Pourquoi les violences policières n’apparaissent pas dans les journaux et media à hauteur de ce qui se vit sur le terrain?

Au delà du pénible « Les media sont des #*@$!, les journalistes sont des humains, donc touchés par le biais de confirmation. Qui vous pousse à valoriser les informations qui confirment ce que vous savez déjà.
Et,majoritairement, d’où nous vient ce que nous savons des Forces de l’Ordre …?
 
Ce que nous savons des forces de l’ordre vient de 2 sources principales : Les reportages et la fiction.
Oui… Nous ne passons pas notre temps de week-end en cellule. Enfin… Pas tous. #GiletsJaunes
Et finalement, peu de gens ont des vrais contacts avec les FDO.
 
Les reportages et fictions au sujet des FDO ne sont pas neutres, ni idéologiquement inoffensifs. D’ailleurs les FDO y veillent en partie…
 
Le 25 mai 2014, un article de TV magazine nous parlait des émissions du type « Enquête d’action », « 90′ », « Crimes » et autres réality show tournés « du bon côté de la loi. »
En 2014, il y a eu 2000 demandes de reportage pour la police.
1200 pour la gendarmerie.
60% sont acceptées.
+ de 5 reportages par jour!
Avez-vous dit « Propagande sécuritaire »..?
Mais non voyons…
 
S’il y a + de 5 reportages tournés par jour dans les FDO? c’est parce que c’est « Un métier[…]pour lequel le public se sent très concerné parce qu’il fait partie de son quotidien. » Moi j’aurais bien dit que GRÂCE à 5 reportages par jour les FDO font partie de notre quotidien…
 (La citation précédente est de Carole Rousseau, une des meilleures VRP du ministère de l’intérieur…)
 
Question : Au quotidien, êtes-vous plus souvent en contact avec des enseignant-e-s, des postier-e-s ou des gendarmes?
 
Le grand nombre de reportages au sujet des FDO s’explique aussi parce que les fonctionnaires sont des « comédiens » qui ne coûtent rien, fournis avec les décors et qui ne sont, de surcroît, jamais très loin des bureaux de la boîte de prod.
 
Mais l’occasion est trop belle… Quand je dis « Comédien »…
« Il nous arrive souvent de proposer une vision plus innovante que celle voulue par une production car elle correspond davantage à ce que nous recherchons » ainsi parle un lieutenant colonel.
#Scenariste
#Propagande
 
Car «Il est important de montrer tout ce qui met en valeur notre expertise et notre intégrité»
Le reportage se rapproche en fait d’un « docu-fiction. #SpotDeCom
 
«Le petit écran est devenu un outil de #communication pour la police et la gendarmerie.» dit l’article.
Voilà, voilà…
 
Pour aller plus loin, je vous conseille, l’excellent article de @Acrimed_info (Qu’il faut follow, aussi.)
 https://www.acrimed.org/Les-medias-auxiliaires-de-la-communication-des-forces-de-l-ordre
 
Mais considérer la forge de notre vision des forces de l’ordre ne saurait se faire de manière complète sans penser à la fiction pure et simple et ses fameux « Effets de réel »…
 
Que vous soyez #capitainemarleau , #JulieLescaut, ou #LeoMattei… ?￰゚ヌᄋ
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_s%C3%A9ries_polici%C3%A8res_fran%C3%A7aises
 
Ou #LesExperts, #TrueDetective, ou #Bones?￰゚ヌᄌ
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_s%C3%A9ries_polici%C3%A8res_am%C3%A9ricaines
 
Vous vous êtes forcément fait passer dessus par les Pléthoriques Forces Télévisuelles De L’Ordre, Du Bien, Et Du Triomphe.
 
Du triomphe car massivement, dans les fictions policières, les héros et héroînes réussissent et résolvent!
Tout le temps.
Easy.
Rapide.
(Sinon à quoi bon être un personnage principal.)
 
Dans la réalité…Moins.
 
Et on pourrait parler du type des délits et crimes élucidés, dont le tableau est très éloigné de celui de de la réalité.
Les psychopathes sanguinaires ne courent pas les rues et on attend toujours la gênante série réaliste française,  « Viols et meurtres en famille. »
 
Crimes et délits qui sont quasiment toujours expliqués par des facteurs individuels, sans réelles réflexions sur les causes systémiques de la délinquance. Laissez-moi rêver.
 
Et, rêve pour rêve, on ne parle pas souvent de délinquance fiscale d’ailleurs…  Vous savez, le truc qui nous coûte entre 8 et 10 fois le budget du ministère de  l’écologie… Mais revenons à nos bergers…
 
Les distorsions de réalité des reportages et des fictions policières ne seraient pas génantes si ces productions n’assuraient pas l’éducation à un système judiciaire complètement absente du système éducatif…
 
Sophie Mazet dans son Manuel d’autodéfense intellectuel (Lisez-le.) rapporte que dans les années 90, il fallait brieffer les prévenu-e-s pour qu’il-le-s évitent de donner du « Votre Honneur » au juge.
 
D’ailleurs, vous, vous l’appelleriez comment un juge,si vous étiez au tribunal ?
 
Au total, l’image mentale que nous -journalistes y compris- avons souvent des forces de l’ordre est très incompatible avec l’idée que ce sont des humains ordinaires, susceptibles aussi de commettre des crimes.
 
Pas simple de s’imaginer une Julie Lescaut en train de matraquer de la syndicaliste juste parce qu’elle est à bout de nerf ou une #capitainemarleau balancer du TNT sur des manifestantes parce qu’on lui en a donné l’ordre.
Les #violencespolicières ne collent pas avec le récit.
 
