L’éducation au media et à l’information, encore, toujours…

En ce moment, des comptes Twitter sont mis sous pressions par la plateforme. Bloqués pour 12h, il leur est demandé de supprimer un message diffusant une article de Libé contenant la vidéo de la manif des Gilets Jaunes devant chez Marlène Schiappa. Et il semble que ce soit suite à une réaction de cette dernière…
 
Je ne voudrais pas dire que je vous avais prévenu mais quand même, je vous l’avais bien dit.😬
 
Un gouvernement qui lutte contre les « #FakeNews« , avec l’aide des tenanciers des réseaux sociaux, pose un gros problème démocratique et de liberté.
Même autoproclamé « progressiste ».
 
Si je fais mine de penser que cette censure n’est pas pour un intérêt personnel, je comprends ce qui guide la démarche.
Car figurez-vous que j’ai discuté, il y a peu avec une tenante du RN. Oui, j’ai une vie pleine de surprises…
 
Une bribe de conversation retient mon attention sur le marché. Je m’incruste aussi poliment, et j’écoute aussi paisiblement, que possible : Je ne sais pas si cette femme était représentative mais au moins, elle m’a semblé explicative de quelques chose.
 
Car son discours « politique » était serti de toutes les rumeurs qu’on peut trouver sur internet. Empoisonnement par chemtrails (On a un aéroport pas loin.), grand remplacement soigneusement orchestré, vers de terre dans les hamburgers, mendiants en BMW, illuminatis, immigrés qui touchent 1800€ d’alloc’…
 
« Mais pour avoir ces informations, il faut bien les chercher. » #RegardMystérieux
Sous prétexte qu’une #fakenews n’a pas été obtenues sans effort, elle ne peut être que vraie…
 
Cette femme, la team capitaliste la range dans les « Complotistes. »
 
Catégorie bien commode qui permet, en plus, de dégommer les gens qui diraient que le capitalisme se réalise, au moins en partie, en réseau concerté. #Bilderberg #Pantouflage #MediaDesMilliardaires Etc…😏
 
Mais cette femme me semble avoir un problème plus important : L’amédiatisme.
L’inéducation aux media et l’incapacité de juger de la fiabilité d’une information.
 
OK, c’est un néologisme. Et si vous avez un meilleur terme, je prends.
 
Selon la team autoproclamée progressiste, la lutte contre le complotisme passe par la lutte contre les fake-news AKA censure.
(Progrès/Censure, on appréciera l’ironie…)
 
Avec tous les risques qu’on peut imaginer.
Risques dont la mésaventure Marlene Schiappa
-GJ-Twitter actuelle n’est qu’un petit aperçu.
 
Alors que la solution passe obligatoirement par l’éducation aux medias et à l’information. Comme on tâche de le faire, @mescafouine , @HygieneMentale
, moi et bien d’autres (mais pas assez), par diverses portes d’entrées.
 
Problème : ça peut avoir un effet politisant. Et pas « exactement » dans le sens du capitalisme…
 
Car regarder avec esprit critique sa propre situation ou celle du monde peut mener à l’idée que le capitalisme fonctionne d’une manière qui s’apparente à une religion et conduit à des destructions dont seuls avaient été capables, jusque là, des phénomènes géologiques spontanés.
 
Du coup, les tenants d’un capitalisme intégral (aka libéralisme.) sont pris en tenaille.
Éducation et risque de conscientisation politique OU Censure et risque de maltraitance démocratique. Quel choix est fait selon vous? Réponse…
 
Ce n’est pas tranché. 🙂
Les 2 co-existent.
Les nouveaux programmes scolaires intègrent cette éducation.
https://eduscol.education.fr/cid72525/presentation-de-l-emi.html
 
Mais s’ils l’intègrent comme l’education sexuelle, ce sera la cata.
(Programmes : 3 séance d’éducation sexuelle, affective, égalité H/F, genre, etc… PAR AN du CP à la Terminale.
Réalité : 1 séance « Contraception » en 4e et une formation quasi-nulle pour les prof.)
 
Je soutiens que l’éducation aux medias et à l’information devrait être une matière complète visant à rendre les élèves autonomes dans leurs divers rapports à l’information. (Partage si t’es OK.)
 
