Les UV ratatinent l’esprit critique…

Lunettes et crème solaire seraient inutiles…

J’ai vu passer 3 fois cet article sur mes murs de réseaux sociaux ce matin. Je suis sidéré. Le niveau de n’importe quoi atteint un seuil rare.

https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/37910/non-creme-solaire-lunettes-soleil-ne-sont-pas-indispensables-lete

« La crème et les lunettes doivent rester un complément pour les plus sensibles ou lors de très fortes expositions. À trop les utiliser, on trompe notre cerveau et on affaiblit notre corps. »
➡️ D’où sort cette affirmation ? Quelles études ?

« Pour rappel, en passant 90% de notre temps à l’intérieur, nous sommes devenus la génération “indoor”. Le problème vient peut-être de notre rythme de vie. À méditer. »
➡️ Qu’est-ce que la cancérogéneicité d’un agent à à faire avec votre rythme de vie ?

« Il y a un bon sens commun qui pousse à avoir envie de soleil. Les gens, dès qu’ils le peuvent, se mettent au soleil, car ils savent que c’est bon pour la santé. »
➡️ Appel au « bon sens ». Cette envie est justement part du problème.

« C’est grâce aux rayons UV que notre peau synthétise la vitamine D, dont on a absolument besoin. »
➡️ Tout comme manger du sel est utile. Mais nocif à haute quantité. La dose, you know ???

« On leur bourre le crâne sur le fait que le soleil est quelque chose de dangereux dont il faut absolument se protéger. »
➡️Je suis sidéré par ces gens qui soutiennent que le glyphosate est cancérigène -et luttent contre à ce titre- et vont se faire toaster 15 jours sur une plage.

« Deuxièmement, de par notre approche très naturopathique, on pense que les produits chimiques ne doivent pas être appliqués sur la peau. »
➡️ Même le monoxyde de dihydrogène ? H20, you know ?

« la peau va naturellement envoyer des messages d’alerte quand elle est malmenée. Elle va commencer à picoter, rougir et brûler. »
➡️ Le fait que votre peau brûle est un argument pour dire qu’elle n’a pas besoin d’être protégée 😱

L’histoire du journaliste tout blanc qui aurait pu s’exposer grâce à des adaptations notamment alimentaires.
➡️ Conclure d’après UN cas isolé, avec des explications multiples : 🚮

« Je préconise la même chose pour le port des vêtements. »
➡️Je sens venir un feu d’artifice.
« L’idéal, c’est le naturiste. »
➡️ Bingo.

Je suis convaincu, même si aucune étude ne le démontre, que les naturistes développent moins de cancer de la peau.
➡️ Ah bah alors, si aucune étude le démontre, c’est que ça doit être vrai.
En se protégeant moins, ils sont mieux protégées.
➡️ C’est le bon sens populaire même.
“ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts”.
➡️ Voilà. (Argumentoc /Argument d’autorité )

Par exemple, on sait maintenant que les enfants un peu exposés aux microbes durant leur enfance se forgent une immunité beaucoup plus robuste que les enfants surprotégés, à l’écart des microbes. C’est la même réflexion avec le soleil.
➡️ Analogie. Foireuse.
➡️ L’immunité se constitue sur le mode du répertoire. Prévenez moi le jour où exposé à une radiation, votre corps enregistre spécifiquement la longueur d’onde et trouve le moyen de s’en protéger intégralement et bien plus rapidement la fois suivante. (Non. ça n’arrive pas.)

« Il n’y a rien qui m’énerve plus de voir qu’on tartine les enfants de crème solaire, qu’on essaie de les abriter constamment. »
➡️ Peut-être parce que l’épaisseur de leur peau est telle qu’elle laisse passer bien plus de rayonnements ?

« Vivre enfermé est dramatique au niveau de la santé. »
➡️ Dramatique avec quelles conséquences ?

« Au Japon, les médecins (➡️ Lesquels) invitent leurs patients à prendre des bains de forêt. Il y a là toute une série de molécules appelé les terpènes qui rechargent les batteries.
➡️ Les fameuses batteries aux terpènes. (?) En quoi la résine de pin (par exemple) a à voir avec le métabolisme énergétique ?

