Ben&J’herrisse…

Voilà une entreprise agro-industrielle appartenant à #Unilever qui fait tranquille de la pub afin d’enrôler les gens à faire pression sur des politiques pour changer la Constitution.
Comme ça. OKLM. A l’aise Blaise.

Une entreprise. Changer la Constitution. Par des politiques.

Bientôt mon tuto pour faire soi-même ses glaces…. ça vous changera du Chocolate Midnight Lobby.

https://twitter.com/benjerryfr/status/1042808695745392641

Opération LePasClerc.

Temps de lecture : 3 minutes. Lorsque j’ai vu passé l’offre publicitaire de E.Leclerc,  elle m’a inspiré des choses. Puis j’ai laissé passé mais lorsque mon collègue Martial Bouilliol a lui-même publié un article à ce sujet, je me suis dit que c’était l’occasion de « regards-croiser ». Une thématique vue par l’un et par l’autre, l’un ancien publicitaire et l’autre, moi, hypn0tiseur, tous 2 profondément contre la propagande…

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C’est la reprise! A votre santé!

Après une pause considérable, il va y avoir un peu d’activité par ici. 🙂

Pour commencer, un article digne des vacances, au sujet du whisky… Bon, on n’est pas grandement buveur par ici, voire pas du tout ( Et on le restera.)mais l’article ici reproduit depuis une page de passioné (La Soif du Malt.) nous éclaire sur un autre sujet : « Le meilleur ».

« Le meilleur XXX du monde/de France » ou « Elu le meilleur XXX » sont des mentions couramment utilisées en marketing. Mais les féru-e-s de métamodèle auront reconnu un superlatif absent (Le meilleur par rapport à quoi?) ou une omission simple (Elu par qui? comment?)

Voici une illustration pratique de ce qui peut se passer quand on répond à ces questions…

Vous avez été des dizaines à m’envoyer sur Twitter une tétrachiée de papiers vantant le miracle de la semaine: « Un single malt d’Aldi vendu moins de 20€ a été élu meilleur whisky au monde » (encore un).

Avant de ne pas vous en remercier, 3 points:

– C’est Spirits Business [NDLR : Un journal spécialisé, pour le moins confidentiel et qui doit pas mal de ses revenus à des encarts publicitaires possiblement achetés par les firmes possédant les marques évaluées dans le concours… The Independant, qui relaie l’info passe lui pour beaucoup plus sérieux mais est aussi vendeur d’encarts. De la fabrication d’une Shit News…] qui décernait les médailles… Son palmarès a été rendu public en juin, dans l’indifférence générale. Jusqu’à ce que The Independent le sorte comme un scoop il y a 5 jours. Un creux dans l’actu, je connais, ça nous fait parfois écrire de ces trucs…

– Le palmarès totalisait 188 breloques attribuées (j’ai compté avec mes petits doigts, j’ai pu en laisser passer). 188 scotches récompensés. Traduction: pour rentrer les mains vides, il fallait vraiment embouteiller du sans-plomb mal raffiné.

– Les Speyside se répartissaient à eux seuls dans 9 catégories: Standard (la moins « prestigieuse », celle où concourrait Aldi), Super Premium, Ultra Premium, NAS, Jusqu’à 12 ans, 13-18 ans, 19-30 ans, plus de 31 ans, single casks. Je suis d’accord avec toi, ça manque cruellement de catégories Méga Premium, Giga Premium, Supra Luxueux Premium. L’année prochaine peut-être.

Allez, sur ce je te colle le lien vers le papier à maudire. Ça t’apprendra

Je vous éviter le lien, fort peu utile à la démonstration. « Le meilleur du monde » est souvent le meilleur du monde de tout mon quartier limité à ma rue, vers ma maison…

Dexia devient Belfius

Wikipedia : « L’affaire Dexia » est sans doute « la plus grande catastrophe de l’histoire de la banque en France »1 et « le fiasco le plus cher de l’histoire des banques en Europe ». Selon la cours des Comptes, la faillite de Dexia, a couté au moins 6,6 milliards d’euros à l’état Français et au moins autant à l’état Belge3.

