuvrent pour transformer leurs idées en loi et pouvoir continuer de faire les bêtises qui ont conduit au krach de 2008.

Et sur le déséquilibre existant entre les capacités de lobbying des associations et celles des banques…

La simple idée que le lobbying existe me laisse penser, personnellement, qu’il y a un souci dans notre système politique…

http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2013/05/27/citigroup-ou-le-lobbying-ordinaire-des-banques-a-washington/#xtor=RSS-3208

Dexia devient Belfius

Wikipedia : « L’affaire Dexia » est sans doute « la plus grande catastrophe de l’histoire de la banque en France »1 et « le fiasco le plus cher de l’histoire des banques en Europe ». Selon la cours des Comptes, la faillite de Dexia, a couté au moins 6,6 milliards d’euros à l’état Français et au moins autant à l’état Belge3.

Dexia est l’exemple même de nationalisation des pertes et de la privatisation des profits…

Et que croyez vous alors que Dexia a fait… Après une tentative de changement de logo, qui n’a visiblement pas été suffisante : Rebranding ! Adieu Dexia, bonjour Belfius. Heureusement, certains passants sont quand même plus éduqués que d’autres…

dexia

On appréciera, pour le fun, de lire quelques ligne de la biographie de Pierre Mariani, ex-pdg de la filiale française de l’hydre à 2 tête franco-belge … : Sorti de l’ENA, il débute sa carrière comme inspecteur des finances avant d’être le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget de 1993 à 1995… Il rejoint ensuite le secteur financier privé… comme dirigeant de la Société française d’investissements immobiliers et de gestion (SEFIMEG) de 1995 à 1997. Il dirige ensuite la Banexi (?) puis en 1999, devient responsable des services financiers et de la banque de détail à l’international chez BNP Paribas. En octobre 2008, il est nommé administrateur délégué et président du comité de direction de Dexia, où il s’attribue une augmentation de salaire de 30 %… En 2011, sous sa direction, Dexia annonce une perte record de 10 milliards d’euros. Le 2 août 2012, il quitte la direction de Dexia qui annonce le lendemain de nouvelles lourdes pertes au premier semestre.  L’homme est encore membre du Conseil d’administration de l’établissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées

Une personne qui n’hésite donc pas à passer du public au privé, n’y voyant sans doute ni contradiction ni conflit d’intérêts…

Sociétés discrètes…

Avant toute chose, je ré-affirme ne pas croire aux théories du complot. Je ne pense pas qu’il y ait une méta-instance secrète qui dirige le monde. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’il y a des personnes de pouvoir. Et que celles-ci n’ont pas foncièrement besoin de se mettre d’accord sur quoique ce soit dans les détails. Car celles-ci sont implicitement d’accord sur un cadre de référence (Le libéralisme, le capitalisme, l’existence de voix prépondérantes…). Et comme dans tout groupe d’intérêts communs, la réaffirmation de se cadre est une chose importante. Ces évènements de réaffirmation ne sont pas secrets. Par contre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter la médiatisation…Ce ne sont pas des sociétés secrètes mais bien des sociétés discrètes…

Je connaissais déjà le Siècle. Le Siècle est un club, fondé en 1944, réunissant des membres les plus influents de la « classe dirigeante » française afin de produire une synergie entre leur pouvoir. On y trouve une sélection des personnalités les plus puissantes de la société française, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan.
Les adhérents du Siècle sont soumis au secret sur les membres et les sujets discutés. Les caméras ou tout autre dispositif d’enregistrement y sont interdits. Le dîner du siècle, c’est chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile Club de Paris.

Je viens de faire la connaissance du Bilderberg. C’est un peu le même principe, de manière annuelle et mondiale. Une différence notable, on n’ est pas adhérent, on y est invité par le Comité Bilderberg… Voici comment en parle Nicolas Beytout (dont on ne s’étonnera pas de l’invitation vue sa fiche Wikipedia…) « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent » Cette dernière phrase étant particulièrement interessante… Hors de la confidentialité, impossible de dire tout à fait ce que l’on pense.