« Globalement, il faut aussi comprendre que la société nous invite à nous protéger pour diverses raisons, notamment parce qu’il y a un marché derrière. Un marché de la peur. »
➡️ « Big Pharma »; et braconnage sur les terres de l’anticapitalisme avec une raison bidon, dans 3, 2,1…

« Nous avons le même génome que nos ancêtres du paléolithique, or pendant des millions d’années l’Homme a vécu nu dans la nature. »
➡️ Avec une espérance de vie de… ? Voilà.

On sait que si on s’expose au froid, on devient plus résistant. Des gens font ce qu’ils appellent le yoga du froid à se plonger dans des bains glacés sur la banquise ou en montagne.
➡️ Analogie. Foireuse. (Bis)
➡️ Le froid n’a pas les même conséquences que le soleil. #Engelures.

Il y a plusieurs personnalités célèbres qui pratiquent l’hormèse du froid.
➡️ Argument d’autorité. Les gens connus ne sont pas plus finots que les autres. C’est pas ça le critère de la notoriété.
➡️Utiliser un mot qui fait savant inutilement : 🚮

« Les capacités réelles du corps humain ne sont pas connues à ce niveau-là, ou disons méconnues. »
➡️ Avec un regard mystérieux. Seuls les initiés savent. #SecretSpirituelDeLEtrange #

« Si on revenait à l’inconfort qui était celui de nos ancêtres pendant des millions d’années, on renforcerait efficacement notre santé. »
➡️ C’est prouvé par… ?

« Les grands laboratoires fabriquent des compléments alimentaires à base de caroténoïde, des pigments. Tout cela est devenu un véritable business »
➡️ Bim! Braconnage sur les terres de l’anticapitalisme, avec une raison bidon.
➡️ Au fait… Le carotène est un terpène. #BainDeCarottes

« et il est inutile de croire que ces produits assez chers sont indispensables. »
➡️ Merci de nous dire qui croire ou ne pas croire, avec des argument solides et tout… #Gouroucoucou

Et alors, le pompom, c’est le paragraphe final, qui commence par :
« À noter, tous ces conseils n’engagent que vous si vous les suivez. »
➡️WHAT ?

Et c’est suivi des recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (!)
➡️Ce qui pue le « Il est important de présenter tous les avis pour que vous vous fassiez votre propre opinion. »
Spoiler : Non.
Ou bien, c’est la trouille du procès..?

Ce genre d’article relève, pour moi, de la mise en danger d’autrui. Et si je tâche d’éduquer à l’autodéfense intellectuelle, c’est aussi pour que ce genre de choses nuisent le moins possible…

Suppositoire effervescent à vendre.

Aujourd’hui, c’est décryptage publicitaire avec une publicité simple.

Le produit en est EvaQ, le suppositoire effervescent. Au début j’ai cru à une blague. Mais non, en Italie, ça existe. Ce fut alors le fou rire le plus long depuis des mois. Je suis bon public. Et le simple fait d’imaginer une bande de créatifs se dire « Qu’est-ce qu’on pourrait imaginer pour dynamiser le marché du suppositoire? … Je sais! Le suppositoire effervescent!!!! » Tout le monde sait que le suppositoire ça marche. Et tout le monde sait que l’effervescence donne à l’aspirine un truc en plus. Et bien moi, je dis > pouf, pouf! < on croise les 2 et on fait un suppo à réaction! » Imaginez des créatifs en arriver à une telle hauteur dans leur art, à un tel niveau de créativité absurde m’a paru impayable.

J’ai ensuite, après m’être remis de mes émotions, visionné la publicité pour ladite chose.  La publicité est, d’après moi, elle même très drôle, de par son sérieux absolu. A mettre en rapport avec le fait qu’elle vante une capsule de carburant à pets… Il vaut mieux ne pas pas laisser paraître le moindre sourire sinon, on est fichu…

Et c’est en tout cas un bon support d’analyse publicitaire. Car tout en étant simple, elle a néanmoins plusieurs niveaux de lecture.

Le premier est le signifiant. C’est l’histoire que semble raconter la publicité, l’histoire que vous dira avoir voulu raconter le publicitaire. Cela tient en peu de mots : Une  femme, une espionne pleine de technologie en aide une autre qui souffre.