Et alors, à ce moment là, peut-être, on ne craindra plus ni la #démagogie, ni les #FakeNews, que celles ci soient agréées par le gouvernement ou par les gouvernés. (Et on vivra tous aux pays des licornes avec des nuages en barbe à papa.)

Le Gouvernement vous (dé)forme sur les fakenews…

Je viens de recevoir sur ma timeline, la version gouvernementale d’un ‘tuto’ contre les #fakenews
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est mauvais. Voilà pourquoi :

Tout d’abord, parce que du point de vue pistes de repérage, cette vidéo est creuse.
La vidéo de 30’ (https://twitter.com/gouvernementFR/status/1071381210922958848) dit seulement « Il existe des comptes parodiques. » (Quelle nouvelle!) et « Méfiez-vous du sentiment de scandale. »

Vous ne trouvez pas que ce genre de « piste pédagogique » tombe opportunément bien, en cette période où des images qui repoussent le niveau du scandale au sujet des actions policières sont effectivement produites, parfois par la police elle-même ?

A cela vient s’ajouter la petite idée que « Les fakes-news seront de plus en plus difficiles à repérer par le citoyen. » Que je ne peux que mettre en lien avec la volonté du gouvernement de faire passer une nouvelle loi contre elles… #Pédagogie.

Si on imagine que le gouvernement a des actions cohérentes entre elles -ce qu’on lui souhaite, quand même…- alors on entend venir ce sous-texte : «On va vous aider, parce que c’est difficile pour vous, vous comprenez…» #Propagande

Puis les journalistes apprécieront la référence au président des Etats-Unis, mis au même rang qu’eux niveau esprit critique… Alors que le type doit en partie son élection sur la PROPAGATION de maxibullshit… #CrookedHillary

La vidéo complète, d’une durée de 1’47, (https://www.youtube.com/watch?v=YSX8J-BGvjk) ajoute peu de choses :
Faire une recherche et se fier aux instances médiatiques de fact-checking… (Quelle nouveauté ! Bis.) Mais n’aborde par les questions de qualité des sources ou de loyautés. (Par exemple des instances médiatiques de fact-checking…)

Ah, oui, et puis le gouvernement propose de faire se sentir ridicules les gens qui diffusent des fake-news…
Tout en signalant que ça peut toucher tout le monde, même très involontairement.
La Bienveillance : #MaisçaCétaitAvant

Pour rappel : Ne soyez pas un enfoiré https://www.youtube.com/watch?v=5opz8kvVovs

On peut bien sûr parler de l’intervenante de cette vidéo. Fondatrice d’une agence de conseil en com’ qui a fait sa spécialité de l’exploitation de vos données pour aider à vendre ou à avoir l’air cool. Sur leur site ça se dit :

Conseil en stratégies digitales objectivées par les données d’opinion et de comportement.
Collecte et interprétation des traces numériques des internautes.
Orientation des décisions stratégiques des organisations pour […] leur réputation et […] leurs parts de marché.

Niveau informations orientées, #storytelling et ton charmant « alliant les sentiments et les #licenciements » comme dirait Alain Souchon, la dame s’y connaît probablement un peu…

Et je ne sais pas vous, mais si je devais trouver un prof de Kung-Fu pour que mes poules fassent de l’autodéfense, je vérifierais d’abord que ce n’est pas un renard… #ChickenRun

Voilà…
A toute fins utiles, juste histoire que vous sachiez aussi d’où je parle, je rappelle que ça fait 5 ans que je tourne un cursus d’ateliers d’autodéfense intellectuelle.

Ateliers

Et qu’un tuto sur le même thème m’a été commandé, il y a 6 mois : Il est bien plus complet, et si c’est dans vos préoccupations, au moins aussi neutre, que celui du gouvernement (!)


Bon visionnage.