Dexia est l’exemple même de nationalisation des pertes et de la privatisation des profits…

Et que croyez vous alors que Dexia a fait… Après une tentative de changement de logo, qui n’a visiblement pas été suffisante : Rebranding ! Adieu Dexia, bonjour Belfius. Heureusement, certains passants sont quand même plus éduqués que d’autres…

dexia

On appréciera, pour le fun, de lire quelques ligne de la biographie de Pierre Mariani, ex-pdg de la filiale française de l’hydre à 2 tête franco-belge … : Sorti de l’ENA, il débute sa carrière comme inspecteur des finances avant d’être le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget de 1993 à 1995… Il rejoint ensuite le secteur financier privé… comme dirigeant de la Société française d’investissements immobiliers et de gestion (SEFIMEG) de 1995 à 1997. Il dirige ensuite la Banexi (?) puis en 1999, devient responsable des services financiers et de la banque de détail à l’international chez BNP Paribas. En octobre 2008, il est nommé administrateur délégué et président du comité de direction de Dexia, où il s’attribue une augmentation de salaire de 30 %… En 2011, sous sa direction, Dexia annonce une perte record de 10 milliards d’euros. Le 2 août 2012, il quitte la direction de Dexia qui annonce le lendemain de nouvelles lourdes pertes au premier semestre.  L’homme est encore membre du Conseil d’administration de l’établissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées

Une personne qui n’hésite donc pas à passer du public au privé, n’y voyant sans doute ni contradiction ni conflit d’intérêts…

Humour très noir chez Orange…

Aujourd’hui un conseil lecture concernant un article du Monde.fr concernant le « rebranding » ou le fait de rebaptiser son entreprise quand son nom est tellement entaché que tous les conseillers en communication n’y pourront rien. Le renommage est l’opération de la dernière chance. Et pour cause, c’est une opération très couteuse puisque non seulement il faut penser une nouvelle image mais en plus la déployer jusque sur la dernière facturette, l’ultime carte de visite du groupe… Pas question de faire un impair…

A ce prix là, on peut néanmoins se permettre un bonus. C’est le point qui m’a le plus intéressé dans l’article en question. Si un nouveau scandale survient on peut l’attribuer à l’ancienne marque…

Le cas cité est celui des suicides chez Orange. Peut-être les connaissez vous mieux sous le nom des « suicides chez France Telecom ». 69 au total entre 2000 et 2011. Il sont devenu presque banals à un moment… On annonçait les suicides à France Telecom dans les petites brêves. Mais 69, quand même. Et bien la stratégie du Groupe a été de systématiquement utiliser le nom France Telecom, la société publique, dans sa communication lorsqu’il s’agissait de parler des suicides. Orange, la société privatisée, en a été complètement épargné. Très symptomatique, sur les fiches Wikipedia de France Telecom et de Orange, devinez laquelle des 2 est la plus détaillée en ce qui concerne ces évènements… Alors que, comble de l’ironie, c’est la gestion ultra-violente liée à la privatisation, connu sous le nom de plan NExT, donc la transformation de France Telecom en Orange, qui a conduit à cela.

En 2013, France Télécom a officiellement disparu. On ne devrait désormais plus parler que de Orange. Mais les morts sont toujours très pratiques pour porter les chapeaux qui continuent de s’amasser… Orange a décidément un humour très noir… Et je propose de renommer tout cela « suicides chez Orange » et d’être bien attentif aux entreprises qui se rebaptisent…

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/29/entreprises-marques-changer-de-nom-pour-changer-d-image_3454992_3234.html

A stimulus objectif identique, les publicitaires modifient le fonctionnement de votre cerveau.

Une étude avance que l’image de marque a un effet sur l’expérience et le vécu du consommateur-trice. Cela fait parti des messages que je fais régulièrement passer, considérant que c’est un des objectifs des propagandistes et la raison de l’utilisation des techniques hypn0tiques. Tout l’intérêt de l’étude réside dans le fait qu’elle s’appuie sur l’imagerie cérébrale. Habituellement, il s’agissait d’une autodescription de ressenti. Là, le biais lié à l’autoévaluation et aux filtres de conscientisation est écarté. A stimulus objectif identique, les publicitaires modifient le fonctionnement de votre cerveau.