Alors peut-être que la difficulté des #ViolencesPolicieres à percer est, en partie, liée à une simple et ordinaire gestion de la dissonance cognitive.
Et que les signalement de @davduf commencent à porter quelques fruits par leur impact répétitif sur cette représentation policière.
 
Dans tous les cas, si vous vous faites choper en manif, comme le dit Maitre Eolas, taisez-vous. Demandez un-e avocat-e.
Et si vous devez vous adressez à un-e juge, dites « Monsieur » ou « Madame ».
ça suffira.

Coming-Out : Je suis d’extrême droite.

Et je dis ça pas seulement parce que j’ai lu l’excellent texte de Ploum, non, je le dis parce que j’ai fait THE test!!!

Oui, car il y a un test! Comme pour le SIDA (Dont Le Pen père voulait se débarraser en enfermant les « sidatiques » dans des « sidatoriums »…), vous pouvez désormais savoir si « vous êtes Front National. »

On appréciera au passage la formulation du résultat du test s’il est (évidement) positif :  « Vous êtes Front National. » En PNListe de renom (La PNL, c’est la mise sur le papier, de manière accessible, des techniques hypnotiques et même un peu plus), Patrick Dilts a formalisé les niveaux de logique. Un genre de structure hiérarchique des domaines dont relève une situation en thérapie mais pas seulement. Un problème peut donc relever de l’environnement, des comportements, des capacités, des croyances et valeurs, de l’identité, du spirituel/mission de vie. Plus un niveau est « haut » dans l’ordre cité, plus il relève d’une chose ayant un impact large dans la vie, car, en fait un niveau a un impact sur tout ceux du dessous… Une conséquence est que pour résoudre un problème, il faut se placer au niveau de logique supérieur (C’est ce dont  il est question en conclusion de la conférence.)

Par exemple : Vous voulez une bière (environnement), vous commandez une bière au bar (comportement). Niveau de logique bas, situation simple.  Montons d’un seul niveau. Vous voulez commander une bière (Comportement) mais la personne qui vous sert est germanophone , vous apprenez l’allemand (Compétence) ou vous trouvez autour de vous quelqu’un qui a cette compétence. Et plus on monte, plus c’est complexe…

Pourquoi alors la formulation est redoutablement intelligente…

Parce qu’on aurait pu écrire dans la case de résultat du test : « Le FN est là! » ( environnement), « Votre choix : le FN /Votez FN » (comportement)  « Vous partagez les pensées du FN/ Vous pouvez voter FN en toute confiance » (Capacité), « Le FN est le parti qu’il vous faut/Le FN, la France comme vous l’aimez » (Croyance, valeurs).

« Vous êtes FN » permet de raccrocher à l’identité (Etre) plutôt qu’à un niveau plus bas. L’identité étant beaucoup plus élevée dans les niveaux de logiques, toucher à celle-ci permet un marquage beaucoup plus fort. Le FN le sait bien, l’identité, c’est son dada… Les théories de l’engagement ont par ailleurs montré qu’un étiquetage, puisque ça s’appelle ainsi, augmente notamment les chances que la personne étiquetée se conduise selon l’étiquette…

Passons au test.

Ludique, c’est un jeu où il faut gratter pour savoir si on a gagné le gros lot ou pas.  C’est populaire le grattage. « Les pauvres aiment gratter », on entendrait penser un communiquant. Mais la Française des Jeux en sait quelque chose : Ce n’est pas aux riches qu’elle vend des tickets!

Intéressant selon,encore, les théories de l’engagement, la coche et le grattage sont typiquement des actions de pied dans la porte, de petites actions anodines qui ouvrent la porte à de plus grosses actions plus tard… Pourquoi pas, accepter le tract qu’on aurait auparavant refusé. ( Un pied dans la porte double, voire triple les chance qu’une action de 2e niveau aboutisse!)

Et si vous cochez une majorité de « non », vous aurez la chance de ne pas être « encore » FN… Comme si c’était inéluctable…

Sans tricher, je vous propose maintenant de le passer. Sans, non plus, vous laisser influencer par l’exemple de coche donnée en haut, vous proposant la coche de la case verte du oui…

Test Etes vous FN

Aller, sans tricher, vous avez une majorité de oui.

Il ne faut pas avoir honte vous savez, ce n’est pas un test qui indique si vous êtes d’extrême-droite, seulement si vous êtes FN…

Enfin, pardon, si vous PARTAGEZ DES CONSTATS faits par le FN.

Ah, oui, ce n’est pas exactement la même chose…

Partagez les constats, ce n’est partager les solutions… Et oui, c’est bien là que le FN s’abstient le plus souvent de s’étaler… Les sidatoriums, les soldats aux frontières, la discrimination généralisée ( dite « préférence nationale ») , la suppression des aides aux pauvres (dites « fin de l’assistanat »), le dégommage de la laïcité au profit du catholicisme ( dites « promotion des valeurs traditionnelles et laïcité ouverte » ) ça vous tente? Alors peut-être que vous êtes différents…

Comme le SIDA, le FN touche des gens très bien mais à sa différence, ils peuvent en guérir. Essentiellement par l’éducation. Un autre poste que le FN souhaite revoir en profondeur…

Voici comment on aurait pu lire ce document. Attention, on sort quelque peu de l’autodéfense intellectuelle stricte puisque je ne vais pas m’adresser à la forme du questionnaire mais à son fond… (Attention, il ne s’agit pas de lancer de multiples débats mais bien de démontrer par l’exemple qu’on peut répondre oui à l’écrasante majorité des questions du test sans pour autant soutenir le programme du FN)

Je pense que la justice est trop laxiste avec les délinquants fiscaux, à commencer par les grandes entreprises qui jonglent avec les législations. Elle est également trop laxiste avec les criminels qui laissent leurs employés mourir dans leurs usines des pays pauvres ou qui maltraitent leurs domestiques.

