Analyse d’image : « J’aime ma b(o)ite. »?

Temps de lecture = 4 minutes

Si vous ne connaissez pas « J’aime ma boîte », vous ne perdez pas grand chose. Si vous avez de la curiosité et du temps pour ça, lisez l’article précédent sur l’origine et les aboutissants de cette calamité.

On se limitera dans cet article à l’analyse du visuel de la campagne de communication.

Alors que voit-on…?

On voit d’abord une composition graphique réalisée un peu à la tronçonneuse de détourages-copier-coller, à partir d’image de stock. CE n’est pas un shooting réalisé expressément pour la campagne. Le visuel est relativement bas de gamme, étonnamment, au regard de la liste et de la nature des sponsors de la campagne figurant en bas. Sa réalisation laisse à désirer côté finitions et c’est souvent l’indicateur d’une bonne récolte sur le plan de la vacherie du message véhiculé…

Du point de vue des couleurs et de leur symbolique.

Du bleu, beaucoup, beaucoup : Liberté, masculinité, entreprise, couleur attribuée à la droite en France, dans le code la route, le bleu autorise.

Du rose, un peu : Sentiment, couleur connotée PS mais aussi féminité.

Ce choix de couleur, c’est l’équivalent du « et en même temps » Macronien. Très bleu et en même temps un peu rose mais très bleu.

Et avec ça, du blanc : Neutralité, clarté, innocence, visibilité sans être tape à l’oeil comme le serait le jaune (La campagne de Macron était rose, bleu, jaune, et très vifs!)

On revient sur le noir et le gris des vêtements, juste après.

Le décor

Plutôt maigre… Des spotlights en perspectives, donnent l’impression d’espace. Il y a probablement la recherche de confusion entre « la boîte » entreprise et « la boîte » de nuit.

Les personnages.

4 personnage. Ils ont l’air d’être à un niveau d’amusement élevé. Une impression étrange vient du fait qu’ils semblent être seul-e-s dans une salle immense. On dirait un début de soirée en boîte de nuit vide avec des personnage qui ont des comportements de fin de soirée (Cravate autour de la tête???). #Malaise…

De plus, ils sont ensemble sans l’être. Pas d’échange de regard ou de geste de connivence entre eux. Ce sont des individualités qui se retrouvent sans la même action mais il n’y a pas de collectif.

Il y a 3 hommes pour une femme. Pour la parité, on repassera. Si on s’intéresse aux vêtements, c’est pire. Les hommes sont en costume, chemise, cravate, lunettes. Costumes noirs évidemment, couleur du pouvoir et du sérieux. La femme n’est pas sexualisée mais est en habits beaucoup plus quotidiens, un pull léger gris, gris couleur médiane, de discrétion. Les hommes nous regardent droit dans les yeux, elle détourne le regard. En sous-nombre, avec un regard évitant de fait, dans un habit de discrétion, la vision des femmes dans l’entreprise portée par cette affiche plaide nettement pour l’inégalité : Les hommes et la femmes ne sont pas au même rang. C’est peut-être à l’image de la réalité mais c’est aussi une occasion manquée de « faire bouger » des lignes.

Par ailleurs, aucun de ces personnages ne semble en tenue d’ouvrier métallurgiste, d’agriculteur ou d’aide soignant. Si ces gens sont en tenue de travail, on peut plutôt les imaginer comme étant du personnel d’encadrement ou des commerciaux. Imaginer que ces personnages sont le patron en arrière plan, un senior manager, un junior manager à lunette de soleil et leur assistante parait réaliste. La vision de l’entreprise qu’ont les promoteur de cette campagne exclue nettement les gens de la base et les travailleurs manuels. 6 000 000 de personnes en France au bas mot.

Le slogan

« Fais bouger ta boîte! »  invite à prendre des initiatives mais l’image vient rappeler l’ordre des choses : Mettre sa cravate sur la tête pourquoi pas mais, avant tout, on est en costume. Le décalage oui, le changement, non. Il ne s’agirait pas d’inciter à la grêve… Pourtant pour faire bouger une boîte… la grève, ça peut marcher plus efficacement qu’un apéro Perrier-Jus d’orange…

Ce slogan est aussi une présupposition, celle que le lecteur a une boîte (pour pouvoir la faire bouger.). Exit les chômeurs et RSAstres. Si l’emploi est pour toi un mode de réalisation et que tu en es exclu, ce sloggan est un rappel à ton impossibilité de faire quelque chose. Merci de te cacher pour mourir.

« Ta boîte », « Ta », c’est la tienne, pas celle d’un patron ou d’actionnaires. Implique les salariés en jouant sur le sentiment d’avoir en main le destin de l’entreprise. Gomme le rapport de force possible entre les salariés et les patrons. ça dit « Tous dans le même bateau! » Et après les gens de gauches sont taxés d’utopisme…

En résumé

Une publicité très orientée vers des gens très conformes mais cherchant à ratisser un peu vers des progressistes sociaux. Qui porte une vision de la répartition des pouvoirs nettement en faveur des hommes. Et qui propose d’exclure du champs de l’entreprise, ou en tout cas de l’imaginaire qui lui est relié, les ouvrier-e-s, les chômeurs-ses. Une invitation à prendre une 2e fois du pétillant (« Oulala, Monsieur Brochard, je crois bien que vais être pompette.)  mais pas 3 (« Oulala, Monsieur Brochard, je crois bien qu’on va vous séquestrer. ») Plein de raisons de pas aimer « J’aime ma boîte. »

Aimer son métier et refuser « J’aime ma boite… »

Temps de lecture = 3 minutes (pour le décryptage du visuel, c’est par là.)