La démocratisation.

Ce terme est le faux-amis du jour, que je vous propose de décortiquer un brin…

La démocratisation, c’est super! Qui pourrait être contre la prise du pouvoir par le peuple? Personne. Et, à la base, la démocratisation désigne la transition d’un régime de gouvernance vers un régime dit démocratique. Super, vraiment! (Je ne m’attarderai pas aujourd’hui sur le problème du mot « démocratie » qui recouvre en fait très généralement des oligarchies/ploutocraties. Passons.)

Mais ce mot a peu à peu été détourné de son sens initial. Désormais on fait de la « démocratisation culturelle » ou encore on peut dire des tablettes tactiles qu’elles se sont démocratisées. Attardons nous sur ces 2 usages…

« Démocratisation culturelle »…Intrinsèquement cela contient que la culture n’appartient pas initialement au peuple. Puisqu’il doit « prendre le pouvoir » sur la culture si on comprend bien… Ou/et que le peuple ne produit pas de culture….C’est pas mieux… Quand on se réfère à l’origine de ce qu’est la démocratisation culturelle, on retombe là dessus… À la suite de la seconde guerre mondiale, les pays riches se lancent dans la démocratisation culturelle, initialement dans un élan de démocratie tout court… Car pour que les citoyens exercent la démocratie équitablement, il faut qu’ils soient au même niveau de compréhension du monde. Et on  a imaginé que ce nivellement se ferait par le haut en cultivant les pauvres. Bon, pas de chance, les élites se cultivent aussi, voire, -quelles mauvaises graines!-  plus que les pauvres et les inégalités perdurent. (Voir pour cela l’excellente conférence Inculture 2 de Franck Lepage.)

Mais dans le modèle « Nivellement par le haut/démocratisons la culture », le rôle de l’état est aussi de favoriser (Merci Wikidemocratie) « la production culturelle en donnant son soutien aux activités artistiques.Toutefois l’action culturelle publique est centralisée. Tout ce qui a trait aux objectifs visés, au financement, aux normes de qualité, aux stratégies et secteurs d’intervention est déterminé par des groupes restreints de professionnels communément appelés les experts. » C’est pas moi qui le dit ce sont les gens de l’Université Laval, au Québec… Plus qu’une découverte en tous sens, telle que voulue par les encyclopédistes des Lumières, la culture que l’on finance aujourd’hui, que l’on produit et « démocratise », est orientée.

S’agit-il alors encore de culture? Ou plutôt de propagande? On aurait tendance à appeler culture les idées qui nous plaisent bien et propagande les autres…

Reste néanmoins que la démocratisation culturelle désigne en fait une politique de diffusion et pénétration d’idées. On est loin de la prise de pouvoir sur les idées par le peuple. On est même à l’opposé…

Le mot « démocratisation » et ses dérivés signifie donc de plus en plus « pénétration ».

C’est encore plus flagrant lorsque l’on parle de démocratisation en désignant des objets. Peut-on vraiment dire que la démocratisation des produits Apple est une prise de pouvoir du peuple sur Apple? Au regard de la politique « propriétaire » de la marque (Impossibilité d’installer des logiciels non approuvés, impossibilité d’aller fouiller dans le code des programmes pour savoir ce qu’ils contiennent, impossibilités de réparations, obligation de passer par Apple pour toute installation d’application, incompatibilité avec les systèmes des autres marques…), ça me semble même plutôt le contraire, encore une fois…

Démocratisation de Facebook, d’Apple, des tablettes tactiles, de la voiture, de la télévision… autant d’exemples qui me font dire que lorsque le monde de l’entreprise parle de démocratisation, elle entend « Taux de pénétration du produit dans la population »…

On ne dira donc plus « La démocratisation des tablettes tactiles sera la base de notre politique de démocratisation culturelle. » mais plutôt  » Nous voulons un fort taux de pénétration des tablettes tactiles dans notre population pour servir la propagation de nos idées. »