Une femme, toute de blanc vêtue, se présente à la manière de James Bond (« Je m’appelle Bond. James Bond »)

« Je m’appelle Q. Eva Q. »  « Q » comme le responsable en chef du secteur recherche et développement  en gadgets super incroyables qui sauvent la vie, de l’employeur de James Bond.

Cheveux tirés vers l’arrière, coiffure fonctionnelle, costume futuriste, regard perçant. Lara Croft croisée Star Trek.

« Pourquoi m’affecte-t-on les missions les plus difficiles? Parce que j’agit rapidement. »

Démarche de panthère. Elle sonne chez Rossi (Le nom de famille le plus répandu en Italie, tel Martin en France.)

La pauvre femme qui ouvre semble fort embêtée et se tient le ventre. La constipation, c’est terrible. On ne peut en parler à personne. (Heureusement qu’il y a des agents qui nous comprennent sans qu’un seul mot soit dit.)

Vue de synthèse « comme aux rayons-X ». Car les rayons X, c’est médical, c’est scientifique, c’est tout ce qu’il nous faut. La voix off du Vrai Medecin Qui Décrypte L’action Vue Aux Vrais Rayons-X : « Contre la constipation, essayez EvaQ, le suppositoire qui respecte l’intestin avec la delicatesse de ses petites bulles. (Poésie) EvaQ, effervescent, rapide et sans contre-indication. »

On suit la trajectoire du suppositoire. Oui, il faut expliquer où le mettre. C’est important. Tout médecin vous racontera une anecdote du genre de celle-ci (Un très bon blog à lire...  Mon grand-père qui était médecin de son état m’avait raconté une variante avec des suppositoires à l’eucalyptus et un monsieur revenu une semaine plus tard avec une moustache verte et pas d’amélioration de sa toux…). Le suppositoire disparait dans un magique et enchanteur tourbillon de bulles libératrices. Pas de la grosse mousse de…Non! Et on réfléchira au fait qu’un suppositoire qui est visible aux rayons X n’est pas un suppositoire mais une balle de fusil…

En dix minutes qui passent en 3 secondes à l’écran, tout est fait. Oui, EvaQ agit rapidement, elle l’a dit. Retour à la pauvre habitante de l’immeuble en image de synthèse. Si vous n’aviez pas encore remarqué, tous les décors sont en images de synthèse. Ces 2 femmes ne se sont jamais rencontrées et ont tournée devant un fond bleu. La preuve finale étant apportée par la femme qui, après une respiration, heureuse d’être gonflée à plus savoir quoi faire d’autre que de propulser soniquement son compact fumier  libérée, fait un un petit caca coucou de la main à sa libératrice avec un sourire figé et, surtout, un regard dont le point de focalisation est plus éloignée que la tête de l’interlocutrice. Cela donne l’impression qu’elle lui regarde à travers la tête.

Ultime rappel si on n’avait pas compris le « Mission accomplie » qui s’affiche sur une tablette-tactile-qui-montre-bien-que-c’est-une-espionne-super-équipée-en-technologies-révolutionnaires.

Packshot (c’est à dire brève présentation du produit avec les mentions légales et tout.) sur 2 notes musicales de James Bond (Tin-Tin!)

Remarque : C’est à ce niveau qu’on doit réfléchir un instant au genre des protagonistes. Si on passe outre le fait que suppositoire est un mot féminin en italien et si on fait référence à James Bond, pourquoi pas UN espion ? Pourquoi 2 femmes? Vous pouvez trouver seul-e… N’importe quelle autre combinaison est scandaleuse…. Les rayons-X ne mentent pas, il est question de fesses… Un homme qui vient déboucher une femme qu’il a à peine rencontré, c’est « Anus horribilis » au pays du Vatican… Quant à un homme qui vient en déboucher un autre, c’est juste pire.  Quand à une femme qui vient sauver un homme, bonjour la dégradation! La seule combinaison possible devient donc une femme qui s’occupe d’une autre. Car, comme chacun sait, entre femmes, ça ne peut être que mignon, et Dieu sait (encore lui) , qu’il y a besoin de douceur, de la « délicatesse des petites bulles » pour aborder la difficile question du suppositoire dans l’espace public…  Et puis, espionne ou pas, les femmes s’y connaissent beaucoup mieux que les hommes en ménage, n’est-ce pas…?