Je pense que depuis la mise en place de l’euro, le pouvoir d’achat a diminué. Mais je n’y vois pas de lien de cause à effet direct…

Je pense que les Mosquées ne doivent pas être financées par l’argent public. Pas  plus que les églises ou les temples. Que l’État reste séparé des religions.

Je pense que l’Etat et les entreprises publiques doivent acheter prioritairement des produits fabriqués en France. A condition que les ressources naturelles locales nous suffisent à produire localement ce dont nous avons besoin. Ce qui suppose de réduire drastiquement nos besoins compte tenu de la faiblesse de nos ressources!  Et à condition que ces produits soient produits dans des conditions décentes. Ni produits par des gens dont le salaire ( dites « coût du travail ») aurait été écrasé, ni par des prisonniers.  Exploiter des sous-traitant dans un pays lointain pour finir l’assemblage en France, n’est pas « Made in France. »

Est-ce que je pense que la France devrait défendre les valeurs traditionnelles ? Peut-être bien… Celles de 1848 par exemple, la liberté de la presse, aujourd’hui vendue, la politique à tous les étages de la population, dont les politiciens ne veulent pas, l’accès à l’alimentation. Celles de 1936, l’antifascisme, l’alimentation encore trop souvent confisquée en raison du « coût du capital » (dites « dividendes »). Celles de 45 et du CNR, l’unité, la solidarité, la répartition des richesses, la frugalité, l’éducation, l’intelligence. France pays des droits de l’Homme, tout ça… En voilà, de la tradition qui se perd, non..?

La France doit se protéger de la concurrence déloyale que lui font certains pays? D’où viennent les entreprises qui exploitent des pauvres?  Qui veut généralement acheter au prix le plus bas? En prenant le problème à la base, en éduquant les gens de ces pays à ne pas se laisser exploiter pour le compte de notre porte-monnaie, nous pourrions faire quelque chose. Et lorsque l’État Français trafique à coup de services secrets la « démocratie » locale de ses anciennes colonies pour aller piocher du pétrole ou de l’uranium, concurrence déloyale entre peuples ou vol pur et simple?

Je pense qu’il faut, à l’école restaurer l’autorité du maître. Mais ce n’est pas l’affaire de l’école et  ne doit pas, ne peut pas, se faire par la force. Quant aux savoirs fondamentaux, il faudrait définir de quoi il s’agit pour vous… Le Notre-Père est il fondamental? La Marseillaise une fois par semaine à partir du CP, fondamentale? Et les chambre à gaz, détail de l’histoire? Pas fondamentales? 1848? Le front populaire? L’acquisition du droit à la retraite?

Je pense que la démocratie pourrait être améliorée en France mais clairement pas par un parti dont certains des rangs prônent la monarchie et dont la patronne est la fille du précédent patron… Le FN qui se préoccupe de démocratie, c’est le chat qui se préoccupe du fait que les souris soient bien nourries. Et je ne  sens pas le parti très porteur dans les réflexions sur la stochocratie ou la sociocratie

Je ne vois pas ce qui empêcherait d’accueillir une immigration supplémentaire. Nous le faisons depuis que le FN crie « Au Loup! » (Quelle politique environnementale, d’ailleurs..?) Ces gens viennent, créent de la valeurs, dépensent leurs sous. C’est quoi le problème, déjà? (On voit que l’on arrive en milieu de questionnaire,  il y a des questions qui fâchent dans le coeur de la papillote…)

Je pense que l’Etat doit éviter la désertification et la disparition des services publics mais, encore une fois, je ne suis pas certain qu’un parti qui soutien généralement les privatisations soient en volonté de faire quoi que ce soit à ça.

Je trouve profondément injuste que les grandes entreprises paient moins d’impôts que les petites mais pour la raison que vous avez voté la quasi intégralité des lois favorisant les grandes entreprises sous Sarkozy, j’ai du mal à penser que vous faites partie de la solution. Hugo Chavez, icone frontiste? Cuba, le rêve bleu marine? Hihihihi….

Je trouve que le déremboursement des médicaments est gênant car il touche les plus pauvres. Mais la fraude aux soins médicaux touche probablement des gens qui en ont besoin aussi, non? Il y a des gens en bonne santé qui vont quand même se faire soigner pour abuser..? Une personne qui n’a pas les moyens d’être soignée doit être laissée sans aide ? C’est vrai qu’une infection est potentiellement beaucoup moins épidémique quand elle nait dans un quartier pauvre… Quant au gaspillage, dans un contexte de « resserrement budgétaire », je ne suis pas certain que ce soit une affirmation juste… Et j’ai du mal à accepter l’acrobatie nécessaire à envisager, à 2 paragraphes de différence, l’interruption de services publics et le gaspillage. Il y a pas assez de moyen ou il y en a trop? Pas assez dans l’armée et trop dans l’éducation?

Donc, voyez vous, en répondant oui, à quasiment toutes les questions, il est désormais évident et prouvé que je suis Front National.

Ou pas.

Si on parlait un peu des solutions finalement envisagées (Sans mauvais jeu de mot.), ça pourrait marcher pour le Front de Gauche aussi ce test, en fait…

Si ça se trouve, c’est même fait exprès.

Si ça se trouve.

Peut-être.

