Tour de Fronce.

Ma belle famille est à la maison. Pour faire la sieste, le #TourdeFrance est en fond sonore. Et je me rends compte que je ne vous en ai jamais parlé…
Vous pensiez que le Tour de France est couvert de pub? Accrochez-vos ceintures, vous êtes encore loin du compte…

Initialement, le Tour de France a été créé par le journal… »L’Auto » ! Dans une guerre avec le journal… « le Vélo »!!! ça ne s’invente pas…

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Auto) fr.wikipedia.org/wiki/L%27Auto

Et c’est le résultat d’une vrai guerre entre industriels, sur fond d’affaire Dreyfus.
Du coté « Vélo », on prône les courses sur circuit.
Du côté « Auto », on prône les courses sur routes.
Cette dernière position a un autre avantage : Montrer des courses sur route permet de faire circuler l’idée que la France a de nombreux chemins carrossables…

Or, début 20e, l’idée contraire était, semble-t-il, un frein à la vente de voitures. Le Tour de France avait donc initialement pour fonction la promotion conjointe d’un journal , « l’Auto »et de… l’automobile, tout court!

Le cyclisme, lui n’avait pas spécialement besoin de promotion : Tout le monde adorait déjà ça.

Vous allez me dire: « Mais ça c’était avant… »
Attendez un instant…

Grâce à cette opération, « L’Auto », associant son nom à une course ultra-célèbre, a largement supplanté « le Vélo ».

Bon, en 1945, l’Auto est dégommé pour cause de ‘patriotisme’ un peu trop Gothic Fraktur, «Propaganda Abteilung in Frankreich», collabo, touça,touça…
#EspritSportif

Mais le #TourdeFrance, arrêté par une autre personne du journal Jacques Goddet, justement pour éviter le détournement par la propagande nazi, lui survit.

A la Libération, Goddet reprend le #TDF et les restes fumant de « l’Auto » et fonde…

L’Equipe! (Coucou L’EQUIPE ! )

Qui, suite a divers événements, se retrouve, en 1964, avec les Éditions Amaury. Et il ne faut plus que quelques autres péripéties pour que tout ça soit aux mains d’une seule famille, la famille Amaury.

La famille Amaury, c’est la n°247 des 500 familles les plus riches de France.
Marie-Odile Amaury et ses enfants, c’est 370 M€.
C’est 270 fois moins que Bernard « 100 000 patates » Arnault mais c’est quand même confortable.
(https://www.challenges.fr/…/marie-odile-amaury-et-sa-famill…)

Le Groupe Amaury est séparé en plusieurs entités :
-Groupe L’Equipe (Journaux et régie pub.)
-Amaury Lab (Services, photos…)
-Amaury Sport et Organisation. ASO, pour les intimes.

Et ASO, c’est BEAUCOUP d’événements sportifs. Tout un tas de tours cyclistes nationaux, le Rally Dakar (Ex-Paris-Dakar), la cérémonie du Ballon d’Or, et même, modernité oblige, le Mud Day (Course, obstacles, de la boue, you know…)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amaury_Sport_Organisation…

Si je faisais ma Audrey Vernon , je dirais que les participant-e-s aux Mud Days se roulent dans la boue pour Marie-Odile. (En la payant en plus!!!)

Le Groupe Amaury, de fait, c’est -à l’exception notable des JO (dont on pourrait aussi parler…) et des championnats de France- ce qui EST le secteur sportif médiatique en France.

(Fun-fact… En me renseignant sur les Championnats de France, j’en ai trouvé des croquignolets… Championnat de France de Pizza, de Barbecue, de Coiffure, de Air Guitar…)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Championnat_de_France

Et donc, le #TourdeFrance n’est pas couvert de pub.
Il EST une pub.
Il s’agit d’une opération globale d’attraction de votre attention, de fourniture du contenu pour vous vendre le contenant.
L’événement, le media et la pub ne font qu’un.
Et cette tendance est loin d ‘être isolée…

Combien une voiture vaut-elle de vélo?