Avec l’automne tombent les feuilles et les calamités telles « J’aime ma boîte. »

Enfin, de notre point de vue c’est une calamité. Il s’agit d’une initiative tout à fait verticale, l’idée étant, notamment, que les salariés s’affirment dans un rapport affectif avec leur entreprise (jusque là, pourquoi pas…), à la demande même…des entreprises. Et pas des plus gentilles. (TATI? Vraiment? Le LIDL du vêtement, qui a contribué activement aux délocalisations des filières vestimentaires???)

Demander à ses employé-e-s d’affirmer leur amour…

ça ne pose de souci à personne cette idée? On n’est pas loin du chantage affectif (Dis moi que tu m’aimes, sinon, je te Plan-De-Sauvegarde ton emploi). Et dans tous les cas ça ressemble fort à une manipulation tendant à renforcer unilatéralement ce lien affectif en le célébrant. Ce dernier point pose particulièrement problème. Exacerber l’attachement des gens, oui, à condition que ce soit réciproque. Sans quoi, c’est célébrer la dépendance, l’amour sans retour, la relation asymétrique.

Et dans le contexte où GM&S, GE-Hydro, Whirlpool, et même … TATI (!!!), licencient en quantité,  il est difficile d’imaginer que les grandes entreprise soient attachées à leurs salarié-e-s. (Les petites entreprises, c’est déjà autre choses.) On attend encore une opération qui s’appellerait « J’aime mes salarié-e-s. »… Dure sera la chute, le jour où votre entreprise bien aimée, vous dit d’aller voir ailleurs. Encore une injonction paradoxale bien vilaine « Soit mobile » mais « Attache-toi ».

Pour rappel, les salarié-e-s sont encore pour la plupart dans un lien de subordination et d’échange monétaire proportionné avec leur leader bien aimé…pardon, patron. Et il est relativement sain que l’on en reste là : Les liens affectifs dans les relations de travail  simplifient rarement les choses. Bref, le problème n’est pas tant d’aimer sa boîte que de demander des signes d’amour, particulièrement quand on n’est pas prêt à la réciprocité…

Derrière cette initiative, d’anciens ouvriers du Creusot.

Nan, j’déconne. ETHIC, pour Entreprises à Taille Humaine, Indépendantes et de Croissance. On pourrait passer un article entier sur la langue de bois contenue dans ce seule nom (Comment rester une entreprise à taille humaine en étant toujours en croissance, pas exemple?) Mais comme on sent surtout qu’il a été question de trouver les mots qui allaient bien avec le jeu de mot de l’acronyme, on ne s’y attardera pas. Surtout que pour la taille humaine (ça s’arrête à quelle mesure?), on repassera en regardant les quelques adhérents mis en avant.

Fondé par Yvon Gattaz, il y a une quarantaine d’année, on y organise des débats. Dernièrement avec Gérald Darmanin ou encore Valérie Pécresse, voire JCDecaux (Pas JCDecaux, il est mort. JCDecaux, son fils. Sans rire. Le fils de Jean Claude Decaux s’appelle Jean-Charles. Jusqu’au bout, corporate. Sacré JC. (Pas le Christ, Jean Claude)). On imagine donc que ce think-tank n’est guère pluraliste. Mais c’est un think-tank, on ne peur lui reprocher. En revanche, s’appeler Ethic quand on se donne pour objectif de réduire les dépenses de l’état, c’est plus que discutable…

2 figures notables de l’officine. Sophie de Menthon, présidente, une affable personne qu’on a vu écumer les plateaux télé pendant la campagne présidentielle en VRP de Macron. Et Leonidas Kalogeropoulos, dont on utilisera une citation dans la minute d’autodéfense intellectuelle de lundi prochain. C’était en janvier 2015. Moins d’une semaine après les attentats, il tentait une hallucinante récupération de ceux-ci pour dire que c’était une raison de passer la loi Macron…

Opération « J’aime ma boîte », non merci.

Dans le prochain post, on fera le décryptage des éléments symboliques du visuel choisi pour cette année pour « J’aime ma boîte ». Les idées véhiculées semblent tout droit sorties du pire des années 80…Impressionnant.

Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

Jacques Fresco et le Venus project : Le monde moins les humains ?

Je viens de finir de voir ce documentaire…

Je ne vais pas trop toucher à la forme bien que l’utilisation quasi continue d’images de stock plus ou moins découplées du propos m’ait un peu gêné.

Je suis d’accord avec les constats qui y sont faits. Ces constats sont sensiblement toujours les mêmes chez les alternatifs (de droite comme de gauche…) : Inadéquation entre les politiques publiques et les enjeux environnementaux et sociaux, inégalités et mal-répartitions des biens, souci avec le système bancaire qui s’est arrogé le droit de frapper notre monnaie, obsolescence programmée, etc…. Avec ce qui me parait une originalité, l’idée que tout cela est lié à la pénurie.

Il faut donc changer. Soit.

En revanche, j’ai un souci sur les solutions. (Oui, c’est toujours là que les avis divergent…). J’aime bien l’idée d’une société basée sur l’abondance… Mais de quelle abondance s’agit-il ? Telle qu’elle nous est décrite dans cette vision, d’un abondance de biens et de technologies. Est-ce vraiment nouveau ? Je ne pense pas…

Il y aurait donc des lieux où l’ont pourrait se servir à l’envie. Le système productif devrait selon Fresco être reproportionné, agrandit. Il faudrait passer à une automatisation complète de la production (et des tâches bêtifiantes si j’ai bien compris) pour y arriver. Remplacement maximum des humains par des machines. Sur cette même ligne, il est proposé de ne pas rénover les villes mais de construire tout de neuf…

