Platiste, mon amour.

J’ai une certaine affection pour les platistes… Leur constance de Don Quichotte a essayer de réfuter une thèse acquise depuis des centaines d’années, leurs crowfundings pour fabriquer des fusées artisanales lancées depuis leurs jardins, qui les rapprochent plus du Darwin Award que de la Lune, et surtout leurs arguments.

Car, disons le, leurs arguments sont souvent frappés au coin du bon sens. Ils sont d’une évidence quasi absolue. C’est limpide. Et complètement à côté de la plaque (si on peut dire…)

Et c’est une leçon importante, notamment lorsqu’il s’agit d’enseigner la permaculture ou l’autodéfense intellectuelle : Méfiez-vous du bon sens, de ces choses qui paraissent évidentes, qui sautent au yeux. Ces choses qui, en fait, confirment ce que vous pensez déjà.

De même, méfiez-vous du bon sens qu’il y a au delà du bon sens. « J’ai fait mes propres recherches et j’ai trouvé un (bon) sens caché. » Ce n’est pas parce que votre démarche ressemble à ce que vous avez comme idée de la démarche scientifique qu’elle est scientifique.

Les platistes sont justes des amateurs de sciences qui n’ont pas compris ses fondamentaux : On ne cherche par pour prouver un truc qu’on imagine. On cherche pour élargir un domaine de connaissances en ce qui concerne la réalité, quelle qu’elle soit.

Les platistes me semblent être à la science ce que sont les enfants aux professionnels du métier auxquels ils jouent. Du coup, c’est peut-être condescendant, mais je trouve ça chou.

J’ai un peu moins d’attendrissement quand des gens font la même chose en mettant en danger autrui…

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