Mais allons plus loin dans le 2e niveau de lecture en reprenant tout depuis le début. Dans une publicité, tout est absolument pensé, tout.  Alors pourquoi une plante verte? (L’aviez vous vu) Pourquoi un ascenseur?

Et ça, c’est la deuxième histoire que les publicitaires n’ont sans doute même pas expliqué aux comédiennes qui ont joué devant des fonds bleus…

Voici l’histoire signifiée…

Le suppositoire (femme effervescente) monte et passe le premier sphincter (Porte d’ascenseur qui s’ouvre). Il devance les solutions à base de plantes (passage hautain devant la plante verte du couloir). Il vise pile au bon endroit ( ding-dong sur la sonnette) et va dénicher l’excrément au delà du 2e sphincter (La femme, toute de marron vêtue, ouvre la deuxième porte). Après son action, l’excrément est délogé (La femme n’est plus à l’intérieur mais à l’extérieur de l’appartement.)

En fait, la publicité nous raconte plusieurs fois la même choses de différentes manières à différents niveaux tout en nous  donnant, au niveau le plus accessible, une jolie histoire qui n’a pas grand chose à voir. (De l’aventure, du charme, de la technologie, un peu l’opposé du suppositoire quand même…).  Le sens caché, s’il semble évident lorsqu’il est expliqué, passe généralement inaperçu et c’est pourtant celui-ci qui a le plus d’impact sur la personne a qui elle est destinée. Un impact décisionnel et de changement inconscient. C’est l’exacte principe d’une métaphore thérapeutique. Un des outils les plus puissants en hypn0se. Et c’est sur ce modèle que sont construite la plupart des publicités audio-visuelles aujourd’hui… La prochaine fois que vous avez envie d’un nouveau truc, pensez-y… Même si ce n’est pas un suppositoire effervescent…

La biologie de synthèse.

Il me semble très utile et très urgent de lire ce document du collectif Pièce et Main d’Oeuvre. 

On y comprendra que, dans la droite ligne d’une certaine forme de médecine qui considère le corps comme une machine, assemblage de pièces organiques interchangeable, voire modifiable et améliorables, la biologie de synthèse s’imagine qu’une bactérie est une somme de composants assemblables à l’envie.

Le rôle d’assumer les conséquences de l’assemblage de machines vivantes risquant de revenir à la communauté humaine entière au bénéfice de seulement quelques’uns…

Scandale plus bifluoré.

Voilà un cas dont je ne parle pas dans le spectacle mais dont j’aurais pu parler…

Connaissez vous Alcoa? Alcoa est une firme américaine qui produit de l’aluminium, c’est même la 3e plus grand productrice de ce métal. Elle existe depuis fort longtemps. Elle est née en 1894.

Or, vous ne le savez peut-être pas, mais un des déchets de la production de l’aluminium est le fluor.

Mais des déchets, il n’y en a pas pour l’industrie. Alcoa a alors fait appel à Monsieur Edward pour lui permettre de fourguer son fluor…S’appuyant sur une étude (laquelle?) affirmant que des dents exposées au fluor sont plus résistantes au caries, Bernays, notre petit père des relations publiques chéri, convainc l’Association Dentaire Américaine de s’adjoindre à lui pour mener une grande campagne « d’information » : Il faut mettre du fluor dans l’eau potable. Voilà son message. Oh, pas beaucoup, juste un peu…

Et c’est ainsi que la plupart des pays américains ou d’influence américaine ont de l’eau fluorée.

Alors qu’une simple bonne hygiène dentaire et une alimentation variée sont tout à fait suffisantes pour prévenir les caries. Par contre, le fluor, lui, est toxique.

Et de plus en plus de voix commencent à s’élever contre le fait que les buveurs d’eau servent de poubelles à l’industrie de l’aluminium. Industrie qu’ils payent pour maintenir cet état de fait!  Bah oui, le fluor, ça a un prix… Nos santé aussi?

Vous êtes noire? Faites vous chirurgier.

Article également publié sur « Et Faits Planète », en date du 4 mars 2013

Mise à  jour : Aux personnes qui arrivent sur ce site directement à cette page, nous signalons que nous sommes une association d’éducation populaire travaillant notamment autour des media. L’article qui suit dénonce sur un ton ironique ce que véhiculent les images qui y figurent et les schémas de pensées auxquels elles font référence. Aux commentateurs qui s’énervent en nous signalant que nous ferions mieux de promouvoir la beauté unique à chacun plutôt que le bistouri nous répondons bravo. Car c’est bien ce que nous pensons.