Est-ce vraiment la solution envisagée à la surconsommation et à l’épuisement des ressources non seulement pétrolières mais aussi, et surtout, minières ? Le rêve du MEDEF moins l’argent ? D’ailleurs, la solution proposée d’avoir des « senseurs » qui donnent des données sur les flux et les réserves existe déjà… On l’appelle Big Data…

Le plus étonnant, c’est que ce « plus de la même chose » s’appuie sur une citation attribuée à Einstein : « Nous ne pouvons résoudre des problèmes en utilisant les mêmes modes de pensées que ceux qui les ont engendrés. » (19e minutes.)… Un comble…

Jacques Fresco a également une phrase très importante, qui passe presque inaperçue (28’50) : « ça ne marcherait pas dans la culture actuelle. » Cette phrase est terrible car elle nous dit que ce système pour les humains a été pensé à partir d’être humains qui n’existent pas… (Je ne serait pas étonné que Fresco soit architecte ou ingénieur à la base mais pas sociologue…Oups, bingo…) Ce qui semble cruellement lucide : Centré sur l’idée (pas forcément vraie) que les pauvres veulent accéder à ce que les riches ont, il oblitère l’idée qu’une part du problème vient du fait que les riches ne lâcheront pas leur richesse si facilement… Quand bien même on ne leur prendrait pas mais qu’on se « contenterait » d’abolir l’argent. On aime l’égalité mais on adore les privilèges… Par exemple, les données du Big Data sont entre les mains d’un petit nombre, ne seraient-ce que parce que leur analyse et utilisation demandent des moyens faramineux…

Alors la phrase finale disant qu’il faudrait 10 ans pour changer la surface de la Terre résonne un peu différemment… 10 ans pour la surface de la Terre, c’est splendide… Mais combien de temps pour changer le fond des êtres humains ? Et d’ici là, que fait-on?

Apolitique, apartisan, indépendance, ni de droite ni de gauche.

Est apolitique une personne ou une organisation qui est extérieure à toute lutte relative au gouvernement ou aux affaires publiques d’un État. Cette définition est simple et peut être retrouvée dans la plupart des dictionnaires. Mais à considérer la plupart des gens qui se réclament de l’apolitisme on se demande s’il-le-s ont bien ouvert leur dictionnaire avant d’utiliser ce mot…

Les exemples:

Prenons le Collectif La Manif pour tous qui, dans la même phrase, et sans cilier, arrive à se définir « apolitique et confessionnel ». Déjà s’appeler « La manif pour tous » et se dire apolitique est très fort. Mais immédiatement derrière faire une association d’idées antinomiques qui signifie que l’on considère que la religion n’est en rien liée à des questions de vie publique… La Manif pour tous vient de dire, si elle répond à la définition qu’elle a d’elle même, qu’elle doit se dissoudre… Ou alors, le porte-parole a dit n’importe quoi dans un certain objectif. Je penche pour cette explication…

Variante, l’Institut Montaigne, pas apolitique mais indépendant. En fait « politique » par omission et indépendant proclamé. Le titre d’ « institut » ne devant pas faire oublier qu’il ne s’agit que d’une association mais que celle-ci se donne, ainsi des airs officiels. Une asso dont voici le début des statuts :

Espace de réflexion, libre et indépendant de toute contrainte politique et économique, l’Institut Montaigne s’articule autour de groupes de travail, réunissant des représentants de la société civile (intellectuels, universitaires, experts, responsables d’entreprises, personnalités qualifiées, etc.).

Traitant des sujets les plus divers, l’Institut élabore et diffuse des propositions concrètes de long terme.

Le mot politique n’est utilisé que pour dire qu’on n’y est pas contraint. Pas politique? Même en produisant régulièrement des rapports, des bilans en direction des media, en mettant à disposition des experts qui donnent leur avis sur tout? Criant son indépendance des pouvoirs publics sur les toits mais ne voyant aucun inconvénient à toucher ses 3 millions de budget annuel de banques, fonds d’investissement, assureurs, laboratoires pharmaceutiques, multinationales de services industriels. Libre de toute contrainte économique ?

Pour terminer avec les exemples, l’association SOS Education. Elle se dit apolitique et apartisane, ce qui veut dire de surcroît qu’elle ne se positionnerait pas en faveur d’un parti. Mais lorsque l’on regarde ses objectifs, elle a pour but d’influer sur la ligne de conduite du Ministère de l’éducation nationale, notamment en poussant à la réduction des effectifs du personnel encadrant… Elle se targue, par ailleurs, d’un grand nombre de soutiens d’élu-e-s. On aura, à ce stade compris que ces élu-e-s sont des élu-e-s UMP. Lorsqu’elle se proclame apolitique et apartisane, cette association dit exactement le contraire de ce qu’elle est.

L’interprétation :

La confusion entre apolitiques et apartisane est très largement répandue. L’apolitisme demande de ne se positionner sur aucun sujet de société ou de la vie publique. Un sacré challenge. Mais bon nombre d’artistes et pas des moins subventionnés y arrivent très bien (Il y a d’ailleurs souvent un lien de cause à effet très positif entre apolitisme et subventions/propositions d’exposition. ) L’apartisanisme, quant à lui, demande de ne se positionner pour aucun parti politique. Se dire apartisan en plus d’apolitique est donc un pléonasme. En revanche, on peut effectivement être politique et apartisan. Nombre d’associations défendent leur point de vue sans pour autant apporter leur soutien à qui que ce soit. (Il y a d’ailleurs souvent un lien de cause à effet négatif entre politisation apartisane  et subvention/allocation de local…)

Quel est l’intérêt de se réclamer de l’apolitisme ou de l’apartisanisme ?

