La cabine autonome d’influence intensive

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Vous vous demandez peut-être ce que vient faire Google dans le développement de la voiture autonome?  C’est probablement que vous percevez Google pour ce qu’il veut que vous pensiez. Pardon, Alphabet. Alphabet est la firme qui détient Google. Google est le moteur de recherche de Alphabet. Oups, même moi, je m’y laisse avoir.

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Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

Anti-systèmes, objectivité et mouvement perpétuel…

En raison des activités que je mène, je suis souvent perçu comme un allié potentiel des personnes « anti-système ». C’est parfois le cas. J’ai été plus d’une fois approché par des gens qui me parlaient de l’énergie libre. J’avoue avoir été séduit par l’idée que, peut-être, on avait trouvé une source d’énergie inépuisable et quasi gratuite. Mais il se trouve que j’ai fait des études scientifiques et j’ai notamment fait un peu de physique…

La physique, vous savez, la science qui tâche de décrire comment fonctionne la matière, tout ça… Et je dis bien « Décrire », la science, si elle peut être instrumentalisée, lorsqu’elle est bien faite est objective. C’est même sa raison d’être. Produire des théories, pas des hypothèses. Même si, quand une théorie dérange quelqu’un, il a tendance à donner à ce mot le sens d’hypothèse. Genre « La théorie de l’évolution, vous savez, ce n’est qu’une théorie. » Et bien justement. Une théorie, c’est ce qui est considéré vrai jusqu’à ce qu’on l’affine par la démonstration.

Cette mise au point étant faite, revenons à « l’énergie libre ». Souvent il s’agit de faire tourner un mobile avec des aimants. Les vidéo fleurissent sur internet. Et, je l’avoue, je trouve l’idée séduisante. Affectivement… J’aimerais bien. Mais voilà, la physique démontre que c’est impossible.

En revoici les éléments de cette démonstration, simple et efficace, expliquée par 2 ados…

Il y a là une leçon importante… Nos perceptions peuvent être trompeuses et ce d’autant plus qu’on a envie de croire en ce qu’on voit, quelle que soit l’origine de cette envie. Couplé à la démonstration, faite récemment, que nous surestimons généralement notre propre objectivité, y compris lorsque les biais d’évaluation sont connus, cela pousse à se méfier grandement de nos jugements dits objectifs…

Et maintenant, amis subversifs comme amis mainstream, le réchauffement climatique info ou intox?

Sans Lendemain…

Je viens de rajouter un film dans la page dédiée du site. « Sans Lendemain » est un film qui fait le tour des constats possibles au sujet des sources d’énergie. Il dure une trentaine de minutes et concentre des données simples mais réparties dans différents ouvrages. Et son intérêt réside aussi dans son accessibilité. Il permet de comprendre rapidement pourquoi des changement de société de grande ampleur ont déjà commencé. Et il permet d’envisager le point de vue des objecteurs et objectrices de croissance.

Après un tel film il est néanmoins utile de s’intéresser à la permaculture, histoire de conserver un peu de bonne humeur!

La propagande d’extrême droite expliquée aux indigné-e-s.

« Les idées à la con ne progressent pas grâce à l’intelligence de ceux qui les propagent mais grâce à la connerie de ceux qui prétendent les combattre. »

La démonstration toute en image de belle facture, dans ce billet de blog. Agréable et saine lecture à vous.

 

Le plafond de verre expliqué aux enfants.

La société Cellular Solution (qui vend du téléphone portable en pays anglophone) mouille la chemise et nous propose aujourd’hui un document pédagogique très intéressant. Il permettra à tout un chacun de réfléchir à une notion importante et aux enseignant-e-s de l’aborder dans leur cours. Je veux bien sûr parler du « plafond de verre« .

Hélas le document a depuis été retiré du site internet de l’entreprise. C’est fort dommage car Cellular Solution  pourrait ne pas être reconnu à sa juste valeur. Heureusement (Si on peut dire), Internet n’oublie rien.meet-the-staff

Picsou magazine ou le sexisme (mais pas que) expliqué aux enfants…

picsou mag sexiste...

Vu dans les questions du lectorat de Picsou magazine… On appréciera la justesse de l’analyse et la finesse de la réponse formant un lectorat éclairé sur les questions d’égalité… Bon après, c’est un journal qui porte le nom d’une personnage richissime dont les principales aventures à succès consistent à gagner encore plus d’argent en écrasant sans ménagement ses concurrents et qui laisse ses neveux  dans la misère, par une pure radinerie qu’il cache derrière une valorisation du mérite…. Un modèle du libéral économique-conservateur moral en somme. Donc, en fait, c’est cohérent.

Le sucre, le tabac, le climat, le gaz de schiste, etc…

L’article que je copie-colle ici est un article d’un blog du Monde. Je ne le copie par par volonté de détournement. Je vous encourage d’ailleurs à aller plutôt le lire sur le site en question. Je le copie-colle ici car je veux toujours savoir où le trouver et pouvoir le lire. Cet article, court et simple, explique exactement comment s’y prendre avec le public pour transformer une certitude en doute et éviter toute mobilisation.

La recette est aujourd’hui encore la même.   « Braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l’absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études… ». L’industrie gazière fait la même chose avec le gaz de schiste. Et je pense que ce ne seront pas les derniers à essayer de le faire. Ce qui compte c’est que cette méthode, ça ne marche plus avec vous, ni avec vos amis. Transmettez.

On se souvient de l’ouvrage Golden Holocaust, qui, en février dernier, esquissait une histoire de l’industrie du tabac « qui a de quoi rendre paranoïaque », relatait un article du Monde. A travers des millions de « tobacco documents », on découvrait comment les manufacturiers américains ont « préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public » sur la dépendance et les risques sanitaires de la cigarette.