C’est, à mon avis, le message sous-jacent à ces photos, dont on commence à avoir quelques exemplaires différents, de ces femmes blanches, mannequins, maquillées en femmes noires pour poser dans des magasines de mode. N’est-il pas possible d’avoir des mannequins noires? Leurs nez sont ils trop épatés? Leur bouche trop lipues?

Je vous laisse gouter 2-3 de ces photos …

Ondria Hardin, dans un article intitulé « African Queen » du « Numero » de Mars 2013. On appréciera la reprise des codes couleurs, motifs, forme, posture censées être…bref…

African-Queen-

Ce n’est pas la première puisque la version française de Vogue magazine avait déjà fortement bronzé une dénommée Lara Stone en Octobre 2009.

African-Queen 2

Et pour finir, allons dans le ridicule, qui ne tue pas mais pourrait, Constance Jablonski, française avec perruque Afro et bébé noir accessoire dans un autre « Numéro » :African-Queen 3

Cela pourrait paraître anecdotique mais ce genre de chose est une évolution de racisme. L’absence de mannequins noir et leur remplacement par des blanches travesties dénote quelque choses : La couleur noire est désormais tolérée mais la morphologie « anciennement » associée non. Elle n’est toujours pas désirable par la majorité. Restez noires mais faites vous rectifier le nez, la bouche, lisser voire mieux, blondir, les cheveux. Et si vous voulez percer dans le milieu de la musique pop, il va falloir y passer…

Pour Lil’Kim, ça donne ça :African-Queen -really

Pour Nicki Minaj ceci :African-Queen -really 2

Pas besoin que je vous indique l’avant et l’après, vous aurez trouvé…. Quant à Rihanna, elle ne semble pas encore avoir touché à son visage, par contre les seins, oui. Mais bon, elle n’a pas encore 25 ans…Quand on sait que ces personnes sont des modèles identificatoires de réussite pour pas mal d’afro-américaines, je me dis que le taux consentement à la chirurgie dans cette population dans les années à venir ne devrait pas trop poser de problème pour les cliniques… J’en connais qui vont être contents pour leur taux de croissance. Nouvel adage « médical » : »Plus les nez rapetissent, plus croissent les bénéfices. »blackface_3910

Le sucre, le tabac, le climat, le gaz de schiste, etc…

L’article que je copie-colle ici est un article d’un blog du Monde. Je ne le copie par par volonté de détournement. Je vous encourage d’ailleurs à aller plutôt le lire sur le site en question. Je le copie-colle ici car je veux toujours savoir où le trouver et pouvoir le lire. Cet article, court et simple, explique exactement comment s’y prendre avec le public pour transformer une certitude en doute et éviter toute mobilisation.

La recette est aujourd’hui encore la même.   « Braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l’absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études… ». L’industrie gazière fait la même chose avec le gaz de schiste. Et je pense que ce ne seront pas les derniers à essayer de le faire. Ce qui compte c’est que cette méthode, ça ne marche plus avec vous, ni avec vos amis. Transmettez.

On se souvient de l’ouvrage Golden Holocaust, qui, en février dernier, esquissait une histoire de l’industrie du tabac « qui a de quoi rendre paranoïaque », relatait un article du Monde. A travers des millions de « tobacco documents », on découvrait comment les manufacturiers américains ont « préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public » sur la dépendance et les risques sanitaires de la cigarette.

>> Lire : « Les conspirateurs du tabac »

Ce sont désormais des documents sur l’industrie du sucre – plus de 1 500 pages de notes internes, lettres, rapports d’entreprise archivés – qui semblent démontrer le même type de stratégies et de manipulations destinées à promouvoir coûte que coûte un produit, malgré des risques sanitaires majeurs. C’est du moins ce qu’assure le magazine américain Mother Jones, dans une série d’articles sur les « doux mensonges » des entreprises du sucre.