Dans un pays et où on a réussi à rendre l’adjectif « politisé » synonyme multifacette de sulfureux/ has-been / ennuyeux à mourir  et où 40 % des gens ne votent pas, une portion considérable de la population ne s’intéresse donc que de très loin à la vie politique voire la fuit purement et simplement. Ce qui est pratique pour gouverner, car on est tranquille, moins pour obtenir des soutiens populaires quand on a des idées à défendre… Se dire politisé, c’est se couper d’une bonne part de ses soutiens. Et quand, en plus, les idées que l’ont défend auraient pour effet de nuire à la classe de population que l’on cherche à convertir, étiqueter ouvertement ses idées est suicidaire.

Dans ce cas là, on se dit apolitique et apartisan et tant pis si on dit n’importe quoi.

Et quand on a compris qu’en terme de nombre, la classe populaire est généralement celle à courtiser pour faire du chiffre, on comprend que l’expression « apolitique et apartisan » est une des préférées des idéologies de droite, même si elles n’en ont pas l’exclusivité…

Variante de « apolitique » : « Ni de droite, ni de gauche »

Exemple : « Je veux dire un mot à Manuel. Pour moi, pour nous, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite. Et je dois vous dire que nous sommes très heureux de son action« , dixit Serge Dassault, au côté de M. Valls, le 11 sept 2012, lors de l’inauguration de la foire de Corbeil-Essonnes. Le sénateur UMP, par ailleurs propriétaire du Figaro a pousuivi « C’est pour ça qu’il a l’appui d’un journal bien connu. Mais, s’il fait des bêtises, on en reparle. Actuellement, c’est très bien. Pour les Roms et tous les autres, c’est formidable. Donc bravo Manuel et continue ! » Ce jour là, Manuel Valls a fait mine de s’éponger le front, moins d’un an après, 7 juillet 2013, il reprenait le même élément de langage. Thomas Guénolé, politologue lui donne le qualificatif de « socialiste de droite », une expression qui mériterait qu’on s’y attarde tant elle fait référence à une réalité dérangeante… Car le gouvernement actuel n’est peut-être « Ni gauche, ni de droite », si vous voyez ce que je veux dire…

Sociétés discrètes…

Avant toute chose, je ré-affirme ne pas croire aux théories du complot. Je ne pense pas qu’il y ait une méta-instance secrète qui dirige le monde. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’il y a des personnes de pouvoir. Et que celles-ci n’ont pas foncièrement besoin de se mettre d’accord sur quoique ce soit dans les détails. Car celles-ci sont implicitement d’accord sur un cadre de référence (Le libéralisme, le capitalisme, l’existence de voix prépondérantes…). Et comme dans tout groupe d’intérêts communs, la réaffirmation de se cadre est une chose importante. Ces évènements de réaffirmation ne sont pas secrets. Par contre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter la médiatisation…Ce ne sont pas des sociétés secrètes mais bien des sociétés discrètes…

Je connaissais déjà le Siècle. Le Siècle est un club, fondé en 1944, réunissant des membres les plus influents de la « classe dirigeante » française afin de produire une synergie entre leur pouvoir. On y trouve une sélection des personnalités les plus puissantes de la société française, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan.
Les adhérents du Siècle sont soumis au secret sur les membres et les sujets discutés. Les caméras ou tout autre dispositif d’enregistrement y sont interdits. Le dîner du siècle, c’est chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile Club de Paris.

Je viens de faire la connaissance du Bilderberg. C’est un peu le même principe, de manière annuelle et mondiale. Une différence notable, on n’ est pas adhérent, on y est invité par le Comité Bilderberg… Voici comment en parle Nicolas Beytout (dont on ne s’étonnera pas de l’invitation vue sa fiche Wikipedia…) « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent » Cette dernière phrase étant particulièrement interessante… Hors de la confidentialité, impossible de dire tout à fait ce que l’on pense.

Durant les trois sessions précédentes, les participants choisis à cette conférence  ont eu l’occasion d’échanger autour de différents sujets, notamment « Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution » en 2010, « The Middle East: What Does Democracy Mean? », « Current Conflict Areas » et « Demographic Stresses » en 2011, ainsi que « The Future of Democracy in the Developed World », « A Conversation on US Foreign Policy », « Stability and Instability in the Middle East » et finalement « What Can the West Do about Iran? » en 2012.

Le programme cette année s’articulait autour des points suivants :

  • Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite et créer plus d’emploi ?
  • Travail, droits et dettes
  • Comment le concept du « Big Data » est en train de tout changer. (Surement un sujet pour Eric Schmidt et Jeff Bezos)
  • Nationalisme et populisme
  • La politique étrangère américaine
  • Les défis de (pour?) l’Afrique
  • Les guerres virtuelles et la prolifération des menaces asymétriques
  • Les principales tendances dans la recherche médicale
  • L’éducation en ligne: promesse et impacts
  • Les politiques de l’Union Européenne
  • Les développements [de la situation] au Moyen-Orient
  • Questions d’actualité.

Je ne sais pas si les personnes présentes en sont conscientes -je ne pense pas- mais cela ressemble fort à un « balayage » de sujets généraux d’où on ne sortira rien de chacun mais dont l’intérêt réside dans ce qui est transversal… Je reformule : Chaque sujet semble très différents et les débats entre chaque sujet semblent vraiment différents. (Quoique…) Mais un cadre de référence commun implicite se nourrira de toutes les discussions. Et vice-versa. Les discussions prenant pour postulat de base ce cadre de référence. C’est cela que je nomme la réaffirmation du cadre. En langue de bois, cela se traduit par « mise en réseau des idées et des personnes »

Le ton étant déjà donné par le premier sujet… « Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite ? » Sous couvert de la diversité des origines des personnes présente, on dira défendre le pluralisme mais celui-ci n’aura d’existence que dans le cadre de la non remise en question de la croissance et du développement (C-a-d du capitalisme…en langue de bois traduite…). Ne pas confondre l’arc en ciel avec un dégradé en nuances de gris…

Le comité de direction du Bilderberg a publié la liste des participants prévus pour la session de cette année 2013 qui s’est déroulée du 6 au 9 juin dernier.