Sociétés discrètes…

Avant toute chose, je ré-affirme ne pas croire aux théories du complot. Je ne pense pas qu’il y ait une méta-instance secrète qui dirige le monde. Ce dont je suis certain par contre, c’est qu’il y a des personnes de pouvoir. Et que celles-ci n’ont pas foncièrement besoin de se mettre d’accord sur quoique ce soit dans les détails. Car celles-ci sont implicitement d’accord sur un cadre de référence (Le libéralisme, le capitalisme, l’existence de voix prépondérantes…). Et comme dans tout groupe d’intérêts communs, la réaffirmation de se cadre est une chose importante. Ces évènements de réaffirmation ne sont pas secrets. Par contre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour éviter la médiatisation…Ce ne sont pas des sociétés secrètes mais bien des sociétés discrètes…

Je connaissais déjà le Siècle. Le Siècle est un club, fondé en 1944, réunissant des membres les plus influents de la « classe dirigeante » française afin de produire une synergie entre leur pouvoir. On y trouve une sélection des personnalités les plus puissantes de la société française, des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan.
Les adhérents du Siècle sont soumis au secret sur les membres et les sujets discutés. Les caméras ou tout autre dispositif d’enregistrement y sont interdits. Le dîner du siècle, c’est chaque dernier mercredi du mois à l’Automobile Club de Paris.

Je viens de faire la connaissance du Bilderberg. C’est un peu le même principe, de manière annuelle et mondiale. Une différence notable, on n’ est pas adhérent, on y est invité par le Comité Bilderberg… Voici comment en parle Nicolas Beytout (dont on ne s’étonnera pas de l’invitation vue sa fiche Wikipedia…) « J’ai fait trois Bilderberg. Mais on ne demande pas à participer : on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent » Cette dernière phrase étant particulièrement interessante… Hors de la confidentialité, impossible de dire tout à fait ce que l’on pense.

Durant les trois sessions précédentes, les participants choisis à cette conférence  ont eu l’occasion d’échanger autour de différents sujets, notamment « Social Networking: From the Obama Campaign to the Iranian Revolution » en 2010, « The Middle East: What Does Democracy Mean? », « Current Conflict Areas » et « Demographic Stresses » en 2011, ainsi que « The Future of Democracy in the Developed World », « A Conversation on US Foreign Policy », « Stability and Instability in the Middle East » et finalement « What Can the West Do about Iran? » en 2012.

Le programme cette année s’articulait autour des points suivants :

  • Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite et créer plus d’emploi ?
  • Travail, droits et dettes
  • Comment le concept du « Big Data » est en train de tout changer. (Surement un sujet pour Eric Schmidt et Jeff Bezos)
  • Nationalisme et populisme
  • La politique étrangère américaine
  • Les défis de (pour?) l’Afrique
  • Les guerres virtuelles et la prolifération des menaces asymétriques
  • Les principales tendances dans la recherche médicale
  • L’éducation en ligne: promesse et impacts
  • Les politiques de l’Union Européenne
  • Les développements [de la situation] au Moyen-Orient
  • Questions d’actualité.

Je ne sais pas si les personnes présentes en sont conscientes -je ne pense pas- mais cela ressemble fort à un « balayage » de sujets généraux d’où on ne sortira rien de chacun mais dont l’intérêt réside dans ce qui est transversal… Je reformule : Chaque sujet semble très différents et les débats entre chaque sujet semblent vraiment différents. (Quoique…) Mais un cadre de référence commun implicite se nourrira de toutes les discussions. Et vice-versa. Les discussions prenant pour postulat de base ce cadre de référence. C’est cela que je nomme la réaffirmation du cadre. En langue de bois, cela se traduit par « mise en réseau des idées et des personnes »

Le ton étant déjà donné par le premier sujet… « Les USA et l’Europe peuvent-ils croitre plus vite ? » Sous couvert de la diversité des origines des personnes présente, on dira défendre le pluralisme mais celui-ci n’aura d’existence que dans le cadre de la non remise en question de la croissance et du développement (C-a-d du capitalisme…en langue de bois traduite…). Ne pas confondre l’arc en ciel avec un dégradé en nuances de gris…

Le comité de direction du Bilderberg a publié la liste des participants prévus pour la session de cette année 2013 qui s’est déroulée du 6 au 9 juin dernier.

Parmi ces participants nous trouvons donc Eric Schmidt chairman et Ex-PDG de Google, Jeff Bezos fondateur et actuel PDG d’Amazon, notre délicieux François Fillon ex-premier ministre français et potentiel présidentiable pour 2017, Timothy Geithner président de la FED de New-York pendant la crise de 2008 puis secrétaire au Trésor, Christine Lagarde actuelle présidente du FMI, Mario Monti ex-premier ministre, ex-ministre de l’économie et des finances et ex-ministre de affaires étrangères Italien (le tout entre novembre 2011 et avril 2013). Bien entendu la liste ne s’arrête pas là, il y a un grand nombre d’hommes politiques, d’entrepreneurs, de journalistes, de militaire, et autres personnalités, aux alentour de 140 au total.