Un article publié par Carfree.fr et qui pourrait tout à fait bien se ranger dans la catégorie « Attendez un instant que je fasse le calcul. »

Le mystère parisien du stationnement disparu

Même si le nom de Bertrand Delanoë est irrémédiablement lié à celui de l’affairiste Bolloré et ses « Autobide« , voici une info qui va nous le rendre d’un coup plus sympathique. Entre 2001 et 2011, le maire de Paris aurait supprimé exactement 85.675 places de stationnement automobile dans Paris.

Et ce n’est pas rien. Le Figaro nous apprend ainsi que dans Paris intra-muros, « depuis 2001, le nombre de places de stationnement pour voiture a été réduit d’un tiers, passant de 235.000 en 2001 à 149.385 en 2011« .

Waouh! Carfree Delanoë! L’homme qui supprime les places de stationnement à tour de bras… D’ailleurs, tant le Figaro que le lobby automobile considèrent Delanoë comme un « ayatollah antivoitures », c’est dire.

Bon, si on regarde dans le détail, l’histoire est peut-être un peu moins rose. En fait, on parle ici des places de stationnement publiques. En effet, il y aurait selon la mairie de Paris 785.000 places de stationnement intra-muros en tout. La diminution du nombre de places de 85.000 paraît tout de suite moins spectaculaire…

Ceci dit, 85.675 places de stationnement supprimées, cela représente en toute logique environ 85 hectares (pour une moyenne de 10 m² par place). C’est quand même une belle surface, environ 10% de la surface du Bois de Boulogne.

Mais la question est de savoir ce que l’on a fait de ces 85 hectares « pris sur la voiture ». Selon le Figaro qui cite le vélorutionnaire Delanoë, « l’espace dégagé a permis de créer 20.000 places de stationnement pour vélo auxquelles s’ajoutent 25.000 places de stationnement pour les deux-roues motorisés et 15.700 places mixtes vélos/deux-roues. »

C’est là que l’histoire se corse. Comment est-il possible de transformer 85.000 places de voitures à 10 m² chacune en seulement 60.000 places de stationnement deux-roues (motorisés ou non)? J’ai beau me creuser le ciboulot, les deux-roues au sens large prennent quand même beaucoup moins de place que les voitures. Sans aller jusqu’à garer 42 vélos sur une place de voiture, on peut sans doute au moins stationner sans problème une petite dizaine de vélos sur une place de stationnement automobile et 5 deux-roues motorisés.

Tout ceci représente donc environ 10.000 places d’équivalent-voiture à tout casser, mais comptons beaucoup plus large histoire d’avoir des places bien confortables pour les vélos et les deux-roues motorisés, soit environ 20.000 places d’équivalent-voiture, bien loin des 85.000 places prises de haute lutte au stationnement voiture…

Heureusement, Le Figaro semble nous donner la clé du mystère: l’espace dégagé a permis de créer aussi les stations Vélib’ et… Autolib’ ainsi qu’un triplement des aires réservées aux personnes à mobilité réduite.

Sauf que le mystère semble s’épaissir… Actuellement, il y aurait environ 500 stations Autolib dans Paris, d’une capacité moyenne « de 4 à 6 places », ce qui représente donc environ 2500 places de stationnement.

Concernant Vélib, il y aurait un peu plus de 1.200 stations dans Paris, avec une dizaine de vélos à chaque fois. Sachant que toutes les stations ne prennent pas forcément des places de stationnement voiture (quand elles sont situées sur le trottoir par exemple), on peut compter une moyenne de deux places de stationnement prises par chaque station, soit environ 2.500 places encore de stationnement voiture utilisées pour Vélib’.

Et pour ce qui concerne les « aires réservées aux personnes à mobilité réduite », il s’agit probablement du stationnement réservé aux handicapés, qui plafonne à un peu plus de 4.000 places en 2011. Donc, si on parle de triplement entre 2011 et 2011, cela ne concerne tout au plus que 2.500 places là encore.

Si on cumule le tout (autolib, vélib et stationnement PMR), cela représente donc environ 7.500 places « prises sur le stationnement automobile », ce qui est d’ailleurs discutable pour ce qui concerne autolib, car il s’agit encore de stationnement automobile…

Au total, c’est donc un peu moins de 30.000 places de stationnement voiture. Pourtant Delanoë le certifie, 85.000 places de stationnement voitures ont été enlevées! Où sont donc passées les 55.000 places de stationnement manquantes?