>> Lire : « Les conspirateurs du tabac »

Ce sont désormais des documents sur l’industrie du sucre – plus de 1 500 pages de notes internes, lettres, rapports d’entreprise archivés – qui semblent démontrer le même type de stratégies et de manipulations destinées à promouvoir coûte que coûte un produit, malgré des risques sanitaires majeurs. C’est du moins ce qu’assure le magazine américain Mother Jones, dans une série d’articles sur les « doux mensonges » des entreprises du sucre.

Dans les années 1970, commence la revue, l’opinion prend de plus en plus conscience des risques sanitaires liés à la consommation de sucre, mise en cause dans la hausse de l’obésité (elle a depuis doublé aux Etats-Unis), du diabète (qui, aux Etats-Unis et depuis les années 1970 toujours, a triplé) et des maladies cardio-vasculaires. Un impact qui a d’ailleurs été de nouveau documenté dans un article paru dans Nature en février dernier, qui affirmait que « la menace sur la santé publique constituée par la consommation excessive de sucre, en particulier de fructose, est telle qu’elle justifie la mise en place de mesures comparables à celles prises afin de limiter la consommation de tabac et d’alcool », rapportait Le Monde. En cause, le lien entre le sucre et ces maladies non transmissibles « qui provoquent plus de 35 millions de morts par an dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses ».

>> Lire : Trop de sucre nuit gravement à la santé

Dans les années 1970, donc, la prise de conscience est telle que la consommation de sucre décline de 12 % en deux ans, relate Mother Jones. Une tendance qui n’est pas du goût de la gourmande industrie. Regroupées dans l’Association du sucre, dont le budget annuel s’élève alors à 800 000 dollars, les firmes se mettent, notamment, à recruter « une écurie de professionnels de la médecine et de la nutrition pour dissiper les peurs du public », et à financer des articles scientifiques susceptibles de leur attirer le soutien des agences gouvernementales, et notamment de la FDA (Food and Drug Administration). En parallèle, « les recherches sur le lien suspecté entre le sucre et les maladies chroniques sont largement mises à l’arrêt à la fin des années 1980, et les scientifiques en viennent à constater que ce genre d’activités est susceptible de mettre un terme à leur carrière », dit Mother Jones.

Alors que des mémos montrent que l’Association du sucre reconnaît, et ce dès 1962, les impacts potentiellement dangereux de leur marchandise, elle s’efforce de braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l’absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études… Entre 1975 et 1980, l’association aura dépensé 655 000 dollars en études conçues pour « maintenir la recherche comme principal support de défense de l’industrie », est-il écrit dans un document interne. Des études sont même commandées pour rechercher si le sucre stimule la sérotonine, et pourrait donc agir comme remède contre la dépression.

L’association se lance également dans une bataille contre les édulcorants utilisés dans les produits light, de plus en plus prisés par des Américains soucieux de leur poids. Avec succès : le cyclamate est par exemple interdit par la FDA en 1969, sur la base d’une étude sur des rats dont les preuves, a-t-il été établi plus tard, ne valent rien pour les humains. L’industrie n’hésite pas, enfin, à promouvoir le sucre comme moyen de contrôler son poids, voire d’en perdre. (Ci-dessous, une publicité publiée par Mother Jones : « Si le sucre fait tellement grossir, comment se fait-il que tant d’enfants soient minces ? » Et, plus bas : « Le sucre n’a pas seulement bon goût, c’est aussi un bon aliment. »)

Les efforts de l’Association du sucre se voient en tout cas couronnés d’un certain succès : après ce « revirement » du milieu des années 1970, la consommation de sucre repart significativement à la hausse aux Etats-Unis. Le nombre de cas de maladies chroniques aussi. La FDA souligne que le sucre « est généralement reconnu comme sûr ». Et jusqu’à aujourd’hui, nul consensus ne se dégage sur les impacts sanitaires de ce produit, note Mother Jones.

L’origine des « 3% des déficit maximum » expliquée aux enfants

Ce chiffre, qu’on entend et lit à longueur de déclaration politiques, la règle d’or, le déficit maximum pour pouvoir rentrer dans l’Europe, a une origine savoureuse, que je vous conseille de découvrir dans cet article du Parisien. On y lira les propos du haut fonctionnaire qui a inventé ce chiffre…

Je vous suggère de vous attarder sur ces 2 phrases pour comprendre la hauteur de l’imposture :

Mitterrand veut qu’on lui fournisse rapidement une règle facile, qui sonne économiste et puisse être opposée aux ministres qui défilaient dans son bureau pour lui réclamer de l’argent. »

 

Plus tard, cette référence sera théorisée par des économistes et reprise dans le traité de Maastricht, devenant un des critères pour pouvoir intégrer la zone euro.

3%, la règle d’or…C’est au nom de cette règle qu’on refuse de construire des écoles, des hôpitaux, qu’on ferme les maternités dans les sous-préfectures. Pourquoi 3% ? Parce que 3, « ça a traversé les époques, ça fait penser à la Trinité ».

Et combien d’autres bêtises, véritabilités de ce genre, semblant plus vraies parce que assénées depuis des années,  régissent les gouvernances?

Le gaz de schiste pour les nuls.

Pour prendre juste un cas pratique, Halliburton, une grande entreprise américaine de services aux compagnies pétrolières, fut présidée, de 95 à 2000 par Dick Cheney. Celui-ci fut vice-président de USA de 2001 à 2009 et a grandement contribué à assouplir les réglementations qui entravaient l’exploitation des gaz de schistes. Par exemple.