Parmi ces participants nous trouvons donc Eric Schmidt chairman et Ex-PDG de Google, Jeff Bezos fondateur et actuel PDG d’Amazon, notre délicieux François Fillon ex-premier ministre français et potentiel présidentiable pour 2017, Timothy Geithner président de la FED de New-York pendant la crise de 2008 puis secrétaire au Trésor, Christine Lagarde actuelle présidente du FMI, Mario Monti ex-premier ministre, ex-ministre de l’économie et des finances et ex-ministre de affaires étrangères Italien (le tout entre novembre 2011 et avril 2013). Bien entendu la liste ne s’arrête pas là, il y a un grand nombre d’hommes politiques, d’entrepreneurs, de journalistes, de militaire, et autres personnalités, aux alentour de 140 au total.

La liste complète des participant-e-s de cette année. J’ai surligné ceux qui m’ont paru particulièrement interessants. Le nombre de représentant de Banques (Lazard, HSBC, Goldman Sachs, Barclays.et j’en passe…) et de ministres des finances est impressionnant…:

  1. Henri de Castries, Chairman and CEO, AXA Group
  2. Paul M. Achleitner, Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG
  3. Josef Ackermann, Chairman of the Board, Zurich Insurance Group Ltd
  4. Marcus Agius, Former Chairman, Barclays plc
  5. Helen Alexander, Chairman, UBM plc
  6. Roger C. Altman, Executive Chairman, Evercore Partners
  7. Matti Apunen, Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  8. Susan Athey, Professor of Economics, Stanford Graduate School of Business
  9. Asli Aydintasbas, Columnist, Milliyet Newspaper
  10. Ali Babacan, Turkish Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
  11. Ed Balls, Shadow Chancellor of the Exchequer
  12. Francisco Pinto Balsemão, Chairman and CEO, IMPRESA
  13. Nicolas Barré, Managing Editor, Les Echos
  14. José Manuel Barroso, President, European Commission
  15. Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  16. Olivier de Bavinchove, Commander, Eurocorps
  17. John Bell, Regius Professor of Medicine, University of Oxford
  18. Franco Bernabè, Chairman and CEO, Telecom Italia S.p.A.
  19. Jeff Bezos, Founder and CEO, Amazon.com
  20. Carl Bildt, Swedish Minister for Foreign Affairs
  21. Anders Borg, Swedish Minister for Finance
  22. Jean François van Boxmeer, CEO, Heineken
  23. Svein Richard Brandtzæg, President and CEO, Norsk Hydro ASA
  24. Oscar Bronner, Publisher, Der Standard Medienwelt
  25. Peter Carrington, Former Honorary Chairman, Bilderberg Meetings
  26. Juan Luis Cebrián, Executive Chairman, Grupo PRISA
  27. Edmund Clark, President and CEO, TD Bank Group
  28. Kenneth Clarke, Cabinet Minister
  29. Bjarne Corydon, Danish Minister of Finance
  30. Sherard Cowper-Coles, Business Development Director, International, BAE Systems plc
  31. Enrico Cucchiani, CEO, Intesa Sanpaolo SpA
  32. Etienne Davignon, Belgian Minister of State; Former Chairman, Bilderberg Meetings
  33. Ian Davis, Senior Partner Emeritus, McKinsey & Company
  34. Robbert H. Dijkgraaf, Director and Leon Levy Professor, Institute for Advanced Study
  35. Haluk Dinçer, President, Retail and Insurance Group, Sabanci Holding A.S.
  36. Robert Dudley, Group Chief Executive, BP plc
  37. Nicholas N. Eberstadt, Henry Wendt Chair in Political Economy, American Enterprise Institute
  38. Espen Barth Eide, Norwegian Minister of Foreign Affairs
  39. Börje Ekholm, President and CEO, Investor AB
  40. Thomas Enders, CEO, EADS
  41. J. Michael Evans, Vice Chairman, Goldman Sachs & Co.
  42. Ulrik Federspiel, Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
  43. Martin S.Feldstein, Professor of Economics, Harvard University; President Emeritus, NBER
  44. François Fillon, Former French Prime Minister
  45. Mark C. Fishman, President, Novartis Institutes for BioMedical Research
  46. Douglas J. Flint, Group Chairman, HSBC Holdings plc
  47. Paul Gallagher, Senior Counsel
  48. Timothy F Geithner, Former Secretary of the Treasury
  49. Michael Gfoeller, US Political Consultant
  50. Donald E. Graham, Chairman and CEO, The Washington Post Company
  51. Ulrich Grillo, CEO, Grillo-Werke AG
  52. Lilli Gruber, Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
  53. Luis de Guindos, Spanish Minister of Economy and Competitiveness
  54. Stuart Gulliver, Group Chief Executive, HSBC Holdings plc
  55. Felix Gutzwiller, Member of the Swiss Council of States
  56. Victor Halberstadt, Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
  57. Olli Heinonen, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard Kennedy School of Government
  58. Simon Henry, CFO, Royal Dutch Shell plc
  59. Paul Hermelin, Chairman and CEO, Capgemini Group
  60. Pablo Isla, Chairman and CEO, Inditex Group
  61. Kenneth M. Jacobs, Chairman and CEO, Lazard
  62. James A. Johnson, Chairman, Johnson Capital Partners
  63. Thomas J. Jordan, Chairman of the Governing Board, Swiss National Bank
  64. Vernon E. Jordan, Jr., Managing Director, Lazard Freres & Co. LLC
  65. Robert D. Kaplan, Chief Geopolitical Analyst, Stratfor
  66. Alex Karp, Founder and CEO, Palantir Technologies