L’état fait sa pub…

Cela fait quelques fois que je vois apparaître, lors de mouvements sociaux, sur ma timeline Twitter, sur mon mur facebook, des contenus payés par le gouvernement…

Le message que ces contenus activent présentement chez moi c’est « Plutôt que de le diriger vers des nécessités sociales et environnementales, le gouvernement dépense l’argent pour tenter de désamorcer un mouvement par des pub à côté de la plaque. (Tout en finançant des entreprises qui ont fait une spécialité de notre espionnage.) »

Ou comment bien faire comprendre qu’on n’a rien compris…

https://twitter.com/gouvernement…/status/1067359231660253184

« On devrait traiter la Silicon Valley avec la même suspicion que Wall Street »

Voici un entretien qui mérite amplement d’être lu en entier. Il s’agit d’une rencontre avec l’universitaire Evgeny Morozov. C’est un point de vue qui complète tout à fait le paragraphe de la conférence au sujet du Big Data.

Impossible de tout résumer ici, d’autant que sa pensée est déjà exprimée de manière très concentrée et limpide.

Quelques citations toutefois…

« Le solutionnisme, c’est la tendance qu’ont certains acteurs, spécifiquement les entrepreneurs et les entreprises de la Silicon Valley, à prétendre qu’ils savent comment résoudre de grands problèmes politiques et sociétaux. « 
« La vision classique de la politique, où on débat du bien commun et de la manière de l’atteindre, est remplacée par une réponse standard qui est : le problème vient de l’individu. »
« comment les gouvernement vont-il gérer la pression qui va s’exercer pour qu’ils privatisent les données de leurs propres citoyens ? […] cela arrive déjà un peu en Grande-Bretagne où le gouvernement vend des données médicales. C’est la nouvelle frontière de la privatisation. »
« Nous sommes dans une nouvelle forme de capitalisme, où l’on paie des biens et des services avec nos données, qui sont ensuite vendues contre de la publicité. « 
« Il est absurde que la Silicon Valley se félicite d’avoir des milliers de critiques pour un livre sur Amazon au lieu d’une seule dans la New York Review of Books. Ce sont deux choses différentes. »
Un entretien à lire, relire et relire encore tant chaque question touche un point sensible et pertinent.

Les media et les pauvres d’ailleurs.

Je vous invite à lire cet article de Robert Bourgoing, photographe de son état, journaliste. L’article lui a été inspiré par une étrange rencontre à Bhopal, un mois après la catastrophe de fin 1984 et après que les stigmates immédiats de celle-ci aient disparu.

On y prendra le temps de lire une réflexion intéressante sur la non-capacité de refuser d’ouvrir son intimité au reste du monde en l’absence d’éducation, des propositions pour cette éducation mais, pour commencer, sur la réjouissante manipulation  par les pauvres -qui ont compris le truc- des media complices.

http://www.bourgoing.com/2011/07/limage-du-tiers-monde/

Sociétés discrètes…

Avant toute chose, je ré-affirme ne pas croire aux théories du complot. Je ne pense pas qu’il y ait une méta-instance secrète qui dirige le monde. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’il y a des personnes de pouvoir. Et que celles-ci n’ont pas foncièrement besoin de se mettre d’accord sur quoique ce soit dans les détails. Car celles-ci sont implicitement d’accord sur un cadre de référence (Le libéralisme, le capitalisme, l’existence de voix prépondérantes…). Et comme dans tout groupe d’intérêts communs, la réaffirmation de se cadre est une chose importante. Ces évènements de réaffirmation ne sont pas secrets. Par contre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter la médiatisation…Ce ne sont pas des sociétés secrètes mais bien des sociétés discrètes…

Je connaissais déjà le Siècle. Le Siècle est un club, fondé en 1944, réunissant des membres les plus influents de la « classe dirigeante » française afin de produire une synergie entre leur pouvoir. On y trouve une sélection des personnalités les plus puissantes de la société française, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan.
Les adhérents du Siècle sont soumis au secret sur les membres et les sujets discutés. Les caméras ou tout autre dispositif d’enregistrement y sont interdits. Le dîner du siècle, c’est chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile Club de Paris.

Je viens de faire la connaissance du Bilderberg. C’est un peu le même principe, de manière annuelle et mondiale. Une différence notable, on n’ est pas adhérent, on y est invité par le Comité Bilderberg… Voici comment en parle Nicolas Beytout (dont on ne s’étonnera pas de l’invitation vue sa fiche Wikipedia…) « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent » Cette dernière phrase étant particulièrement interessante… Hors de la confidentialité, impossible de dire tout à fait ce que l’on pense.