La liste complète des participant-e-s de cette année. J’ai surligné ceux qui m’ont paru particulièrement interessants. Le nombre de représentant de Banques (Lazard, HSBC, Goldman Sachs, Barclays.et j’en passe…) et de ministres des finances est impressionnant…:

  1. Henri de Castries, Chairman and CEO, AXA Group
  2. Paul M. Achleitner, Chairman of the Supervisory Board, Deutsche Bank AG
  3. Josef Ackermann, Chairman of the Board, Zurich Insurance Group Ltd
  4. Marcus Agius, Former Chairman, Barclays plc
  5. Helen Alexander, Chairman, UBM plc
  6. Roger C. Altman, Executive Chairman, Evercore Partners
  7. Matti Apunen, Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
  8. Susan Athey, Professor of Economics, Stanford Graduate School of Business
  9. Asli Aydintasbas, Columnist, Milliyet Newspaper
  10. Ali Babacan, Turkish Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
  11. Ed Balls, Shadow Chancellor of the Exchequer
  12. Francisco Pinto Balsemão, Chairman and CEO, IMPRESA
  13. Nicolas Barré, Managing Editor, Les Echos
  14. José Manuel Barroso, President, European Commission
  15. Nicolas Baverez, Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  16. Olivier de Bavinchove, Commander, Eurocorps
  17. John Bell, Regius Professor of Medicine, University of Oxford
  18. Franco Bernabè, Chairman and CEO, Telecom Italia S.p.A.
  19. Jeff Bezos, Founder and CEO, Amazon.com
  20. Carl Bildt, Swedish Minister for Foreign Affairs
  21. Anders Borg, Swedish Minister for Finance
  22. Jean François van Boxmeer, CEO, Heineken
  23. Svein Richard Brandtzæg, President and CEO, Norsk Hydro ASA
  24. Oscar Bronner, Publisher, Der Standard Medienwelt
  25. Peter Carrington, Former Honorary Chairman, Bilderberg Meetings
  26. Juan Luis Cebrián, Executive Chairman, Grupo PRISA
  27. Edmund Clark, President and CEO, TD Bank Group
  28. Kenneth Clarke, Cabinet Minister
  29. Bjarne Corydon, Danish Minister of Finance
  30. Sherard Cowper-Coles, Business Development Director, International, BAE Systems plc
  31. Enrico Cucchiani, CEO, Intesa Sanpaolo SpA
  32. Etienne Davignon, Belgian Minister of State; Former Chairman, Bilderberg Meetings
  33. Ian Davis, Senior Partner Emeritus, McKinsey & Company
  34. Robbert H. Dijkgraaf, Director and Leon Levy Professor, Institute for Advanced Study
  35. Haluk Dinçer, President, Retail and Insurance Group, Sabanci Holding A.S.
  36. Robert Dudley, Group Chief Executive, BP plc
  37. Nicholas N. Eberstadt, Henry Wendt Chair in Political Economy, American Enterprise Institute
  38. Espen Barth Eide, Norwegian Minister of Foreign Affairs
  39. Börje Ekholm, President and CEO, Investor AB
  40. Thomas Enders, CEO, EADS
  41. J. Michael Evans, Vice Chairman, Goldman Sachs & Co.
  42. Ulrik Federspiel, Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
  43. Martin S.Feldstein, Professor of Economics, Harvard University; President Emeritus, NBER
  44. François Fillon, Former French Prime Minister
  45. Mark C. Fishman, President, Novartis Institutes for BioMedical Research
  46. Douglas J. Flint, Group Chairman, HSBC Holdings plc
  47. Paul Gallagher, Senior Counsel
  48. Timothy F Geithner, Former Secretary of the Treasury
  49. Michael Gfoeller, US Political Consultant
  50. Donald E. Graham, Chairman and CEO, The Washington Post Company
  51. Ulrich Grillo, CEO, Grillo-Werke AG
  52. Lilli Gruber, Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
  53. Luis de Guindos, Spanish Minister of Economy and Competitiveness
  54. Stuart Gulliver, Group Chief Executive, HSBC Holdings plc
  55. Felix Gutzwiller, Member of the Swiss Council of States
  56. Victor Halberstadt, Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
  57. Olli Heinonen, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard Kennedy School of Government
  58. Simon Henry, CFO, Royal Dutch Shell plc
  59. Paul Hermelin, Chairman and CEO, Capgemini Group
  60. Pablo Isla, Chairman and CEO, Inditex Group
  61. Kenneth M. Jacobs, Chairman and CEO, Lazard
  62. James A. Johnson, Chairman, Johnson Capital Partners
  63. Thomas J. Jordan, Chairman of the Governing Board, Swiss National Bank
  64. Vernon E. Jordan, Jr., Managing Director, Lazard Freres & Co. LLC
  65. Robert D. Kaplan, Chief Geopolitical Analyst, Stratfor
  66. Alex Karp, Founder and CEO, Palantir Technologies
  67. John Kerr, Independent Member, House of Lords
  68. Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc.
  69. Klaus Kleinfeld, Chairman and CEO, Alcoa
  70. Klaas H.W. Knot, President, De Nederlandsche Bank
  71. Mustafa V Koç,. Chairman, Koç Holding A.S.
  72. Roland Koch, CEO, Bilfinger SE
  73. Henry R. Kravis, Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
  74. Marie-Josée Kravis, Senior Fellow and Vice Chair, Hudson Institute
  75. André Kudelski, Chairman and CEO, Kudelski Group
  76. Ulysses Kyriacopoulos, Chairman, S&B Industrial Minerals S.A.
  77. Christine Lagarde, Managing Director, International Monetary Fund
  78. J. Kurt Lauk, Chairman of the Economic Council to the CDU, Berlin
  79. Lawrence Lessig, Roy L. Furman Professor of Law and Leadership, Harvard Law School
  80. Thomas Leysen, Chairman of the Board of Directors, KBC Group
  81. Christian Lindner, Party Leader, Free Democratic Party (FDP NRW)
  82. Stefan Löfven, Party Leader, Social Democratic Party (SAP)
  83. Peter Löscher, President and CEO, Siemens AG
  84. Peter Mandelson, Chairman, Global Counsel; Chairman, Lazard International
  85. Jessica T. Mathews, President, Carnegie Endowment for International Peace
  86. Frank McKenna, Chair, Brookfield Asset Management
  87. John Micklethwait, Editor-in-Chief, The Economist
  88. Thierry de Montbrial, President, French Institute for International Relations
  89. Mario Monti, Former Italian Prime Minister
  90. Craig J. Mundie, Senior Advisor to the CEO, Microsoft Corporation
  91. Alberto Nagel, CEO, Mediobanca
  92. H.R.H. Princess Beatrix of The Netherlands
  93. Andrew Y.Ng, Co-Founder, Coursera
  94. Jorma Ollila, Chairman, Royal Dutch Shell, plc
  95. David Omand, Visiting Professor, King’s College London
  96. George Osborne, Chancellor of the Exchequer
  97. Emanuele Ottolenghi, Senior Fellow, Foundation for Defense of Democracies
  98. Soli Özel, Senior Lecturer, Kadir Has University; Columnist, Habertürk Newspaper
  99. Alexis Papahelas, Executive Editor, Kathimerini Newspaper
  100. Safak Pavey, Turkish MP
  101. Valérie Pécresse, French MP
  102. Richard N. Perle, Resident Fellow, American Enterprise Institute
  103. David H. Petraeus, General, U.S. Army (Retired)
  104. Paulo Portas, Portugal Minister of State and Foreign Affairs
  105. J. Robert S Prichard, Chair, Torys LLP
  106. Viviane Reding, Vice President and Commissioner for Justice, Fundamental Rights and Citizenship, European Commission
  107. Heather M. Reisman, CEO, Indigo Books & Music Inc.
  108. Hélène Rey, Professor of Economics, London Business School
  109. Simon Robertson, Partner, Robertson Robey Associates LLP; Deputy Chairman, HSBC Holdings
  110. Gianfelice Rocca, Chairman,Techint Group
  111. Jacek Rostowski, Minister of Finance and Deputy Prime Minister
  112. Robert E. Rubin, Co-Chairman, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
  113. Mark Rutte, Dutch Prime Minister
  114. Andreas Schieder, Austrian State Secretary of Finance
  115. Eric E. Schmidt, Executive Chairman, Google Inc.
  116. Rudolf Scholten, Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
  117. António José Seguro, Secretary General, Portuguese Socialist Party
  118. Jean-Dominique Senard, CEO, Michelin Group
  119. Kristin Skogen Lund, Director General, Confederation of Norwegian Enterprise
  120. Anne-Marie Slaughter, Bert G. Kerstetter ’66 University Professor of Politics and International Affairs, Princeton University
  121. Peter D. Sutherland, Chairman, Goldman Sachs International
  122. Martin Taylor, Former Chairman, Syngenta AG
  123. Tidjane Thiam, Group CEO, Prudential plc
  124. Peter A. Thiel, President, Thiel Capital
  125. Craig B. Thompson, President and CEO, Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
  126. Jakob Haldor Topsøe, Partner, AMBROX Capital A/S
  127. Jutta Urpilainen, Finnish Minister of Finance
  128. Daniel L. Vasella, Honorary Chairman, Novartis AG
  129. Peter R. Voser, CEO, Royal Dutch Shell plc
  130. Brad Wall, Premier of Saskatchewan Province, Canada
  131. Jacob Wallenberg, Chairman, Investor AB
  132. Kevin Warsh, Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
  133. Galen G.Weston, Executive Chairman, Loblaw Companies Limited
  134. Baroness Williams of Crosby, Member, House of Lords
  135. Martin H. Wolf, Chief Economics Commentator, The Financial Times
  136. James D. Wolfensohn, Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
  137. David Wright, Vice Chairman, Barclays plc
  138. Robert B. Zoellick, Distinguished Visiting Fellow, Peterson Institute for International Economics

