« Publicité = Monde merveilleux pour les gogos », dixit la publicité…

Vous avez vu des publicités de serviettes sanitaires, où les femmes font du cheval, du vélo, dansent, courent, rient et toutes sortes d’activités pour s’épanouir dans le bonheur?

…peut-être avez-vous pensé qu’il s’agissait là d’une vision un peu trop idyllique de la période des menstruations. Et bien, Richard Neill, un internaute, a décidé d’écrire à la compagnie qui fabrique les serviettes Bodyform sur Facebook pour se plaindre de cette fausse représentation.

« En tant qu’homme, je dois vous demander pourquoi vous avez menti toutes ces années. […] J’ai eu une copine, et j’ai attendu avec … ce moment du mois… vous avez menti! Il n’y avait pas de joie, pas de sports extrêmes, pas d’eau bleue qui déborde des serviettes et pas de trame musicale festive. Il a plutôt fallu que je restreigne tous mes instincts mâles! […] Bodyform, vous avez changé ma copine en jeune fille digne de L’Exorciste avec plus de méchanceté et une tête qui tourne à 360 degrés! »

L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais après plus de 87.000 « J’aime » sur Facebook, la PDG de Bodyform lui a répondu. En se foutant allègrement de sa pomme…

(vidéo en anglais, traduction ci-dessous)

« Bonjour Richard, je suis Caroline Williams, PDG de Bodyform. Nous avons lu votre commentaire sur Facebook avec intérêt. Et nous pensons maintenant qu’il est temps d’être honnête. Nous vous avons menti, Richard. Et je veux vous demander pardon. Pardon! Ce que vous voyez habituellement dans nos publicités ne reflète pas la réalité. Vous avez raison. Des femmes en train de pratiquer le parachute, le patin à roues alignées ou le vélo de montagne – vous avez oublié l’équitation, Richard – sont effectivement des métaphores. Elles ne sont pas réelles. Je suis désolée d’avoir à être celle qui doit vous dire ça, mais les règles heureuses, ça n’existe pas. La réalité, c’est que certaines personnes ne pourraient pas supporter la vérité.Dans le passé, nous avons essayé d’être plus honnêtes dans notre approche. Dans les années 1990, nous avons organisé des « focus group » pour nous aider à évaluer la réaction des gens à la réalité des règles: les crampes, les sautes d’humeur, la faim insatiable. Et oui Richard, le sang coulant de notre utérus comme un glissement de terrain.

Donc, nous avons compris qu’il fallait changer notre stratégie. Et depuis tout ce temps, nous sommes parvenus à maintenir cette illusion. Mais vous, Richard, vous avez fait tomber le voile et détruit le mythe. En exposant ainsi tous les hommes à une réalité dont nous espérions les protéger – vous avez fait ça, Richard. Vous. Bien joué! J’espère simplement que vous trouverez la force dans votre coeur pour nous pardonner. (Et après avoir pété…) Oh, pardon, Richard ! Vous saviez qu’on faisait ça aussi, non?

Conclusion : Si vous croyez ce que disent les publicités, vous êtes un abruti. Dixit ceux qui les commandent. Et si vous vous plaignez (avec un brin de mauvaise fois ou alors par manque d’instruction), on se moquera de vous.
MISE A JOUR : J’ai reçu un commentaire par mail :

Et si c’était juste un coup de pub bien organisé? Du post jusqu’à la vidéo… voici le texte qui l’accompagne sur youtube
« Hi Richard. We loved your post on our Facebook page. (https://www.facebook.com/Bodyform/posts/10151186887359324). We are always grateful for input from our users, but your comment was particularly poignant. If Facebook had a « love » button, we’d have clicked it. But it doesn’t. So we’ve made you a video instead. Unfortunately Bodyform doesn’t have a CEO. But if it did she’d be called Caroline Williams. And she’d say this. 
Do let us know if we can help you further…
Regards,
The Bodyform Team
Fart consultant: Mike Koenig »
Une fausse PDG, un consultant en pet, si le profil facebook du dénommé Richard me parait vrai, cela me parait effectivement une affaire montée de toute pièce… Très souvent les « réponse avec humour aux attaques fondées » attirent la sympathie du public. Si souvent que s’en est même prévisible… Alors d’ici à créer une fausse attaque pour avoir l’occasion de se défendre avec humour…
Cela n’enlève néanmoins rien à la conclusion de l’article initial : La pub dit d’elle même qu’elle ne doit pas être crue.