Durant les trois sessions précédentes, les participants choisis à cette conférence  ont eu l’occasion d’échanger autour de différents sujets, notamment « Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution » en 2010, « The Middle East: What Does Democracy Mean? », « Current Conflict Areas » et « Demographic Stresses » en 2011, ainsi que « The Future of Democracy in the Developed World », « A Conversation on US Foreign Policy », « Stability and Instability in the Middle East » et finalement « What Can the West Do about Iran? » en 2012.

Le programme cette année s’articulait autour des points suivants :

  • Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite et créer plus d’emploi ?
  • Travail, droits et dettes
  • Comment le concept du « Big Data » est en train de tout changer. (Surement un sujet pour Eric Schmidt et Jeff Bezos)
  • Nationalisme et populisme
  • La politique étrangère américaine
  • Les défis de (pour?) l’Afrique
  • Les guerres virtuelles et la prolifération des menaces asymétriques
  • Les principales tendances dans la recherche médicale
  • L’éducation en ligne: promesse et impacts
  • Les politiques de l’Union Européenne
  • Les développements [de la situation] au Moyen-Orient
  • Questions d’actualité.

Je ne sais pas si les personnes présentes en sont conscientes -je ne pense pas- mais cela ressemble fort à un « balayage » de sujets généraux d’où on ne sortira rien de chacun mais dont l’intérêt réside dans ce qui est transversal… Je reformule : Chaque sujet semble très différents et les débats entre chaque sujet semblent vraiment différents. (Quoique…) Mais un cadre de référence commun implicite se nourrira de toutes les discussions. Et vice-versa. Les discussions prenant pour postulat de base ce cadre de référence. C’est cela que je nomme la réaffirmation du cadre. En langue de bois, cela se traduit par « mise en réseau des idées et des personnes »

Le ton étant déjà donné par le premier sujet… « Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite ? » Sous couvert de la diversité des origines des personnes présente, on dira défendre le pluralisme mais celui-ci n’aura d’existence que dans le cadre de la non remise en question de la croissance et du développement (C-a-d du capitalisme…en langue de bois traduite…). Ne pas confondre l’arc en ciel avec un dégradé en nuances de gris…

Le comité de direction du Bilderberg a publié la liste des participants prévus pour la session de cette année 2013 qui s’est déroulée du 6 au 9 juin dernier.

Parmi ces participants nous trouvons donc Eric Schmidt chairman et Ex-PDG de Google, Jeff Bezos fondateur et actuel PDG d’Amazon, notre délicieux François Fillon ex-premier ministre français et potentiel présidentiable pour 2017, Timothy Geithner président de la FED de New-York pendant la crise de 2008 puis secrétaire au Trésor, Christine Lagarde actuelle présidente du FMI, Mario Monti ex-premier ministre, ex-ministre de l’économie et des finances et ex-ministre de affaires étrangères Italien (le tout entre novembre 2011 et avril 2013). Bien entendu la liste ne s’arrête pas là, il y a un grand nombre d’hommes politiques, d’entrepreneurs, de journalistes, de militaire, et autres personnalités, aux alentour de 140 au total.

La liste complète des participant-e-s de cette année. J’ai surligné ceux qui m’ont paru particulièrement interessants. Le nombre de représentant de Banques (Lazard, HSBC, Goldman Sachs, Barclays.et j’en passe…) et de ministres des finances est impressionnant…:

  1. Henri de Castries, Chairman and CEO, AXA Group
  2. Paul M. Achleitner, Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG
  3. Josef Ackermann, Chairman of the Board, Zurich Insurance Group Ltd
  4. Marcus Agius, Former Chairman, Barclays plc
  5. Helen Alexander, Chairman, UBM plc
  6. Roger C. Altman, Executive Chairman, Evercore Partners
  7. Matti Apunen, Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  8. Susan Athey, Professor of Economics, Stanford Graduate School of Business
  9. Asli Aydintasbas, Columnist, Milliyet Newspaper
  10. Ali Babacan, Turkish Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
  11. Ed Balls, Shadow Chancellor of the Exchequer
  12. Francisco Pinto Balsemão, Chairman and CEO, IMPRESA
  13. Nicolas Barré, Managing Editor, Les Echos
  14. José Manuel Barroso, President, European Commission
  15. Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  16. Olivier de Bavinchove, Commander, Eurocorps
  17. John Bell, Regius Professor of Medicine, University of Oxford
  18. Franco Bernabè, Chairman and CEO, Telecom Italia S.p.A.
  19. Jeff Bezos, Founder and CEO, Amazon.com
  20. Carl Bildt, Swedish Minister for Foreign Affairs
  21. Anders Borg, Swedish Minister for Finance
  22. Jean François van Boxmeer, CEO, Heineken
  23. Svein Richard Brandtzæg, President and CEO, Norsk Hydro ASA
  24. Oscar Bronner, Publisher, Der Standard Medienwelt
  25. Peter Carrington, Former Honorary Chairman, Bilderberg Meetings
  26. Juan Luis Cebrián, Executive Chairman, Grupo PRISA
  27. Edmund Clark, President and CEO, TD Bank Group
  28. Kenneth Clarke, Cabinet Minister
  29. Bjarne Corydon, Danish Minister of Finance
  30. Sherard Cowper-Coles, Business Development Director, International, BAE Systems plc
  31. Enrico Cucchiani, CEO, Intesa Sanpaolo SpA
  32. Etienne Davignon, Belgian Minister of State; Former Chairman, Bilderberg Meetings
  33. Ian Davis, Senior Partner Emeritus, McKinsey & Company
  34. Robbert H. Dijkgraaf, Director and Leon Levy Professor, Institute for Advanced Study
  35. Haluk Dinçer, President, Retail and Insurance Group, Sabanci Holding A.S.
  36. Robert Dudley, Group Chief Executive, BP plc
  37. Nicholas N. Eberstadt, Henry Wendt Chair in Political Economy, American Enterprise Institute
  38. Espen Barth Eide, Norwegian Minister of Foreign Affairs
  39. Börje Ekholm, President and CEO, Investor AB
  40. Thomas Enders, CEO, EADS
  41. J. Michael Evans, Vice Chairman, Goldman Sachs & Co.
  42. Ulrik Federspiel, Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
  43. Martin S.Feldstein, Professor of Economics, Harvard University; President Emeritus, NBER
  44. François Fillon, Former French Prime Minister
  45. Mark C. Fishman, President, Novartis Institutes for BioMedical Research
  46. Douglas J. Flint, Group Chairman, HSBC Holdings plc
  47. Paul Gallagher, Senior Counsel
  48. Timothy F Geithner, Former Secretary of the Treasury
  49. Michael Gfoeller, US Political Consultant
  50. Donald E. Graham, Chairman and CEO, The Washington Post Company
  51. Ulrich Grillo, CEO, Grillo-Werke AG
  52. Lilli Gruber, Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
  53. Luis de Guindos, Spanish Minister of Economy and Competitiveness
  54. Stuart Gulliver, Group Chief Executive, HSBC Holdings plc
  55. Felix Gutzwiller, Member of the Swiss Council of States
  56. Victor Halberstadt, Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
  57. Olli Heinonen, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard Kennedy School of Government
  58. Simon Henry, CFO, Royal Dutch Shell plc
  59. Paul Hermelin, Chairman and CEO, Capgemini Group
  60. Pablo Isla, Chairman and CEO, Inditex Group
  61. Kenneth M. Jacobs, Chairman and CEO, Lazard
  62. James A. Johnson, Chairman, Johnson Capital Partners
  63. Thomas J. Jordan, Chairman of the Governing Board, Swiss National Bank
  64. Vernon E. Jordan, Jr., Managing Director, Lazard Freres & Co. LLC
  65. Robert D. Kaplan, Chief Geopolitical Analyst, Stratfor
  66. Alex Karp, Founder and CEO, Palantir Technologies
  67. John Kerr, Independent Member, House of Lords
  68. Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc.
  69. Klaus Kleinfeld, Chairman and CEO, Alcoa
  70. Klaas H.W. Knot, President, De Nederlandsche Bank
  71. Mustafa V Koç,. Chairman, Koç Holding A.S.
  72. Roland Koch, CEO, Bilfinger SE