  67. John Kerr, Independent Member, House of Lords
  68. Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc.
  69. Klaus Kleinfeld, Chairman and CEO, Alcoa
  70. Klaas H.W. Knot, President, De Nederlandsche Bank
  71. Mustafa V Koç,. Chairman, Koç Holding A.S.
  72. Roland Koch, CEO, Bilfinger SE
  73. Henry R. Kravis, Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  74. Marie-Josée Kravis, Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute
  75. André Kudelski, Chairman and CEO, Kudelski Group
  76. Ulysses Kyriacopoulos, Chairman, S&B Industrial Minerals S.A.
  77. Christine Lagarde, Managing Director, International Monetary Fund
  78. J. Kurt Lauk, Chairman of the Economic Council to the CDU, Berlin
  79. Lawrence Lessig, Roy L. Furman Professor of Law and Leadership, Harvard Law School
  80. Thomas Leysen, Chairman of the Board of Directors, KBC Group
  81. Christian Lindner, Party Leader, Free Democratic Party (FDP NRW)
  82. Stefan Löfven, Party Leader, Social Democratic Party (SAP)
  83. Peter Löscher, President and CEO, Siemens AG
  84. Peter Mandelson, Chairman, Global Counsel; Chairman, Lazard International
  85. Jessica T. Mathews, President, Carnegie Endowment for International Peace
  86. Frank McKenna, Chair, Brookfield Asset Management
  87. John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist
  88. Thierry de Montbrial, President, French Institute for International Relations
  89. Mario Monti, Former Italian Prime Minister
  90. Craig J. Mundie, Senior Advisor to the CEO, Microsoft Corporation
  91. Alberto Nagel, CEO, Mediobanca
  92. H.R.H. Princess Beatrix of The Netherlands
  93. Andrew Y.Ng, Co-Founder, Coursera
  94. Jorma Ollila, Chairman, Royal Dutch Shell, plc
  95. David Omand, Visiting Professor, King’s College London
  96. George Osborne, Chancellor of the Exchequer
  97. Emanuele Ottolenghi, Senior Fellow, Foundation for Defense of Democracies
  98. Soli Özel, Senior Lecturer, Kadir Has University; Columnist, Habertürk Newspaper
  99. Alexis Papahelas, Executive Editor, Kathimerini Newspaper
  100. Safak Pavey, Turkish MP
  101. Valérie Pécresse, French MP
  102. Richard N. Perle, Resident Fellow, American Enterprise Institute
  103. David H. Petraeus, General, U.S. Army (Retired)
  104. Paulo Portas, Portugal Minister of State and Foreign Affairs
  105. J. Robert S Prichard, Chair, Torys LLP
  106. Viviane Reding, Vice President and Commissioner for Justice, Fundamental Rights and Citizenship, European Commission
  107. Heather M. Reisman, CEO, Indigo Books & Music Inc.
  108. Hélène Rey, Professor of Economics, London Business School
  109. Simon Robertson, Partner, Robertson Robey Associates LLP; Deputy Chairman, HSBC Holdings
  110. Gianfelice Rocca, Chairman,Techint Group
  111. Jacek Rostowski, Minister of Finance and Deputy Prime Minister
  112. Robert E. Rubin, Co-Chairman, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
  113. Mark Rutte, Dutch Prime Minister
  114. Andreas Schieder, Austrian State Secretary of Finance
  115. Eric E. Schmidt, Executive Chairman, Google Inc.
  116. Rudolf Scholten, Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
  117. António José Seguro, Secretary General, Portuguese Socialist Party
  118. Jean-Dominique Senard, CEO, Michelin Group
  119. Kristin Skogen Lund, Director General, Confederation of Norwegian Enterprise
  120. Anne-Marie Slaughter, Bert G. Kerstetter ’66 University Professor of Politics and International Affairs, Princeton University
  121. Peter D. Sutherland, Chairman, Goldman Sachs International
  122. Martin Taylor, Former Chairman, Syngenta AG
  123. Tidjane Thiam, Group CEO, Prudential plc
  124. Peter A. Thiel, President, Thiel Capital
  125. Craig B. Thompson, President and CEO, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
  126. Jakob Haldor Topsøe, Partner, AMBROX Capital A/S
  127. Jutta Urpilainen, Finnish Minister of Finance
  128. Daniel L. Vasella, Honorary Chairman, Novartis AG
  129. Peter R. Voser, CEO, Royal Dutch Shell plc
  130. Brad Wall, Premier of Saskatchewan Province, Canada
  131. Jacob Wallenberg, Chairman, Investor AB
  132. Kevin Warsh, Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
  133. Galen G.Weston, Executive Chairman, Loblaw Companies Limited
  134. Baroness Williams of Crosby, Member, House of Lords
  135. Martin H. Wolf, Chief Economics Commentator, The Financial Times
  136. James D. Wolfensohn, Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
  137. David Wright, Vice Chairman, Barclays plc
  138. Robert B. Zoellick, Distinguished Visiting Fellow, Peterson Institute for International Economics

L’Institut Montaigne, une asso indépendante?

Il est utile de questionner l’indépendance lorsqu’elle est fortement proclamée.

Etudions rapidement le cas de l’Institut Montaigne.

Cet Institut, connu pour être un Think Tank libéral se dit pourtant indépendant car il refuse toute subvention publique.

Soit.

Le refus des subventions est une condition nécessaire pour proclamer son indépendance.

Mais pas suffisante…

Voici une liste des donateurs de l’Institut Montaigne.