Les vieilles publicités pour le radium

J’aime bien prendre connaissance de ce genre de vieilles publicité qui font, maintenant, bondir n’importe qui. Je trouve qu’elles mettent face au fait que, bien dit et avec de « bons » arguments peu étayés, la publicité nous vendrait n’importe quoi. Et, dans la foulée, je me demande ce qui est, actuellement, « le radium du futur » : D’après vous, qu’est-ce qu’on nous vend aujourd’hui et qui se révélera une catastrophe sanitaire d’ici 20 à 30 ans?

N’est-il pas avenant et très chou ce poupon irradié?

Plus de publicités vantant les merveilles de la radioactivité sur la santé ici.

Qui veut vous faire manger des OGM?

Récemment, une initiative aux USA, essaie de rendre obligatoire étiquetage des produits contenant des OGM. Une coalition ayant pour but l’abandon de cette initiative s’est créée et elle vient de récupérer 25 millions de dollars de dons de la part d’entreprises. Cela permet de voir enfin qui veut vous faire manger des OGM. La plupart de ces entreprises sont des multinationales qui font du commerce en France également et il y a fort à parier qu’elles font du lobbying de ce côté-ci aussi de l’Atlantique. Pour certaines on s’y attendait, pour d’autres, c’est plus surprenant.

Voici, à partir de ce site, la traduction de la liste des entreprises qui font du lobbying pour bloquer l’étiquetage des OGM:

•Monsanto: 4.208.000 $

Monsanto est le leader mondial des semences, responsable des pesticides dangereux comme le DDT et l’agent Orange. La société fait actuellement pression pour l’approbation d’une nouvelle variété de maïs qui résiste au 2,4-D, l’un des deux défoliants de la famille de l’agent orange. (L’autre pesticide de cette famille…)

• DuPont: 4.025.200 dollars

DuPont, firme qui fait essentiellement dans la chimie, gagne 19 millions de dollars chaque année à partir des ventes liées à ses semences génétiquement modifiées, les pesticides et les produits chimiques de transformation des aliments.• Bayer CropScience: 1.618.400 $• Dow Agrosciences: 1.184.800 $• BASF: 1.642.300 $
Leader mondial de l’industrie chimique, BASF a récemment abandonné ses tentatives de commercialisation de cultures d’OGM en Europe, où les OGM sont rejeté de l’alimentation, en grande partie grâce aux consommateurs. BASF a déménagé son usine de la division science de l’Allemagne à Raleigh, en Caroline du Nord. Là, la société travaille avec Monsanto pour développer un maïs résistant à la sécheresse et une souche de blé génétiquement modifié.

• Syngenta: 821.300 $

• Conseil de l’information en biotechnologie: $ 375,000 et l’Organisation des Industries des Biotechnologies: 250,000 $
Les deux là sont des groupes qui représentent DuPont, Monsanto, Dow, et d’autres sociétés qui fabriquent les pesticides et les semences génétiquement modifiées destinées à les supporter.

• Grocery Manufacturers Association: $ 375,000
Il s’agit d’un groupe professionnel représentant les fabricants d’emballages alimentaires . Ce groupe a exercé des pressions pour mettre à bas un amendement à la sécurité alimentaire et la Loi sur la modernisation en 2011 qui aurait interdit aux USA, la substance chimique hormonoperturbantes bisphénol A, dans les aliments en conserve.

Maintenant, les entreprises alimentaires…Ironiquement, beaucoup de ces mêmes sociétés ont acheté des marques bio dans les dernières décennies, alors, qu’en parallèle, elles maintiennent les clients dans l’ignorance de la composition de leurs produits « classiques ». Cela doit  sonner comme un avertissement : Tous les « bio » ne se valent pas.

• Pepsico: 1.716.300 $
Le vendeur du Pepsi Cola, entre autres…

• Nestlé: 1.169.400 $
Possède « Tribu Méditerranéenne Foods », qui a une ligne de  houmous certifiés biologiques, mais s’il n’y avait que ça….