  73. Henry R. Kravis, Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  74. Marie-Josée Kravis, Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute
  75. André Kudelski, Chairman and CEO, Kudelski Group
  76. Ulysses Kyriacopoulos, Chairman, S&B Industrial Minerals S.A.
  77. Christine Lagarde, Managing Director, International Monetary Fund
  78. J. Kurt Lauk, Chairman of the Economic Council to the CDU, Berlin
  79. Lawrence Lessig, Roy L. Furman Professor of Law and Leadership, Harvard Law School
  80. Thomas Leysen, Chairman of the Board of Directors, KBC Group
  81. Christian Lindner, Party Leader, Free Democratic Party (FDP NRW)
  82. Stefan Löfven, Party Leader, Social Democratic Party (SAP)
  83. Peter Löscher, President and CEO, Siemens AG
  84. Peter Mandelson, Chairman, Global Counsel; Chairman, Lazard International
  85. Jessica T. Mathews, President, Carnegie Endowment for International Peace
  86. Frank McKenna, Chair, Brookfield Asset Management
  87. John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist
  88. Thierry de Montbrial, President, French Institute for International Relations
  89. Mario Monti, Former Italian Prime Minister
  90. Craig J. Mundie, Senior Advisor to the CEO, Microsoft Corporation
  91. Alberto Nagel, CEO, Mediobanca
  92. H.R.H. Princess Beatrix of The Netherlands
  93. Andrew Y.Ng, Co-Founder, Coursera
  94. Jorma Ollila, Chairman, Royal Dutch Shell, plc
  95. David Omand, Visiting Professor, King’s College London
  96. George Osborne, Chancellor of the Exchequer
  97. Emanuele Ottolenghi, Senior Fellow, Foundation for Defense of Democracies
  98. Soli Özel, Senior Lecturer, Kadir Has University; Columnist, Habertürk Newspaper
  99. Alexis Papahelas, Executive Editor, Kathimerini Newspaper
  100. Safak Pavey, Turkish MP
  101. Valérie Pécresse, French MP
  102. Richard N. Perle, Resident Fellow, American Enterprise Institute
  103. David H. Petraeus, General, U.S. Army (Retired)
  104. Paulo Portas, Portugal Minister of State and Foreign Affairs
  105. J. Robert S Prichard, Chair, Torys LLP
  106. Viviane Reding, Vice President and Commissioner for Justice, Fundamental Rights and Citizenship, European Commission
  107. Heather M. Reisman, CEO, Indigo Books & Music Inc.
  108. Hélène Rey, Professor of Economics, London Business School
  109. Simon Robertson, Partner, Robertson Robey Associates LLP; Deputy Chairman, HSBC Holdings
  110. Gianfelice Rocca, Chairman,Techint Group
  111. Jacek Rostowski, Minister of Finance and Deputy Prime Minister
  112. Robert E. Rubin, Co-Chairman, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
  113. Mark Rutte, Dutch Prime Minister
  114. Andreas Schieder, Austrian State Secretary of Finance
  115. Eric E. Schmidt, Executive Chairman, Google Inc.
  116. Rudolf Scholten, Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
  117. António José Seguro, Secretary General, Portuguese Socialist Party
  118. Jean-Dominique Senard, CEO, Michelin Group
  119. Kristin Skogen Lund, Director General, Confederation of Norwegian Enterprise
  120. Anne-Marie Slaughter, Bert G. Kerstetter ’66 University Professor of Politics and International Affairs, Princeton University
  121. Peter D. Sutherland, Chairman, Goldman Sachs International
  122. Martin Taylor, Former Chairman, Syngenta AG
  123. Tidjane Thiam, Group CEO, Prudential plc
  124. Peter A. Thiel, President, Thiel Capital
  125. Craig B. Thompson, President and CEO, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
  126. Jakob Haldor Topsøe, Partner, AMBROX Capital A/S
  127. Jutta Urpilainen, Finnish Minister of Finance
  128. Daniel L. Vasella, Honorary Chairman, Novartis AG
  129. Peter R. Voser, CEO, Royal Dutch Shell plc
  130. Brad Wall, Premier of Saskatchewan Province, Canada
  131. Jacob Wallenberg, Chairman, Investor AB
  132. Kevin Warsh, Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
  133. Galen G.Weston, Executive Chairman, Loblaw Companies Limited
  134. Baroness Williams of Crosby, Member, House of Lords
  135. Martin H. Wolf, Chief Economics Commentator, The Financial Times
  136. James D. Wolfensohn, Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
  137. David Wright, Vice Chairman, Barclays plc
  138. Robert B. Zoellick, Distinguished Visiting Fellow, Peterson Institute for International Economics