Dans les années 1970, commence la revue, l’opinion prend de plus en plus conscience des risques sanitaires liés à la consommation de sucre, mise en cause dans la hausse de l’obésité (elle a depuis doublé aux Etats-Unis), du diabète (qui, aux Etats-Unis et depuis les années 1970 toujours, a triplé) et des maladies cardio-vasculaires. Un impact qui a d’ailleurs été de nouveau documenté dans un article paru dans Nature en février dernier, qui affirmait que « la menace sur la santé publique constituée par la consommation excessive de sucre, en particulier de fructose, est telle qu’elle justifie la mise en place de mesures comparables à celles prises afin de limiter la consommation de tabac et d’alcool », rapportait Le Monde. En cause, le lien entre le sucre et ces maladies non transmissibles « qui provoquent plus de 35 millions de morts par an dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses ».

>> Lire : Trop de sucre nuit gravement à la santé

Dans les années 1970, donc, la prise de conscience est telle que la consommation de sucre décline de 12 % en deux ans, relate Mother Jones. Une tendance qui n’est pas du goût de la gourmande industrie. Regroupées dans l’Association du sucre, dont le budget annuel s’élève alors à 800 000 dollars, les firmes se mettent, notamment, à recruter « une écurie de professionnels de la médecine et de la nutrition pour dissiper les peurs du public », et à financer des articles scientifiques susceptibles de leur attirer le soutien des agences gouvernementales, et notamment de la FDA (Food and Drug Administration). En parallèle, « les recherches sur le lien suspecté entre le sucre et les maladies chroniques sont largement mises à l’arrêt à la fin des années 1980, et les scientifiques en viennent à constater que ce genre d’activités est susceptible de mettre un terme à leur carrière », dit Mother Jones.

Alors que des mémos montrent que l’Association du sucre reconnaît, et ce dès 1962, les impacts potentiellement dangereux de leur marchandise, elle s’efforce de braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l’absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études… Entre 1975 et 1980, l’association aura dépensé 655 000 dollars en études conçues pour « maintenir la recherche comme principal support de défense de l’industrie », est-il écrit dans un document interne. Des études sont même commandées pour rechercher si le sucre stimule la sérotonine, et pourrait donc agir comme remède contre la dépression.

L’association se lance également dans une bataille contre les édulcorants utilisés dans les produits light, de plus en plus prisés par des Américains soucieux de leur poids. Avec succès : le cyclamate est par exemple interdit par la FDA en 1969, sur la base d’une étude sur des rats dont les preuves, a-t-il été établi plus tard, ne valent rien pour les humains. L’industrie n’hésite pas, enfin, à promouvoir le sucre comme moyen de contrôler son poids, voire d’en perdre. (Ci-dessous, une publicité publiée par Mother Jones : « Si le sucre fait tellement grossir, comment se fait-il que tant d’enfants soient minces ? » Et, plus bas : « Le sucre n’a pas seulement bon goût, c’est aussi un bon aliment. »)

Les efforts de l’Association du sucre se voient en tout cas couronnés d’un certain succès : après ce « revirement » du milieu des années 1970, la consommation de sucre repart significativement à la hausse aux Etats-Unis. Le nombre de cas de maladies chroniques aussi. La FDA souligne que le sucre « est généralement reconnu comme sûr ». Et jusqu’à aujourd’hui, nul consensus ne se dégage sur les impacts sanitaires de ce produit, note Mother Jones.

Les vieilles publicités pour le radium

J’aime bien prendre connaissance de ce genre de vieilles publicité qui font, maintenant, bondir n’importe qui. Je trouve qu’elles mettent face au fait que, bien dit et avec de « bons » arguments peu étayés, la publicité nous vendrait n’importe quoi. Et, dans la foulée, je me demande ce qui est, actuellement, « le radium du futur » : D’après vous, qu’est-ce qu’on nous vend aujourd’hui et qui se révélera une catastrophe sanitaire d’ici 20 à 30 ans?

N’est-il pas avenant et très chou ce poupon irradié?

Plus de publicités vantant les merveilles de la radioactivité sur la santé ici.

Il faut abolir les entreprises de relations publiques.

Le nouveau court metrage de Josh Fox (Réalisateur de Gasland, à voir dans la section Des Films du blog.) est en ligne. Il s’agit d’une réponse à la réponse faite par les industries du gaz à son premier film.