Pour « limiter la perte d’indépendance », aucun ne peur donner plus de 2% du compte de produit de l’Institut. Compte qui se monte à 3 000 000€.  Cela fait quand même 60 000€.

Par ailleurs, dans cette liste de donateur, on trouvera, par exemple Axa, Allianz, Groupama, CNP Assurances, La Générale de Santé,  MACSF,(Assurances, assurances, assurances) Sanofi-Avenis, Servier Mondes, Sorin Groups Stallergenes (Labo pharmaceutiques). N’avez vous pas l’impression que, vus comme ça, classées, ces entreprises ont des intérêts communs?

Aussi lorsque l’Institut Montaigne produit une vidéo pédagogique sur le système de santé français, j’ai un peu de mal à accepter la pilule. La vidéo semble pleine de bon sens mais le diable se cache quand même souvent dans les détails… Que cherche cet Institut? (Et je passerai outre le détail de la récupération de « la vidéo faite en dessins », concept initialement créé par des groupes d’éducations populaire effectivement de gauche, et désargentés (et créatifs),eux.)

Restons sur l’indépendance. Dans la liste des donateurs, on trouve aussi 3i, La Caisse des Dépots, le groupe Banque Populaire, la Banque postale, HSBC France, Lazard Frères, Rothschild et Cie, The royal Bank of Scotland France, Wndel Investissment, Equistone : Banque, banque, actionnaires professionnels, banques, banques, gestion de fortunes, banque…

Et puis aussi tous les médiatiques… Les 3 V : Vinci, Vivendi, Véolia. Les 2 B : Bolloré, Bouygues.  GDF-Suez et toute une floppée de gestionnaires de fluides plus ou moins énergétiques ainsi que de cabinets d’avocats.

Question : Est-ce que tous ces entreprises financerait une asso qui auraient un ton différent du sens de leurs intérêt? Est-ce que ces boîtes favoriseraient une associtaion qui aurait la liberté de penser en dehors du bain culturel dont elles sont issues?

L’Institut Montaigne n’est donc ni indépendant, ni apolitique.

Récupération de formats médiatiques initialement de gauche, apolitisme proclamé ou indépendance portée en étendard, media présentant des infos semblant de bon sens en trop peu de temps pour développer les raccourcis… Bienvenu dans le fonctionnement des officines de droite. Car il faut bien que le peuple accroche et soutienne pour qu’une oligarchie se maintienne…

Gaz de schiste : Intensification de la propagande.

Le gaz de schiste, si vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, informez-vous. GASLAND , révèle ce qu’il faut en savoir pour prendre une position éclairée.

Après avoir vu ce film, bien peu de gens sont prêts à se positionner pour l’exploitation des gaz de schiste.

C’est bien simple, même des élus de droite sont officiellement contre…

En tout cas, selon l’industrie des pétroliers, il fallait faire quelque chose. Il n’aura fallut que quelques mois pour décider quoi.

Employer une firme de relations publiques pour orchestrer la propagande.

Pour, tout d’abord, dégommer Gasland. En préparant une réponse point par point aux faits montrés dans le film. Le nouveau court metrage de Josh Fox, le réalisateur de Gasland, est d’ailleurs en ligne… Il s’agit d’une réponse à cette réponse faite par les industries du gaz à son premier film. (Vous suivez? Non? Alors l’objectif des pétrolier est déjà atteint….)On y apprend que l’entreprise de relatiosn publiques employée pour mener cette basse tache  est la même que celle qui a fait prendre 10 ans de retard à la lutte anti-tabac…

Pour, ensuite s’ouvrir la porte des grands media pour introduire du doute et proposer l’exploration. (Qui sera décrite comme la »solution intermédiaire raisonnable » alors qu’elle n’est, extérieurement et du point de vue des conséquences, pas différente de l’exploitation. Et qu’elle n’a pas de sens si on ne veut pas…explorer ensuite!!!)

C’est l’édito de la Une du monde du 25 juillet : « N’enterrons pas le débat sur les gaz de schiste. »où, en introduction on se pose la question : « Faut il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource ? »

Le simple fait de poser la question est déjà un positionnement face à l’état d’esprit ambiant. Il s’agit d’une tentative de remettre la balle au centre. « Dans le fond…« / « Après tout… » /  » A-t-on raisons de… » Des expressions qui servent toujours à rouvrir le dossier.

Et quand il est ouvert, c’est le déversement d’arguments :

« La France a une position de principe, rappelée le 20 juillet par Delphine Batho, la ministre de l’écologie : jugée trop dangereuse, la fracturation hydraulique y est prohibée. Mais comment savoir, inventer, progresser si l’exploration même est interdite ? Les arguments des scientifiques sont sérieux, ceux des pétroliers aussi. »

« Etats-Unis sont peut-être à la veille d’une nouvelle phase de croissance » « les pétroliers américains ont perfectionné les techniques de fracturation hydraulique. » « Leur dépendance au pétrole importé ne cesse de diminuer, de même que leurs coûts énergétiques. »

Le seul argument négatif (Il faut bien en donner un, on fait mine d’ouvrir un débat, je vous rappelle…) est immédiatement contré :

« Plusieurs études scientifiques tirent pourtant le signal d’alarme. La fracturation hydraulique serait dangereuse pour la nature et pour l’homme. De fait, Washington prépare des normes d’exploitation plus sévères. »

Ce qui n’est pas dit dans cet « article », ni même dans le gros dossier des pages intérieures, c’est que les USA ont déjà des lois, sur l’eau notamment mais aussi sur l’exploitation. Ces lois n’étant pas faites respectées (Revoyez Gasland) par une autorité indépendante, ou juste ignorées par les industrielles auxquels on fait confiance quand ils disent « Tout est normal ». Dans ces conditions, le durcissement de la loi ne changera rien.