Amis, copains, connaissances…

Un article paru il y a de cela 2 mois (04-02-13) dans Le Monde. Les conclusions de l’étude dont il est question vont dans le sens de celles d’Anthony Brault dans sa conférence gesticulée « Faim de pétrole ». C’est aussi un petit retour à u peu de bon sens… Il est clair qu’avec Face-twitt-agram-et autres réseaux sociaux, « ami » ne veut plus vraiment dire Ami. Il semblerait que l’on soit en passe de perdre un mot important là…

D’ailleurs, dans l’article, la langue de bois  foisonne et l’approche « A quoi vont donc bien me servir mes amis et quel est leur nombre optimal pour bien m’en servir? » me gêne quand même un peu…

Dans la vie active et en période de crise, évitons les « pseudo-amis »

L’émergence des réseaux sociaux virtuels, tels Facebook, LinkedIn, Viadeo ou Twitter, a tendance à imposer l’idée que le nombre de ses amis, contacts, « followers », est un gage de qualité personnelle. Un « sans amis » est moqué dans les cours de récré et dédaigné aux abords de la machine à café.

Le sociologue américain Mark Granovetter, professeur à l’université Stanford, y est pour quelque chose. Son article sur « La force des liens faibles » , publié en 1973 dans l’American Journal of Sociology, et son livre Trouver un emploi (1974), a popularisé l’idée que mieux valait avoir de nombreuses relations superficielles que peu de vrais et bons amis, pour trouver du travail, réussir sa vie professionnelle.

Plus on passe du temps avec quelqu’un, dans une relation empathique et confiante, émaillée de nombreux échanges de service, plus le lien avec cette personne est fort, selon la définition de M. Granovetter. Mais moins cette relation est d’une quelconque utilité dans la vie professionnelle, estime-t-il.

Car cette grande proximité a, par définition, moins de chances d’offrir à l’ami des ouvertures vers de nouvelles sphères professionnelles, de nouveaux réseaux.

Cette idée vient d’être battue en brèche. « Le nombre optimal d’amis dépend des conditions socio-économiques », relativisent deux chercheurs, Shigehiro Oishi, professeur associé au département de psychologie de l’université de Virginie (Etats-Unis), et Selin Kesebir, professeur de psychosociologie des organisations à la London BusinessSchool de Londres.

MOBILITÉ DES ACTEURS

Dans un article sur les stratégies optimales de réseautage, publié en novembre 2012 dans la revue Psychological Science, ils affirment, expériences à l’appui, que tout dépend de la mobilité des acteurs, de leur niveau socio-économique, et également de la situation macroéconomique.

Dans un contexte de crise, comme actuellement, le principe de Mark Granovetter n’est plus valide. « Les chances d’obtenir de l’aide sont alors supérieures si l’on a peu de relations, mais que celles-ci sont intenses », affirment les chercheurs.

« Davantage de personnes ont alors besoin d’être sérieusement aidées, souvent, et tant au plan pratique que matériel ; ce qui nécessite énormément de temps et de moyens », relèvent froidement les auteurs de cette étude.

La déperdition d’énergie pour aider ses multiples « pseudo-amis » en difficulté n’est alors pas compensée par ce que l’on retire du réseau, ont-ils vérifié tant par des calculs théoriques qu’expérimentaux. Sauf si l’on est très mobile, ou très riche. Ou, encore mieux, les deux à la fois.

kahn@lemonde.fr

par Annie Kahn