La démocratisation, c’est devenu la douce colonisation des habitats, des pensées et, plus largement, des gens… Ce n’est plus une prise de pouvoir mais une concession de celui-ci…

Sociétés discrètes…

Avant toute chose, je ré-affirme ne pas croire aux théories du complot. Je ne pense pas qu’il y ait une méta-instance secrète qui dirige le monde. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’il y a des personnes de pouvoir. Et que celles-ci n’ont pas foncièrement besoin de se mettre d’accord sur quoique ce soit dans les détails. Car celles-ci sont implicitement d’accord sur un cadre de référence (Le libéralisme, le capitalisme, l’existence de voix prépondérantes…). Et comme dans tout groupe d’intérêts communs, la réaffirmation de se cadre est une chose importante. Ces évènements de réaffirmation ne sont pas secrets. Par contre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter la médiatisation…Ce ne sont pas des sociétés secrètes mais bien des sociétés discrètes…

Je connaissais déjà le Siècle. Le Siècle est un club, fondé en 1944, réunissant des membres les plus influents de la « classe dirigeante » française afin de produire une synergie entre leur pouvoir. On y trouve une sélection des personnalités les plus puissantes de la société française, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan.
Les adhérents du Siècle sont soumis au secret sur les membres et les sujets discutés. Les caméras ou tout autre dispositif d’enregistrement y sont interdits. Le dîner du siècle, c’est chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile Club de Paris.

Je viens de faire la connaissance du Bilderberg. C’est un peu le même principe, de manière annuelle et mondiale. Une différence notable, on n’ est pas adhérent, on y est invité par le Comité Bilderberg… Voici comment en parle Nicolas Beytout (dont on ne s’étonnera pas de l’invitation vue sa fiche Wikipedia…) « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent » Cette dernière phrase étant particulièrement interessante… Hors de la confidentialité, impossible de dire tout à fait ce que l’on pense.

Durant les trois sessions précédentes, les participants choisis à cette conférence  ont eu l’occasion d’échanger autour de différents sujets, notamment « Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution » en 2010, « The Middle East: What Does Democracy Mean? », « Current Conflict Areas » et « Demographic Stresses » en 2011, ainsi que « The Future of Democracy in the Developed World », « A Conversation on US Foreign Policy », « Stability and Instability in the Middle East » et finalement « What Can the West Do about Iran? » en 2012.

Le programme cette année s’articulait autour des points suivants :

  • Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite et créer plus d’emploi ?
  • Travail, droits et dettes
  • Comment le concept du « Big Data » est en train de tout changer. (Surement un sujet pour Eric Schmidt et Jeff Bezos)
  • Nationalisme et populisme
  • La politique étrangère américaine
  • Les défis de (pour?) l’Afrique
  • Les guerres virtuelles et la prolifération des menaces asymétriques
  • Les principales tendances dans la recherche médicale
  • L’éducation en ligne: promesse et impacts
  • Les politiques de l’Union Européenne
  • Les développements [de la situation] au Moyen-Orient
  • Questions d’actualité.

Je ne sais pas si les personnes présentes en sont conscientes -je ne pense pas- mais cela ressemble fort à un « balayage » de sujets généraux d’où on ne sortira rien de chacun mais dont l’intérêt réside dans ce qui est transversal… Je reformule : Chaque sujet semble très différents et les débats entre chaque sujet semblent vraiment différents. (Quoique…) Mais un cadre de référence commun implicite se nourrira de toutes les discussions. Et vice-versa. Les discussions prenant pour postulat de base ce cadre de référence. C’est cela que je nomme la réaffirmation du cadre. En langue de bois, cela se traduit par « mise en réseau des idées et des personnes »

Le ton étant déjà donné par le premier sujet… « Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite ? » Sous couvert de la diversité des origines des personnes présente, on dira défendre le pluralisme mais celui-ci n’aura d’existence que dans le cadre de la non remise en question de la croissance et du développement (C-a-d du capitalisme…en langue de bois traduite…). Ne pas confondre l’arc en ciel avec un dégradé en nuances de gris…

Le comité de direction du Bilderberg a publié la liste des participants prévus pour la session de cette année 2013 qui s’est déroulée du 6 au 9 juin dernier.