Droit de l’Homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

J’ai récemment participé à une action qui consistait à demander à mes représentants élus de refuser le budget militaire 2013. Je ne vais pas épiloguer sur le pourquoi, ce n’est pas l’objet de ce message. J’ai reçu 2 réponses (sur 4 sollicitations). De 2 députés  différents. Notez que les députés sont différents mais pas les réponses. Au mot prêt, elles sont identiques. L’une m’est arrivée par mail, l’autre par courrier dans ma boîte. J’en ai presque honte d’avoir déclenché une dépense de l’Etat d’1 € pour…une réponse automatique et un mailing type.

Remarquez, il est néanmoins épais ce courrier. Il tient sur 2 pages. Je vous les reproduis ici. Je ne vais pas les décortiquer en entier. Je vous propose juste de le lire et de penser les argument que je écrit en gras rouge à la lumière de la vidéo ci dessous. Ces arguments m’avait touchés à la première lecture… Maintenant je les trouve assez odieux… La phrase particulièrement importante, sur laquelle je n’avais pas spécialement accroché en première lecture est en orange. Elle peut se traduire par « Notre armée protège nos approvisionnements en pétrole et uranium ainsi que nos usines. »

         Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur le vote du budget de la défense pour l’année 2013. Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courrier avec tout l’intérêt qu’il mérite.

Le budget de la défense pour l’année 2013 s’inscrit dans le prolongement de la Loi de programmation militaire 2009-2014 que l’Assemblée nationale puis le Sénat ont votée en 2009. Cette loi de programmation militaire reprend les dispositions du Livre Blanc sur la Défense et la sécurité nationale remis au Président de la République en juillet 2008 et qui définit une nouvelle politique de sécurité et de défense. Un nouveau Livre Blanc est actuellement en cours de rédaction.