Je ne crois pas me rappeler avoir vu des jardins potagers partagés dans les rues de Paris en lieu et place des anciens stationnements de voitures… Si quelqu’un a la réponse à ce mystère, je propose que Bertrand Delanoë lui offre une des 55.000 places de stationnement disparues!

« Bouger autrement » (mais penser pareil, ndr)

Comment la Semaine européenne de la mobilité nous tient en laisse et pourquoi contrer dès maintenant son probable succès.

Dans quelques mois aura lieu la semaine européenne de la mobilité. Cette opération se déroule dans le cadre du développement dit « durable », dont les incomparables bienfaits nous autorisent à tout ignorer des conséquences d’une illimitation du développement comme de sa durée. C’est donc dans un concert d’imprécations à sa gloire, qui détourne nos consciences des interrogations susceptibles de nous rapprocher de la raison, que le ministère français de l’écologie nous demande de « bouger autrement ».

Remarquons avant tout que, suivant une implacable logique, l’empire de la mobilité ne nous invite pas à calmer notre bougeotte. Comment, en effet, pourrions-nous rester chez nous alors que la bonne croissance nouvellement socialiste a besoin de nous ? En faisant cela, nous risquerions de réduire le volume des échanges propres à la relancer. En tant qu’ « éco-citoyens responsables » nous allons donc adhérer à la frénésie du mouvement sans en interroger l’utilité, quitte à rajouter quelques trajets des plus exotiques à notre palmarès de la mobilité en allant au supermarché à pied ou à l’usine d’armement ou de voitures à vélo, entre autres exemples. S’il ne dit pas un mot des destinations les plus inadéquates, le ministère de l’écologie nous prêche malgré tout les diverses solutions d’une alternative qu’il n’aurait pas hésité à qualifier de révolutionnaires à l’époque où le mot pouvait encore signifier quelque chose.

Il énumère donc en premier lieu la marche et le vélo, dont l‘évidence écologique désarme immédiatement la critique des ayatollahs verts que nous sommes. Et nous voici tellement flattés d’être mis au tableau d’honneur des alternatives (quel immense progrès des mentalités!) que du recours suivant aux véhicules « décarbonnés », quelques-uns d’entre nous, encore tout étourdis de la vile flatterie, en oublieront instantanément leurs convictions anti-nucléaires.

Dans la hiérarchie des alternatives prônées par le ministère, viennent ensuite les transports collectifs en site propre dont la propriété est de ne jamais empiéter sur le domaine réservé à la voiture de sorte que les dits sites soient propres à continuer d’éventrer et de trouer les montagnes, de vermoulurer les sous-sols des villes, de faire déverser des millions de mètres-cube de béton et de goudron et d’aligner des milliers de kilomètres de câbles et de rails. Ainsi la semaine européenne de la mobilité va-t-elle relancer la croissance du TGV qui court au nucléaire et coupe au plus court et sans arrêt entre deux mégapoles et celles des pistes cyclables que l’on goudronne sur les banquettes de terre de chaque côté des anciennes routes nationales qui prennent ainsi leur revanche expansionniste sur les autoroutes qui les ont détrônées.

Combien parmi nous vont se joindre à ce concert parce que la voiture individuelle est un tel monstre qu’on en viendrait à justifier toutes les alternatives, quelque soit la négativité de leur impact social ou environnemental? Combien vont inscrire leurs actions dans ce cadre en oubliant que ces actions qui seront répertoriées et comptabilisées par le ministère de l’écologie, serviront au final et au plus haut niveau des causes auxquelles nous pouvons être viscéralement opposés comme celle du nucléaire et du TGV? Pouvons-nous être certains que, d’un éventuel succès de cette semaine, l’écologie ministérielle, avec toute la perversité qui la caractérise au sein d’un gouvernement obnubilé par la croissance, ne va pas accélérer les chantiers les plus dévastateurs du transport public jusqu’à justifier la reprise des hostilités à Notre Dame des Landes par exemple?

C’est la raison pour laquelle il faut absolument en appeler au boycott de cette opération d’enfumage.

Cet article a été publié en Creative Common par Gwenael sur le site carfree.fr

« Ceci n’est pas une pomme »

Cocorico ! Record du monde de distance pour une voiture électrique française!