Parmi ces participants nous trouvons donc Eric Schmidt chairman et Ex-PDG de Google, Jeff Bezos fondateur et actuel PDG d’Amazon, notre délicieux François Fillon ex-premier ministre français et potentiel présidentiable pour 2017, Timothy Geithner président de la FED de New-York pendant la crise de 2008 puis secrétaire au Trésor, Christine Lagarde actuelle présidente du FMI, Mario Monti ex-premier ministre, ex-ministre de l’économie et des finances et ex-ministre de affaires étrangères Italien (le tout entre novembre 2011 et avril 2013). Bien entendu la liste ne s’arrête pas là, il y a un grand nombre d’hommes politiques, d’entrepreneurs, de journalistes, de militaire, et autres personnalités, aux alentour de 140 au total.

La liste complète des participant-e-s de cette année. J’ai surligné ceux qui m’ont paru particulièrement interessants. Le nombre de représentant de Banques (Lazard, HSBC, Goldman Sachs, Barclays.et j’en passe…) et de ministres des finances est impressionnant…:

  1. Henri de Castries, Chairman and CEO, AXA Group
  2. Paul M. Achleitner, Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG
  3. Josef Ackermann, Chairman of the Board, Zurich Insurance Group Ltd
  4. Marcus Agius, Former Chairman, Barclays plc
  5. Helen Alexander, Chairman, UBM plc
  6. Roger C. Altman, Executive Chairman, Evercore Partners
  7. Matti Apunen, Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  8. Susan Athey, Professor of Economics, Stanford Graduate School of Business
  9. Asli Aydintasbas, Columnist, Milliyet Newspaper
  10. Ali Babacan, Turkish Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
  11. Ed Balls, Shadow Chancellor of the Exchequer
  12. Francisco Pinto Balsemão, Chairman and CEO, IMPRESA
  13. Nicolas Barré, Managing Editor, Les Echos
  14. José Manuel Barroso, President, European Commission
  15. Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  16. Olivier de Bavinchove, Commander, Eurocorps
  17. John Bell, Regius Professor of Medicine, University of Oxford
  18. Franco Bernabè, Chairman and CEO, Telecom Italia S.p.A.
  19. Jeff Bezos, Founder and CEO, Amazon.com
  20. Carl Bildt, Swedish Minister for Foreign Affairs
  21. Anders Borg, Swedish Minister for Finance
  22. Jean François van Boxmeer, CEO, Heineken
  23. Svein Richard Brandtzæg, President and CEO, Norsk Hydro ASA
  24. Oscar Bronner, Publisher, Der Standard Medienwelt
  25. Peter Carrington, Former Honorary Chairman, Bilderberg Meetings
  26. Juan Luis Cebrián, Executive Chairman, Grupo PRISA
  27. Edmund Clark, President and CEO, TD Bank Group
  28. Kenneth Clarke, Cabinet Minister
  29. Bjarne Corydon, Danish Minister of Finance
  30. Sherard Cowper-Coles, Business Development Director, International, BAE Systems plc
  31. Enrico Cucchiani, CEO, Intesa Sanpaolo SpA
  32. Etienne Davignon, Belgian Minister of State; Former Chairman, Bilderberg Meetings
  33. Ian Davis, Senior Partner Emeritus, McKinsey & Company
  34. Robbert H. Dijkgraaf, Director and Leon Levy Professor, Institute for Advanced Study
  35. Haluk Dinçer, President, Retail and Insurance Group, Sabanci Holding A.S.
  36. Robert Dudley, Group Chief Executive, BP plc
  37. Nicholas N. Eberstadt, Henry Wendt Chair in Political Economy, American Enterprise Institute
  38. Espen Barth Eide, Norwegian Minister of Foreign Affairs
  39. Börje Ekholm, President and CEO, Investor AB
  40. Thomas Enders, CEO, EADS
  41. J. Michael Evans, Vice Chairman, Goldman Sachs & Co.
  42. Ulrik Federspiel, Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
  43. Martin S.Feldstein, Professor of Economics, Harvard University; President Emeritus, NBER
  44. François Fillon, Former French Prime Minister
  45. Mark C. Fishman, President, Novartis Institutes for BioMedical Research
  46. Douglas J. Flint, Group Chairman, HSBC Holdings plc
  47. Paul Gallagher, Senior Counsel
  48. Timothy F Geithner, Former Secretary of the Treasury
  49. Michael Gfoeller, US Political Consultant
  50. Donald E. Graham, Chairman and CEO, The Washington Post Company
  51. Ulrich Grillo, CEO, Grillo-Werke AG
  52. Lilli Gruber, Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
  53. Luis de Guindos, Spanish Minister of Economy and Competitiveness
  54. Stuart Gulliver, Group Chief Executive, HSBC Holdings plc
  55. Felix Gutzwiller, Member of the Swiss Council of States
  56. Victor Halberstadt, Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
  57. Olli Heinonen, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard Kennedy School of Government
  58. Simon Henry, CFO, Royal Dutch Shell plc
  59. Paul Hermelin, Chairman and CEO, Capgemini Group
  60. Pablo Isla, Chairman and CEO, Inditex Group
  61. Kenneth M. Jacobs, Chairman and CEO, Lazard
  62. James A. Johnson, Chairman, Johnson Capital Partners
  63. Thomas J. Jordan, Chairman of the Governing Board, Swiss National Bank