Les principales dispositions du Livre Blanc visent en priorité à assurer la sécurité des Français face à la multiplication des menaces intérieures (catastrophes naturelles, terrorisme) et extérieures (piraterie, prise d’otage) auxquelles notre pays peut être exposé. L’actualité internationale nous donne hélas raison. En outre, la France étant une des principales puissances mondiales, cela lui confère le devoir d’honorer ses engagements internationaux aux côtés de ses partenaires, notamment en matière d’opérations de maintien de la paix dans des zones de conflits.Il s’agit également d’assurer la protection de nos intérêts à travers le monde en garantissant nos approvisionnements énergétiques et en protégeant nos intérêts industriels et économiques.

Notre outil de défense connaît actuellement de profondes mutations. Vous affirmez que ce budget confirme « la priorité donnée aux crédits d’équipement». Il s’agit en effet essentiellement de renouveler des appareils devenant obsolètes afin que nos soldats engagés dans des opérations extérieures de maintien de la paix sous mandat de l’ONU puissent mener leur mission dans les meilleures conditions de sécurité et assurer la protection des populations se trouvant dans des zones de conflits. Le groupe UMP s’inquiète justement de la baisse programmée de ses crédits dans les années à venir.

En ce qui concerne le nucléaire, la France est engagée dans un processus international de réduction des armements. La loi de programmation militaire ne prévoit en aucun cas l’augmentation de notre arsenal nucléaire, à l’inverse il est prévu une limitation du nombre de têtes nucléaires. Il nous faut en revanche en assurer le financement et la sécurisation.

Le surcoût engendré par les opérations extérieures est par définition difficile à appréhender (multiplication des zones de conflits telles les opérations menées en Côte d’Ivoire ou en Libye, interventions humanitaires en Jordanie …). Il devrait être pour 2013 en baisse. Les membres de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale qui se rendent régulièrement en Afghanistan peuvent témoigner de l’importante de l’action civile menée par nos armées sur le terrain: accès au soin, travaux de voirie, formation, opération de déminage…. Les députés UMP sont particulièrement sensibles aux aspects dits civilo-militaires de nos missions.

J’attire votre attention sur le fait que l’ensemble des dispositions contenues dans ce budget 2013 a pour objectif d’assurer la protection de la population, l’intégrité du territoire et à maintenir la paix dans le respect du droit international et des Droits de l’homme auxquels la France est particulièrement attachée.

Devant la baisse programmée des budgets de défense, inquiets des futures préconisations contenues dans le nouveau Livre Blanc, les députés UMP ont voté contre le budget 2013 et entendent défendre avec vigueur l’avenir de notre Défense lors de la future Loi de programmation militaire.

Dans l’espoir d’avoir répondu au mieux à vos interrogations, je vous prie de croire Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marc Francina (et Martial Saddier en version papier.)

Belle lettre n’est-ce pas?

Maintenant, je vous suggère de regarder cette intéressante interview réalisée par les Mutins de Pangée.

Belle lettre n’est-ce pas? Je me demande si les personnes qui les rédigent , ainsi que celles qui les signent (assurément pas les mêmes) savent de quel type d’engrenage ils sont la pièce. Connaissent-ils les tenant et aboutissant de leurs discours?

Valse avec Dassault.

Dans la série « ils ne se cachent même plus », voici une petite nouvelle qui finira de convaincre ceux qui pensent encore que la presse et les media sont indépendants…

Aujourd’hui, Serge Dassault, sénateur UMP de l’Essonne et propriétaire du Figaro, a assuré de son soutien et de celui de son journal le ministre de l’intérieur Manuel Valls, lors de l’inauguration de la foire de Corbeil-Essonnes.

« Je veux dire un mot à Manuel. Pour moi, pour nous, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite. Et je dois vous dire que nous sommes très heureux de son action« , a déclaré au micro M. Dassault, au côté de M. Valls, sourire pincé aux lèvres.

[Au passage, on appréciera l’apparition de l’expression « n’est ni de gauche ni de droite » qui, comme l’expression « apolitique » signifie la plupart du temps que la personne qui les prononce agit, consciemment ou non, selon une politique de droite. Je viens d’en faire l’expérience récemment, auprès d’une personne persuadée d’agir au mieux…]

« C’est pour ça qu’il a l’appui d’un journal bien connu« , a poursuivi le sénateur UMP. « Mais, s’il fait des bêtises, on en reparle. Actuellement, c’est très bien. Pour les Roms et tous les autres, c’est formidable. Donc bravo Manuel et continue !« , a conclu le patron de presse devant une assistance hilare, tandis que M. Valls jouait la gêne en feignant de se tamponner le visage.

Vous pouvez le voir dans la vidéo ci dessous, après  2’40.

Rappelons que par ailleurs, Serge Dassault, n’est pas une personne très très claire… L’actuel ministre de l’intérieur avait ravi son siège de député à M. Dassault lors des élections législatives de 2002.

Sainte Publicité, je t’en pris, change le monde!

« Il ne faut pas se foutre du monde : ce n’est pas la pub qui est la cause de l’aliénation des femmes… j’aime la pub », annonçait récemment Elizabeth Badinter, présidente du conseil de surveillance de Publicis.

Les firmes de relations publiques nous disent bien volontiers qu’elles ont un rôle positif dans l’évolution de la société. Droits humains, écologie, estime de soi, elles feraient avancer les choses… Mais si elles le font, c’est surtout pour repousser des limites, peu importe lesquelles, histoire de marquer les esprits. Et ce n’est pas toujours pour faire avancer la joie, le bonheur et la paix dans le monde. Loin de là.