Ce « record » mérite peut-être d’être décortiqué…

Sommes nous à ce point accrochés à la voiture pour qu’on ne puisse pas appeler ceci un vélo électrique ou, au pire, une moto electrique?

Car une des conditions pour qu’on puisse parler de voiture me semble le fait qu’il y ait une carrosserie…

Ici point.  Or c’est bien la principal poste de dépense d’une voiture… L’essentiel de son énergie sert à se transporter elle-même… (Pour imaginer le peu d’énergie nécessaire au déplacement du seul conducteur, imaginez que le conducteur peut la fournir juste avec ses jambes… OK, hors de la ville, ce n’est pas tout à fait la même vitesse moyenne. Mais en ville, le vélo gagne tout le temps…)

Par ailleurs, l’objet en question, l’ORA pour accomplir son record de 360 km d’autonomie allait à une vitesse de 20 km/h.

Que je mets en regard des 22 km/h qui m’ont été récemment notifiés par un radar pédagogique, lorsque que je faisais un petit périple à bicyclette non électrique (Et j’avais déjà 50 bornes dans les jambes…)

Enfin, l’ORA ne tient plus son titre de voiture dès lors qu’on la compare au Vélomoto de…1974!

Puis-je suggérer, avec un brin de mauvais esprit, que, pour augmenter encore l’autonomie de l’ORA, on fournisse des pédales au « conducteur »?

Ah! Mais non, là, elle se transformerait en cycle….

BICYCLETTE

1. Cycle / Bicyclette.

– Le terme « cycle » désigne une bicyclette, un tricycle, un quadricycle, propulsés à l’aide de pédales par un ou plusieurs de ses occupants et non pourvus d’un moteur.
– L’adjonction d’un moteur électrique d’appoint qui ne peut fonctionner que lorsqu’il est fait usage des pédales, dont la puissance ne peut excéder 0,3 kW ne modifie pas la classification de l’engin.
Une bicyclette non montée n’est pas considérée comme un véhicule.
(Donc : sur la bicyclette = conducteur / À côté de la bicyclette = piéton)
– L’adjonction d’une remorque à un cycle ne modifie pas la classification de cet engin (lire la suite)

Et puis ce ne serait pas  innovant

On reparle de la voiture électrique, la vraie demain. Et elle va, encore, prendre un coup dans l’aile. ça lui donnera la bosse des maths peut-être…

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Gloire aux v…élos?

Ces jours-ci sort « Cars 2″, la suite d’un dessin animé dont les héros sont des… VOITURES!

Quand j’étais gamin, il y avait l’équivalent en série, « Boumbo, la petite automobile. », sensible, fragile,  l’amie des fleurs, boumboum dans son coeur…

ça me semble maintenant carrément inquiétant… C’est de la propagande infantile et de la glorification suicidaire…

Eriger des voiture en héros d’enfance (oui « héros »car, en plus, ce ne sont, quasiment que des « monsieurs » les protagonistes, pas des « neutres » ou des « madame ». Pro-automobile ET patriarcal donc…), les objets qui sont les plus symptomatiques de l’individualisme et les plus responsables du réchauffement climatique, de la pollution en ville, dont les enfants sont des victimes de premier rang, me parait particulièrement vicieux.

Au Québec, ce film s’appelle Quatres roues.

J’attends avec impatience « Deux-Roues », un film produit au Danemark, où des vélos doués de vie sauvent la planète…

PS : Dans la série, version pour adulte, il y a eu aussi K2000, Viper et plus récemment mais aussi plus diffusé Transformers 1,2,3 (et sans doute 4, 5…)

PS2 : Ah, mais me voilà exaucé!!! Quoique l’Erotic Bicycle Festival, ce n’est peut-être pas trop pour les enfants…

Sa vraie Nature…

Parfois, parti dans un grand élan de créativité surpayée, le publicitaire trahit la vraie nature de son produit…

Sur l’origine de l’objet et de ses conséquences en ville…

http://www.dailymotion.com/video/xyga_monstre_shortfilms

Sur son fonctionnement général (le même que celui du capitalisme…)

Sur sa capacité de nuisance…

Sur sa finalité…

Encore vivant? Restez-le Et agissez en conséquence. Le vélo est votre ami.