  64. Vernon E. Jordan, Jr., Managing Director, Lazard Freres & Co. LLC
  65. Robert D. Kaplan, Chief Geopolitical Analyst, Stratfor
  66. Alex Karp, Founder and CEO, Palantir Technologies
  67. John Kerr, Independent Member, House of Lords
  68. Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc.
  69. Klaus Kleinfeld, Chairman and CEO, Alcoa
  70. Klaas H.W. Knot, President, De Nederlandsche Bank
  71. Mustafa V Koç,. Chairman, Koç Holding A.S.
  72. Roland Koch, CEO, Bilfinger SE
  73. Henry R. Kravis, Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  74. Marie-Josée Kravis, Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute
  75. André Kudelski, Chairman and CEO, Kudelski Group
  76. Ulysses Kyriacopoulos, Chairman, S&B Industrial Minerals S.A.
  77. Christine Lagarde, Managing Director, International Monetary Fund
  78. J. Kurt Lauk, Chairman of the Economic Council to the CDU, Berlin
  79. Lawrence Lessig, Roy L. Furman Professor of Law and Leadership, Harvard Law School
  80. Thomas Leysen, Chairman of the Board of Directors, KBC Group
  81. Christian Lindner, Party Leader, Free Democratic Party (FDP NRW)
  82. Stefan Löfven, Party Leader, Social Democratic Party (SAP)
  83. Peter Löscher, President and CEO, Siemens AG
  84. Peter Mandelson, Chairman, Global Counsel; Chairman, Lazard International
  85. Jessica T. Mathews, President, Carnegie Endowment for International Peace
  86. Frank McKenna, Chair, Brookfield Asset Management
  87. John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist
  88. Thierry de Montbrial, President, French Institute for International Relations
  89. Mario Monti, Former Italian Prime Minister
  90. Craig J. Mundie, Senior Advisor to the CEO, Microsoft Corporation
  91. Alberto Nagel, CEO, Mediobanca
  92. H.R.H. Princess Beatrix of The Netherlands
  93. Andrew Y.Ng, Co-Founder, Coursera
  94. Jorma Ollila, Chairman, Royal Dutch Shell, plc
  95. David Omand, Visiting Professor, King’s College London
  96. George Osborne, Chancellor of the Exchequer
  97. Emanuele Ottolenghi, Senior Fellow, Foundation for Defense of Democracies
  98. Soli Özel, Senior Lecturer, Kadir Has University; Columnist, Habertürk Newspaper
  99. Alexis Papahelas, Executive Editor, Kathimerini Newspaper
  100. Safak Pavey, Turkish MP
  101. Valérie Pécresse, French MP
  102. Richard N. Perle, Resident Fellow, American Enterprise Institute
  103. David H. Petraeus, General, U.S. Army (Retired)
  104. Paulo Portas, Portugal Minister of State and Foreign Affairs
  105. J. Robert S Prichard, Chair, Torys LLP
  106. Viviane Reding, Vice President and Commissioner for Justice, Fundamental Rights and Citizenship, European Commission
  107. Heather M. Reisman, CEO, Indigo Books & Music Inc.
  108. Hélène Rey, Professor of Economics, London Business School
  109. Simon Robertson, Partner, Robertson Robey Associates LLP; Deputy Chairman, HSBC Holdings
  110. Gianfelice Rocca, Chairman,Techint Group
  111. Jacek Rostowski, Minister of Finance and Deputy Prime Minister
  112. Robert E. Rubin, Co-Chairman, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
  113. Mark Rutte, Dutch Prime Minister
  114. Andreas Schieder, Austrian State Secretary of Finance
  115. Eric E. Schmidt, Executive Chairman, Google Inc.
  116. Rudolf Scholten, Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
  117. António José Seguro, Secretary General, Portuguese Socialist Party
  118. Jean-Dominique Senard, CEO, Michelin Group
  119. Kristin Skogen Lund, Director General, Confederation of Norwegian Enterprise
  120. Anne-Marie Slaughter, Bert G. Kerstetter ’66 University Professor of Politics and International Affairs, Princeton University
  121. Peter D. Sutherland, Chairman, Goldman Sachs International
  122. Martin Taylor, Former Chairman, Syngenta AG
  123. Tidjane Thiam, Group CEO, Prudential plc
  124. Peter A. Thiel, President, Thiel Capital
  125. Craig B. Thompson, President and CEO, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
  126. Jakob Haldor Topsøe, Partner, AMBROX Capital A/S
  127. Jutta Urpilainen, Finnish Minister of Finance
  128. Daniel L. Vasella, Honorary Chairman, Novartis AG
  129. Peter R. Voser, CEO, Royal Dutch Shell plc
  130. Brad Wall, Premier of Saskatchewan Province, Canada
  131. Jacob Wallenberg, Chairman, Investor AB
  132. Kevin Warsh, Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
  133. Galen G.Weston, Executive Chairman, Loblaw Companies Limited
  134. Baroness Williams of Crosby, Member, House of Lords
  135. Martin H. Wolf, Chief Economics Commentator, The Financial Times
  136. James D. Wolfensohn, Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
  137. David Wright, Vice Chairman, Barclays plc
  138. Robert B. Zoellick, Distinguished Visiting Fellow, Peterson Institute for International Economics