• Coca-Cola: 1.164.400 $
Possède Odwalla, qui fabrique une ligne de smoothies et jus certifiés biologiques, mais s’il n’y avait que ça….

• ConAgra Foods: 1.076.700 $

• Kellogg: 632.500 $
Possède Morningstar Farms, burgers végétariens, et Kashi, sa marque de céréale et graine, a récemment été prise en flagrant délit d’utilisation d’ingrédients OGM dans des produits annoncés comme «naturels»; Kashi fait des céréales certifiées biologiques et Kellogg travaille même à faire étiqueter  tous les produits Kashi de la mention « Vérifié sans OGM » alors même qu’il tente de démolir ce même étiquetage.

• General Mills: 519,401.17 $
Propriétaire de Cascadian Farms et Muir Glen, marques bio. En France, c’est Géant Vert, Old El Paso, Haagen-Dazs, ou les céréales pour petit-déjeuner Jordan’s.

• Hershey: 395.100 $

• J.M. Smucker:  388,000$
Vend deux types de beurre d’arachide certifié biologiques.

• Hormel Foods: 374.300 $

• Ocean Spray: 301,553.21 $
En France, c’est une boisson aux cranberry.

• Dean Foods: 253.950 $
Même si elle ne dépense pas autant que d’autres entreprises pour contrer le projet de loi, Dean Foods possède les deux plus grandes entreprises laitières bio des USA, Horizon Organic et Alta Dena.

• Cargill: 202,229.36 $
En France, Cargill produit pour l’industrie : des intrants agricoles, des sous produit de poulet, du chocolat. Difficile de le cerner avec exactitude.

Un certain nombre d’autres grandes entreprises alimentaires ont fait des dons plus modestes, y compris Del Monte, Sara Lee, Sunny Delight (Boisson sucrée aux arômes de fruits), Lacs Land O ‘, et les épices McCormick (Marques existant en l’état dans les rayons français d’épices de supermarché).
N’hésitez pas à leur faire savoir ce que vous en pensez et, puisque ce sont des entreprises  qui croient plus aux lois du marchés qu’à la démocratie, évitez simplement d’acheter leurs produits et faites circuler cette information sur vos réseaux. Si vous avez du mal à faire le tri dans votre panier, on ne peux que vous encourager à aller dans des magasins qui auront fait un pré-tri en amont. Satoriz le fait, les Biocoop aussi, les magasin locaux aussi. Puisque ces gens comptent sur l’adaptation de nos libres comportements pour leur indiquer ce qu’ils doivent faire, sachons être libres de se passer d’eux.

Le bio, local, végétarien, mieux vaut tarte que jamais.

Le contrôle du peuple passe par « Panem et Circenses », du pain et des jeux, depuis les Romains qui avaient déjà compris l’essentiel. Si on ne s’ennuie pas, on n’a pas le temps de réfléchir d’une part. Et si on a le ventre plein, on a moins d’énergie, biologiquement pour réfléchir. Sans compter que c’est aussi bien confortable. Remettre en cause ce qui produit du confort n’étant pas très…confortable…

Je m’attache habituellement à parler des diversions diverses ainsi que des faits que la diversion est censée dissimuler.

Aujourd’hui, parlons peu, parlons pain. Parce que s’il n’y avait pas le hard-discount, ça ferait longtemps que ça aurait rué dans les brancards!

Voici donc un extrait du livre « Le sol, la terre et les champs » de Claude Bourguignon, microbiologiste des sols.Il y présente la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire.

Vous allez voir le sens que les expressions « qualité Carefrour » ou « Qualité garantie par Lild »  ont. Une qualité « garanti » ne signifie pas qu’elle est haute…loin de là.

Go vegan, go bio et tout de suite si j’étais vous… (Parce que moi, c’est déjà fait! Na! ^_^)

La « Recette de la tarte aux cerises »
La recette de la tarte au cerises (agro-industrielle)

Histoire de la Pâte
Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même !
Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème
La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l’huile.
* Les oeufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
– antioxydants (E300 à E311),
– arômes,
– émulsifiants: alginate de calcium,
– conservateurs : acide formique,
– colorants : capsanthéine,
– agents liants: lignosulfate
– et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu’elles puissent avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
* Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en
produits chimiques :
– antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
– antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
– émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
– conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
– composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
– agents liants : stéarate de sodium,
– colorants : F131 ou F142
– et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le
glutamate de sodium.
* Les huiles, quant à elles, ont été :
– extraites par des solvants comme l’acétone,
– puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
– puis lavageà chaud,
– neutralisées à la lessive de soude,
– décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
– et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
– Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).