Durant les trois sessions précédentes, les participants choisis à cette conférence  ont eu l’occasion d’échanger autour de différents sujets, notamment « Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution » en 2010, « The Middle East: What Does Democracy Mean? », « Current Conflict Areas » et « Demographic Stresses » en 2011, ainsi que « The Future of Democracy in the Developed World », « A Conversation on US Foreign Policy », « Stability and Instability in the Middle East » et finalement « What Can the West Do about Iran? » en 2012.

Le programme cette année s’articulait autour des points suivants :

  • Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite et créer plus d’emploi ?
  • Travail, droits et dettes
  • Comment le concept du « Big Data » est en train de tout changer. (Surement un sujet pour Eric Schmidt et Jeff Bezos)
  • Nationalisme et populisme
  • La politique étrangère américaine
  • Les défis de (pour?) l’Afrique
  • Les guerres virtuelles et la prolifération des menaces asymétriques
  • Les principales tendances dans la recherche médicale
  • L’éducation en ligne: promesse et impacts
  • Les politiques de l’Union Européenne
  • Les développements [de la situation] au Moyen-Orient
  • Questions d’actualité.

Je ne sais pas si les personnes présentes en sont conscientes -je ne pense pas- mais cela ressemble fort à un « balayage » de sujets généraux d’où on ne sortira rien de chacun mais dont l’intérêt réside dans ce qui est transversal… Je reformule : Chaque sujet semble très différents et les débats entre chaque sujet semblent vraiment différents. (Quoique…) Mais un cadre de référence commun implicite se nourrira de toutes les discussions. Et vice-versa. Les discussions prenant pour postulat de base ce cadre de référence. C’est cela que je nomme la réaffirmation du cadre. En langue de bois, cela se traduit par « mise en réseau des idées et des personnes »

Le ton étant déjà donné par le premier sujet… « Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite ? » Sous couvert de la diversité des origines des personnes présente, on dira défendre le pluralisme mais celui-ci n’aura d’existence que dans le cadre de la non remise en question de la croissance et du développement (C-a-d du capitalisme…en langue de bois traduite…). Ne pas confondre l’arc en ciel avec un dégradé en nuances de gris…

Le comité de direction du Bilderberg a publié la liste des participants prévus pour la session de cette année 2013 qui s’est déroulée du 6 au 9 juin dernier.

Parmi ces participants nous trouvons donc Eric Schmidt chairman et Ex-PDG de Google, Jeff Bezos fondateur et actuel PDG d’Amazon, notre délicieux François Fillon ex-premier ministre français et potentiel présidentiable pour 2017, Timothy Geithner président de la FED de New-York pendant la crise de 2008 puis secrétaire au Trésor, Christine Lagarde actuelle présidente du FMI, Mario Monti ex-premier ministre, ex-ministre de l’économie et des finances et ex-ministre de affaires étrangères Italien (le tout entre novembre 2011 et avril 2013). Bien entendu la liste ne s’arrête pas là, il y a un grand nombre d’hommes politiques, d’entrepreneurs, de journalistes, de militaire, et autres personnalités, aux alentour de 140 au total.

La liste complète des participant-e-s de cette année. J’ai surligné ceux qui m’ont paru particulièrement interessants. Le nombre de représentant de Banques (Lazard, HSBC, Goldman Sachs, Barclays.et j’en passe…) et de ministres des finances est impressionnant…:

  1. Henri de Castries, Chairman and CEO, AXA Group
  2. Paul M. Achleitner, Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG
  3. Josef Ackermann, Chairman of the Board, Zurich Insurance Group Ltd
  4. Marcus Agius, Former Chairman, Barclays plc
  5. Helen Alexander, Chairman, UBM plc
  6. Roger C. Altman, Executive Chairman, Evercore Partners
  7. Matti Apunen, Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  8. Susan Athey, Professor of Economics, Stanford Graduate School of Business
  9. Asli Aydintasbas, Columnist, Milliyet Newspaper
  10. Ali Babacan, Turkish Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
  11. Ed Balls, Shadow Chancellor of the Exchequer
  12. Francisco Pinto Balsemão, Chairman and CEO, IMPRESA
  13. Nicolas Barré, Managing Editor, Les Echos
  14. José Manuel Barroso, President, European Commission
  15. Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  16. Olivier de Bavinchove, Commander, Eurocorps
  17. John Bell, Regius Professor of Medicine, University of Oxford
  18. Franco Bernabè, Chairman and CEO, Telecom Italia S.p.A.
  19. Jeff Bezos, Founder and CEO, Amazon.com
  20. Carl Bildt, Swedish Minister for Foreign Affairs
  21. Anders Borg, Swedish Minister for Finance
  22. Jean François van Boxmeer, CEO, Heineken
  23. Svein Richard Brandtzæg, President and CEO, Norsk Hydro ASA
  24. Oscar Bronner, Publisher, Der Standard Medienwelt
  25. Peter Carrington, Former Honorary Chairman, Bilderberg Meetings
  26. Juan Luis Cebrián, Executive Chairman, Grupo PRISA
  27. Edmund Clark, President and CEO, TD Bank Group
  28. Kenneth Clarke, Cabinet Minister
  29. Bjarne Corydon, Danish Minister of Finance
  30. Sherard Cowper-Coles, Business Development Director, International, BAE Systems plc
  31. Enrico Cucchiani, CEO, Intesa Sanpaolo SpA
  32. Etienne Davignon, Belgian Minister of State; Former Chairman, Bilderberg Meetings
  33. Ian Davis, Senior Partner Emeritus, McKinsey & Company
  34. Robbert H. Dijkgraaf, Director and Leon Levy Professor, Institute for Advanced Study
  35. Haluk Dinçer, President, Retail and Insurance Group, Sabanci Holding A.S.
  36. Robert Dudley, Group Chief Executive, BP plc
  37. Nicholas N. Eberstadt, Henry Wendt Chair in Political Economy, American Enterprise Institute
  38. Espen Barth Eide, Norwegian Minister of Foreign Affairs
  39. Börje Ekholm, President and CEO, Investor AB
  40. Thomas Enders, CEO, EADS
  41. J. Michael Evans, Vice Chairman, Goldman Sachs & Co.
  42. Ulrik Federspiel, Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
  43. Martin S.Feldstein, Professor of Economics, Harvard University; President Emeritus, NBER
  44. François Fillon, Former French Prime Minister
  45. Mark C. Fishman, President, Novartis Institutes for BioMedical Research
  46. Douglas J. Flint, Group Chairman, HSBC Holdings plc
  47. Paul Gallagher, Senior Counsel
  48. Timothy F Geithner, Former Secretary of the Treasury
  49. Michael Gfoeller, US Political Consultant
  50. Donald E. Graham, Chairman and CEO, The Washington Post Company
  51. Ulrich Grillo, CEO, Grillo-Werke AG
  52. Lilli Gruber, Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
  53. Luis de Guindos, Spanish Minister of Economy and Competitiveness
  54. Stuart Gulliver, Group Chief Executive, HSBC Holdings plc
  55. Felix Gutzwiller, Member of the Swiss Council of States
  56. Victor Halberstadt, Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
  57. Olli Heinonen, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard Kennedy School of Government
  58. Simon Henry, CFO, Royal Dutch Shell plc
  59. Paul Hermelin, Chairman and CEO, Capgemini Group
  60. Pablo Isla, Chairman and CEO, Inditex Group
  61. Kenneth M. Jacobs, Chairman and CEO, Lazard
  62. James A. Johnson, Chairman, Johnson Capital Partners
  63. Thomas J. Jordan, Chairman of the Governing Board, Swiss National Bank
  64. Vernon E. Jordan, Jr., Managing Director, Lazard Freres & Co. LLC
  65. Robert D. Kaplan, Chief Geopolitical Analyst, Stratfor
  66. Alex Karp, Founder and CEO, Palantir Technologies
  67. John Kerr, Independent Member, House of Lords
  68. Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc.
  69. Klaus Kleinfeld, Chairman and CEO, Alcoa
  70. Klaas H.W. Knot, President, De Nederlandsche Bank
  71. Mustafa V Koç,. Chairman, Koç Holding A.S.
  72. Roland Koch, CEO, Bilfinger SE