On ne voudrait pas déranger…

Cette annonce a été retirée d’une chaine de télévision australienne sous prétexte qu’elle pouvait déranger le spectateur. En ce qui concerne la diffusion d’un journal de nouvelles anxiogènes et de séries truffées de morts violentes, le comité d’éthique est encore en réflexion. Il semblerait que le maintien de ceux-là auraient moins d’impact sur la mane publicitaire émanant de Coca-Cola. Mais comptons sur le comité pour défendre l’intérêt du spectateur.

De qui se moque-t-on?

D’un côté, un élu de la ville de Paris nous apprend que l’Autolib’ , le service de voiture électriques en libre service, ne fait pas réduire le nombre voiture, pire qu’il séduit plutôt l’usager des transports en commun et, de l’autre, on apprend que l’Autolib’ va arriver en septembre à Lyon, et va être décliné dans d’autres grandes villes.

Comment appelle-t-on une situation où pour solutionner un problème, de l’espace public est alloué à une entreprise qui ne le solutionne pas? Une escroquerie? De la corruption? Pour le moins, un léger manque de clairvoyance poussé par les sirènes de la mode…

Vous saviez que l’Afganistan possède les plus grandes réserves de lithium au monde et que c’est probablement pour cela que la guerre contre l’Irak a commencé en Afganistan (!). Parce que le lithium est le composant de base de toutes les batteries performantes actuelles, notamment celles présentes dans les voitures électriques…

Je maintiens encore et toujours que lorsqu’une solution reste au niveau de logique du problème concerné, la solution fait partie du problème.