J’en veux pour preuve ce spot de publicité israelien.

http://youtu.be/fnBrr5hRpsA

4 jeunes gens, joués par des vedettes locales de feuilleton vont en touriste en Iran, grossièrement déguisés en femme. Première pique. Les agents de sécurité Iraniens sont ils bêtes à ce point pour ne pas les remarquer? L’un d’eux mets de la crème solaire. Les autres le regardent interloqués :  » Quoi ?! Vous ne savez pas la quantité de radiations qu’il y a ici ? » Deuxième pique. Répandre l’idée que l’Iran développe un programme nucléaire. Ils tombent sur un agent infiltré du mossad, ils entament la discussion.

-Deux mois de planque, je m’ennuie, alors je regarde les épisodes [de votre feuilleton] sur ma tablette… je n’en rate pas un seul.

– Belle tablette… on vous paie bien au Mossad.

– Pas vraiment, je suis chez HOT, ma femme a pris un abonnement groupé [L’offre commerciale pour laquelle la pub est faite] et nous avons eu une tablette gratuite.

– Sérieux ?!

– Et on a aussi eu l’application VOD (vidéo à la demande) et tous les programmes gratuitement.

– Tiens, et c’est quoi cette application ?Joignant l’acte à la parole, le garçon appuie sur la tablette.

L’agent du Mossad se lève d’un bond en criant « wooo.. ». Une explosion apparaît à l’horizon. Le gaffeur regarde ses camarades, et dit en haussant les épaules :

– Ben quoi ? Ça fait juste une explosion de plus en Iran !

Or, si vous ne ne saviez pas encore, en janvier dernier, les autorités iraniennes ont accusé le Mossad et la CIA d’un attentat à la bombe qui a causé la mort d’un iranien rattaché au programme nucléaire. Depuis novembre 2011, deux explosions obscures ont aussi été rapportées en Iran: l’une dans un dépôt de munition proche de Téhéran et l’autre à Ispahan aux environs de la centrale nucléaire de Natanz.

Dans un climat aussi tendu, être le premier à banaliser la situation en plaisantant à son sujet rapporte gros en audience. Mais il me parait un brin irresponsable de le faire et de participer ainsi à la montée culturelle d’exaspération entre les 2 pays.

Car la publicité a fait réagir les députés iraniens, dont le conservateur Ali Moussavi (celui qui a failli remporter les précédentes élection et qui a la posture de modéré à côté de l’actuel dirigeant…), qui a déclaré « La société Samsung [allusion probable à la marque de la tablette] a insulté le peuple iranien dans le but de faire plaisir aux sionistes [Israéliens]. Ce manque de respect lui coûtera cher« . Peu après, le Parlement a, par ailleurs, affirmé qu’il examinera cette « publicité anti-iranienne » .

Quoi qu’elles disent, quand il s’agit de brosser dans le sens des plus bas instincts, elle sont bien là aussi et cela dévoile leur vrai dessein, pas du tout humaniste mais bien mercantile. Merci les relations publiques.

Pas assez de bruit pour quelquechose…

Un petit article paru du Big Browser et donnant un peu de suite à l’article dans lequel je signalais les grenades sonores.

Le son devient de plus en plus une arme dirait-on…ça ne fait pas saigner, ça n’inquiète pas trop lesvictimes et celles-ci en se bouchant une oreille avec chaque main se menottent toutes seules…

n plus de baskets, vêtements souple, sac à dos, bouteille d’eau, il semble qu’il faudra désormais aller dans les manifestations muni de bouchons d’oreilles

Effort de convivialité robotique…

Un autre article ciblé technologie aujourd’hui. Le sujet ce sont les « trucs » (surtout ne pas oublier que ce sont des trucs…) qui dansent dans cette vidéo. Je ne sais pas vous mais moi, j’ai tellement l’impression que ces choses ne sont pas faites pour danser…

En fait, elles me font plutôt penser à ça. Juste l’arme en moins.

Trêve d’appel à la peur. Avoir évité de mettre le bazooka, et faire danser le mambo, cela me semble à classer dans les « efforts de convivialité. » permettant à ce genre d’objets d’intégrer peu à peu le paysage…

Heureusement, l’intelligence artificielle est aussi absente. Le truc étant télécommandé. Vu sa taille et, j’imagine, son poids, c’est la moindre des précautions.

La Stratégie du Choc.

Ce film est basé sur l’essai de Naomi Klein. Dans « La Stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre » Celle-ci développe l’idée que le libéralisme n’est pas monté, comme ça par pure autodétermination des peuples. Au contraire.

http://www.youtube.com/watch?v=MKeiChMRWTU

Je trouve que ce film est très important à voir pour comprendre la catastrophe à laquelle l’Europe, et particulièrement l’Allemagne, mène la Grèce exactement maintenant… A titre perso, je ne serais pas étonné que la Grèce se trouve bientôt face à un problème d’ordre public résolu de leur propre initiative par les militaires. J’espère me tromper.

J’ai trouvé tout à fait sidérant le fait que, bien que par 2,3,4,5 fois de suite les thèses de Friedman, appliquées à la lettre aient donné des désastres de grande ampleur, on continue de vouloir les mettre en œuvre.

Pour bien comprendre à quoi cela rime pourtant, j’ai pensé à vous retransmettre ces 2 articles (le 1 et le 2)… En substance, ils expliquent que le nombre de millionnaires n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui et que la crise a boosté le phénomène.

La stratégie du choc est, à mon avis, un complément de choix à la propagande pour aller à l’encontre du bien publique et de de l’opinion populaire.