  73. Henry R. Kravis, Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  74. Marie-Josée Kravis, Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute
  75. André Kudelski, Chairman and CEO, Kudelski Group
  76. Ulysses Kyriacopoulos, Chairman, S&B Industrial Minerals S.A.
  77. Christine Lagarde, Managing Director, International Monetary Fund
  78. J. Kurt Lauk, Chairman of the Economic Council to the CDU, Berlin
  79. Lawrence Lessig, Roy L. Furman Professor of Law and Leadership, Harvard Law School
  80. Thomas Leysen, Chairman of the Board of Directors, KBC Group
  81. Christian Lindner, Party Leader, Free Democratic Party (FDP NRW)
  82. Stefan Löfven, Party Leader, Social Democratic Party (SAP)
  83. Peter Löscher, President and CEO, Siemens AG
  84. Peter Mandelson, Chairman, Global Counsel; Chairman, Lazard International
  85. Jessica T. Mathews, President, Carnegie Endowment for International Peace
  86. Frank McKenna, Chair, Brookfield Asset Management
  87. John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist
  88. Thierry de Montbrial, President, French Institute for International Relations
  89. Mario Monti, Former Italian Prime Minister
  90. Craig J. Mundie, Senior Advisor to the CEO, Microsoft Corporation
  91. Alberto Nagel, CEO, Mediobanca
  92. H.R.H. Princess Beatrix of The Netherlands
  93. Andrew Y.Ng, Co-Founder, Coursera
  94. Jorma Ollila, Chairman, Royal Dutch Shell, plc
  95. David Omand, Visiting Professor, King’s College London
  96. George Osborne, Chancellor of the Exchequer
  97. Emanuele Ottolenghi, Senior Fellow, Foundation for Defense of Democracies
  98. Soli Özel, Senior Lecturer, Kadir Has University; Columnist, Habertürk Newspaper
  99. Alexis Papahelas, Executive Editor, Kathimerini Newspaper
  100. Safak Pavey, Turkish MP
  101. Valérie Pécresse, French MP
  102. Richard N. Perle, Resident Fellow, American Enterprise Institute
  103. David H. Petraeus, General, U.S. Army (Retired)
  104. Paulo Portas, Portugal Minister of State and Foreign Affairs
  105. J. Robert S Prichard, Chair, Torys LLP
  106. Viviane Reding, Vice President and Commissioner for Justice, Fundamental Rights and Citizenship, European Commission
  107. Heather M. Reisman, CEO, Indigo Books & Music Inc.
  108. Hélène Rey, Professor of Economics, London Business School
  109. Simon Robertson, Partner, Robertson Robey Associates LLP; Deputy Chairman, HSBC Holdings
  110. Gianfelice Rocca, Chairman,Techint Group
  111. Jacek Rostowski, Minister of Finance and Deputy Prime Minister
  112. Robert E. Rubin, Co-Chairman, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
  113. Mark Rutte, Dutch Prime Minister
  114. Andreas Schieder, Austrian State Secretary of Finance
  115. Eric E. Schmidt, Executive Chairman, Google Inc.
  116. Rudolf Scholten, Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
  117. António José Seguro, Secretary General, Portuguese Socialist Party
  118. Jean-Dominique Senard, CEO, Michelin Group
  119. Kristin Skogen Lund, Director General, Confederation of Norwegian Enterprise
  120. Anne-Marie Slaughter, Bert G. Kerstetter ’66 University Professor of Politics and International Affairs, Princeton University
  121. Peter D. Sutherland, Chairman, Goldman Sachs International
  122. Martin Taylor, Former Chairman, Syngenta AG
  123. Tidjane Thiam, Group CEO, Prudential plc
  124. Peter A. Thiel, President, Thiel Capital
  125. Craig B. Thompson, President and CEO, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
  126. Jakob Haldor Topsøe, Partner, AMBROX Capital A/S
  127. Jutta Urpilainen, Finnish Minister of Finance
  128. Daniel L. Vasella, Honorary Chairman, Novartis AG
  129. Peter R. Voser, CEO, Royal Dutch Shell plc
  130. Brad Wall, Premier of Saskatchewan Province, Canada
  131. Jacob Wallenberg, Chairman, Investor AB
  132. Kevin Warsh, Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
  133. Galen G.Weston, Executive Chairman, Loblaw Companies Limited
  134. Baroness Williams of Crosby, Member, House of Lords
  135. Martin H. Wolf, Chief Economics Commentator, The Financial Times
  136. James D. Wolfensohn, Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
  137. David Wright, Vice Chairman, Barclays plc
  138. Robert B. Zoellick, Distinguished Visiting Fellow, Peterson Institute for International Economics