Ce qui n’est pas non plus dit dans l’article, c’est qu’il fait suite à un voyage au USA, un grand « reportage » au Texas.

Financé par Chesapeak Energy Corporation, exploitant de… gaz de schiste (dont notre Total bien de chez nous possède 25%) !

C’est le site arretsurimages.net qui s’en fait l’écho.

Il relaie également le fait que France 2 a fait un sujet au JT, le 17 Juillet de la même teneur. On y voit le dangreux Claude Allègre y faire du storytelling dans les règles de l’art (« Interdire la prospection mais pourquoi? Imaginez, vous êtes assis sur un tas d’or, mais vous ne voulez pas le savoir? » [sourire moqueux]] Il oublie de signaler « or radioactif » pour que l’image soit parfaite. Et puis, quel intérêt de savoir qu’il y en a? Si on préfère le laisser là où il est, autant ne pas savoir qu’il y est, non? ) On y entend le président de l’Union des Industrie Pétrolière, marchant sous de beaux arbres verts, assener point par point les arguments que nous allons, j’en suis certain, entendre massivement dans les semaines à venir : ça crée des emplois et c’est une ressource, donc ça crée de la croissance et de la compétitivité. Temps d’antenne cumulé pour les 2 : un tiers du sujet soit 1 minute. Temps d’antenne pour le maire de commune positionné contre, 10 secondes. Il aura juste servi de caution, histoire de dire qu’il a eu pluralité des opinions exprimées. Quant aux diagrammes qui illustrent le tout, il sont carrément pro-exploitation. L’un parle des USA et explique qu’on a créé 600 000 emplois. L’autre est incomplet au possible et laisse apparaître l’exploitation comme une chose nette et controlée. Il aurait pu être fait par Total.

France 5 fait pareil le 24 juillet. Un « C dans l’air » avec 4 experts dont 3 pours et 1 bôf.

Le 17 juillet, le patron de GDF-Suez Gérard Mestrallet déplorait dans La Tribune que le gaz de schiste soit « devenu un sujet tabou » en France.

Mais avant même cela, le 12 Juillet, c’est Claude Perdriel, grand patron, entre autre de presse, et membre du conseil de surveillance du Monde(!), qui signait une tribune ouvertement pro-gaz de schiste dans un de ses propres journaux, Challenge… Même rengaine « 100 000 créations d’emplois » « Usine sauvée » avec une subtilité supplémentaire « Augmentation du pouvoir d’achat car baisse des coûts de chauffage. » pour aboutir à la même conclusion « Cela mérite peut-être d’y réfléchir » (Qu’est ce qu’on a fait jusque là???)  Et je passe sur les bassesses rhétoriques que sont les appels à la peur ou la minimisation…

12,17, 17, 24, 25 juillet, autant de sujets « pour » en aussi peu de temps, avec quasiment tous les mêmes angles d’attaque et conclusions… L’industrie de la propagande pro-gaz est lancée à plein régime en prévisions de la rentrée… Il va falloir faire avec et, j’aimerais vous rappeler que, dans ce cas, et en complément de l’information sur le gaz de schiste, toute aussi importante, la clef de la réussite dans le lutte contre le gaz de schiste pourrait bien se trouver dans l’autodéfense intellectuelle. Au risque de se retrouver dans un « débat » qui ne servirait qu’à nous faire perdre de notre énergie en de vaines discussion, à détourner l’attention des problèmes, et, au final, à nous obliger à laisser du terrain aux pétrolier.

Pour organiser un cours (3h) ou un stage d’autodéfense intellectuelle (2 jours), dans votre structure, pour votre association ou votre groupe d’amis, il vous suffit d’écrire à phloem-sev[a]live.fr

Thèmes : La langue de bois, la rhétorique, les chiffres et graphique, les sondages, les images et films publicitaires.

Conditions tarifaires très coopératives…

Think tanks, Club, Réservoir d’idées…

Voici un article du Monde.fr, paru, comme de par hasard quasi- inaperçu dimanche en milieu d’après-midi, au sujet des think tanks.

Il me parait très important d’avoir un gramme de culture au sujet des think tanks car ce sont des protagonistes médiatiques relativement importants… Ainsi, il ne se passe quasiment pas une semaine sans que, que vous le sachiez ou non, vous êtes exposé à une étude, un expert, des idées venant d’une de ces organisations.

Ces organisme sont « des institutions de droit privé, en principe indépendante des partis, à but non lucratif, regroupant des experts et qui produit des études et des propositions dans le domaine des politiques publiques. » (Définition de Wikipedia, dont j’encourage la lecture de l’article sur les think tank également…)

J’ai souligné le « En principe » car, effectivement bien qu’ils émettent des idées politiques à tout-va, ils se disent apartisans. C’est là ce que je leur reproche car ce n’est évidemment pas le cas… L’article du Monde a ceci de bon qu’il permet de replacer les principaux think tank sur l’hémicycle…

Ce qui est très utile car, par exemple, une étude comme celle-ci, affirmant que « les Français sont favorables à des réformes du service public », est à interpréter différemment selon que l’Institut dont elle émane est de gauche, droite, libéral ou non…. De même qu’il peut être utile de connaître la teinte de l’ « expert indépendant » gentiment fourni à TF1 pour faire son journal… (Bon, en fait, on la connait sans doute… J’imagine tout à fait TF1 appeler l’Institut Montaigne pour avoir un expert sur l’heure…)

De saines lectures donc. Et pour terminer, je conseille la lecture de cet article sur le site de la SCOP Le Pavé. Elle permet de situer les think tank dans la galerie des Super-Vilains.