On y apprend que l’entreprise de relation publique employée pour mener cette basse tache  est la même que celle qui a fait prendre 10 ans de retard à la lutte anti-tabac. J’aimerais d’ailleurs retrouver la référence de l’article qui me vient en tête…

Il y était fait mention d’un calcul assez simple. D’une part le nombre de décès par cancers du poumon est proportionnellement relié au nombre de cigarettes qui se vendent.D’autre part, pendant de nombreuses années les entreprises de relations publiques ont fait de la désinformation vantant les mérites « santé » du tabac, aboutissant à une hausse tout à fait connue du nombre de cigarettes vendues pa rapport à la période précédente. Calculer le nombre de morts dans lesquelles les relations publiques ont une responsabilité de ce seul fait. (On estime, à peu près, à 150 millions le nombre de morts entre le début du 20e siecle et maintenant…)

Il faut impérativement éduquer les gens à réfléchir. L’école ne le fait pas correctement, les parents ne le peuvent pas, la télé fait exactement le contraire… Il faut que nous démolissions les gens qui jouent avec l’opinion publique. Ces gens sont à la démocratie ce que la police politique et la torture sont aux dictatures. (Oups, je viens de paraphraser Chomsky là…) Alors que tout le monde sens que le système a des versant nocifs qui ne pourront plus durer longtemps, ces gens font tout pour le faire perdurer.

Jugez par vous même de ce en quoi consistent les relations publique à l’échelle de Gasland : http://vimeo.com/44367635 [vimeo 44367635 w=400 h=300]

TV-Lobotomie, neuromarketing et faille du fonctionnment du cerveau…

Ce n’est pas nouveau, j’ai jeté ma télé. Ou plutôt, je m’en suis passé dès que je suis parti de chez mes parents. Essentiellement par obligation car mon temps était limité et mes activités diverses, riches et prenantes. Pas le temps pour la télé.

Puis ensuite j’ai appris pas mal de raisons de ne plus jamais reprendre la télévision. ça a sans doute été une de mes premières prises de décision « politiques » dans ma vie quotidienne.

Cette conférence regroupe les raisons scientifiques, références à l’appui, d’éviter le contact avec une télévision allumée.

Normalisation des représentations physiques.

Lors de l’atelier Photoshopia, on apprend à reconnaître les retouches photographiques. Et notamment les retouches physiques. Travailler à la préparation de cet atelier m’aura fait oublier que les retouches peuvent avoir lieu avant la photo, avant même le maquillage…

Les visionnages de ces vidéo, qui fleurissent sur le net mais que je ne connaissais pas m’ont juste fait comprendre que les sujets des photo eux-mêmes tendent à rentrer dans un moule en se rabotant par-ci et en se gonflant par-là…

Je pensais qu’il n’y avait de la déformation qu’au niveau des zélés journalistes mais non. En fait, tous les acteurs (!) de la chaine de production des images, des sujets aux journaux, en passant par les maquilleurs et les éclairagistes tendent à produire une fiction…

Et les représentation du masculin et du féminin tendent à se normaliser.

Et plus il y a des artifices technologiques couteux derrière ces représentations et plus il est impossible de s’y conformer.

Créant de la frustration, de l’inassouvi, du désir, de l’envie.

Pile-poil ce qu’il faut pour 1) vous vendre des trucs, 2) vous préoccuper avec des objectifs futiles autant qu’inatteignables (Ne dit-on pas que lorsqu’on commence la chirurgie esthétique, on ne s’arrête pas… Et vouloir paraître d’un age fixe alors qu’on prend un an tous les ans, c’est un peu remonter un fleuve en barque à la rame…)

Bon aller, vidéo. Celles que j’ai selectionné ont l’avantage de montrer des hommes. Eux, on y pense moins… Et donc, on se fait facilement avoir

Pour cerner la zone modifiée, pensez que tout, à peu près, est susceptible d’être modifié. Bouche gonflée, pommettes relevées, cou tiré, oreilles recollées, contours du visages rabotés, nez affiné, cheveux ajoutés, et j’en passe…

http://www.youtube.com/watch?v=EU3MfFgkJbg

Un spécial nez. Parfois c’est fin (Il y a sans doute des retouches photoshop dans le tas…), souvent ça ne l’est pas et ce sont de grosses rectification (Au sens propre : Ils ont des nez tous droits. Et fins.)