L’Institut Montaigne, une asso indépendante?

Il est utile de questionner l’indépendance lorsqu’elle est fortement proclamée.

Etudions rapidement le cas de l’Institut Montaigne.

Cet Institut, connu pour être un Think Tank libéral se dit pourtant indépendant car il refuse toute subvention publique.

Soit.

Le refus des subventions est une condition nécessaire pour proclamer son indépendance.

Mais pas suffisante…

Voici une liste des donateurs de l’Institut Montaigne.

Pour « limiter la perte d’indépendance », aucun ne peur donner plus de 2% du compte de produit de l’Institut. Compte qui se monte à 3 000 000€.  Cela fait quand même 60 000€.

Par ailleurs, dans cette liste de donateur, on trouvera, par exemple Axa, Allianz, Groupama, CNP Assurances, La Générale de Santé,  MACSF,(Assurances, assurances, assurances) Sanofi-Avenis, Servier Mondes, Sorin Groups Stallergenes (Labo pharmaceutiques). N’avez vous pas l’impression que, vus comme ça, classées, ces entreprises ont des intérêts communs?

Aussi lorsque l’Institut Montaigne produit une vidéo pédagogique sur le système de santé français, j’ai un peu de mal à accepter la pilule. La vidéo semble pleine de bon sens mais le diable se cache quand même souvent dans les détails… Que cherche cet Institut? (Et je passerai outre le détail de la récupération de « la vidéo faite en dessins », concept initialement créé par des groupes d’éducations populaire effectivement de gauche, et désargentés (et créatifs),eux.)

Restons sur l’indépendance. Dans la liste des donateurs, on trouve aussi 3i, La Caisse des Dépots, le groupe Banque Populaire, la Banque postale, HSBC France, Lazard Frères, Rothschild et Cie, The royal Bank of Scotland France, Wndel Investissment, Equistone : Banque, banque, actionnaires professionnels, banques, banques, gestion de fortunes, banque…

Et puis aussi tous les médiatiques… Les 3 V : Vinci, Vivendi, Véolia. Les 2 B : Bolloré, Bouygues.  GDF-Suez et toute une floppée de gestionnaires de fluides plus ou moins énergétiques ainsi que de cabinets d’avocats.

Question : Est-ce que tous ces entreprises financerait une asso qui auraient un ton différent du sens de leurs intérêt? Est-ce que ces boîtes favoriseraient une associtaion qui aurait la liberté de penser en dehors du bain culturel dont elles sont issues?

L’Institut Montaigne n’est donc ni indépendant, ni apolitique.

Récupération de formats médiatiques initialement de gauche, apolitisme proclamé ou indépendance portée en étendard, media présentant des infos semblant de bon sens en trop peu de temps pour développer les raccourcis… Bienvenu dans le fonctionnement des officines de droite. Car il faut bien que le peuple accroche et soutienne pour qu’une oligarchie se maintienne…

Recours à l’argument de la dette odieuse contre la Debtocracy,

Par le biais de la dette, et avec la complicité des dirigeants locaux, on a mis des nations entière en état d’obeissance et quasiment d’esclavage. C’est le cas de la Grêce à qui on serinne le fameux « Il n’y a pas d’alternative » cher à Thatcher.

Alors voici un film important, créé par des grecs pour les grecs mais a un retentissement internationale . Il explique très bien le paragraphe ci-dessus et il introduit très bien le concept de dette odieuse.

Une dette odieuse est une dette qui répond à 3 critères :

-Des gouvernants contractent une dette sans que les citoyens ne le sachent.

-L’argent est utilisé de manière opposée à l’ intérêt des citoyens.

-Les créanciers sont au courant des 2 points précédents.

Le documentaire explique certaines manières, sous-médiatisées en Europe, avec lesquelles des pays ont géré des crises qui avaient été créé par des médicaments proches administrés par les mêmes médecins (FMI en tête.)

Ce film rejoint ma liste de longs films à voir quasi indispensablement actuellement. A partager et faire tourner largement. Une forme d’étrennes. Bonne année…