Histoire des Cerises
(complété d’apres des elements de « Aromatherapie » Jean Valnet 1990, Maloine)
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
* Les cerises sont :
– décolorées à l’anhydride sulfureux
– et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
– Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium
– et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :
– défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,
– puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
– puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.
– Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est necessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthetique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d’echelle – en comparaison du parfum naturel de fruit. L’exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet..
etc.
* Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules synthetiques (donc à la
stéréochimie inversée) suivantes :
– acétate d’ethyle
– acéthyl méthylcarbinol
– butyrate d’isoamyle
– caproate d’ethyle
– caprylate d’isoamyle
– caprate d’ethyle
– butyrate de terpenyle
– geraniol
– butyrate de geranyl – acetylacetate d’ethyle
– heptanoate d’ethyle
– aldéhyde benzoique
– aldéhyde p-toluique
– vanilline
– essence artificielle d’amande amère SAP
– essence artificielle de girofle Bourbon
– essence artificielle de cannelle Ceylan
– essence de lie de vin .

Ce texte, consacré à « la tarte aux cerises de supermarché » a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur  agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord.  Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts.

Gaz de schiste : Intensification de la propagande.

Le gaz de schiste, si vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, informez-vous. GASLAND , révèle ce qu’il faut en savoir pour prendre une position éclairée.

Après avoir vu ce film, bien peu de gens sont prêts à se positionner pour l’exploitation des gaz de schiste.

C’est bien simple, même des élus de droite sont officiellement contre…

En tout cas, selon l’industrie des pétroliers, il fallait faire quelque chose. Il n’aura fallut que quelques mois pour décider quoi.

Employer une firme de relations publiques pour orchestrer la propagande.

Pour, tout d’abord, dégommer Gasland. En préparant une réponse point par point aux faits montrés dans le film. Le nouveau court metrage de Josh Fox, le réalisateur de Gasland, est d’ailleurs en ligne… Il s’agit d’une réponse à cette réponse faite par les industries du gaz à son premier film. (Vous suivez? Non? Alors l’objectif des pétrolier est déjà atteint….)On y apprend que l’entreprise de relatiosn publiques employée pour mener cette basse tache  est la même que celle qui a fait prendre 10 ans de retard à la lutte anti-tabac…

Pour, ensuite s’ouvrir la porte des grands media pour introduire du doute et proposer l’exploration. (Qui sera décrite comme la »solution intermédiaire raisonnable » alors qu’elle n’est, extérieurement et du point de vue des conséquences, pas différente de l’exploitation. Et qu’elle n’a pas de sens si on ne veut pas…explorer ensuite!!!)

C’est l’édito de la Une du monde du 25 juillet : « N’enterrons pas le débat sur les gaz de schiste. »où, en introduction on se pose la question : « Faut il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource ? »

Le simple fait de poser la question est déjà un positionnement face à l’état d’esprit ambiant. Il s’agit d’une tentative de remettre la balle au centre. « Dans le fond…« / « Après tout… » /  » A-t-on raisons de… » Des expressions qui servent toujours à rouvrir le dossier.

Et quand il est ouvert, c’est le déversement d’arguments :

« La France a une position de principe, rappelée le 20 juillet par Delphine Batho, la ministre de l’écologie : jugée trop dangereuse, la fracturation hydraulique y est prohibée. Mais comment savoir, inventer, progresser si l’exploration même est interdite ? Les arguments des scientifiques sont sérieux, ceux des pétroliers aussi. »

« Etats-Unis sont peut-être à la veille d’une nouvelle phase de croissance » « les pétroliers américains ont perfectionné les techniques de fracturation hydraulique. » « Leur dépendance au pétrole importé ne cesse de diminuer, de même que leurs coûts énergétiques. »

Le seul argument négatif (Il faut bien en donner un, on fait mine d’ouvrir un débat, je vous rappelle…) est immédiatement contré :

« Plusieurs études scientifiques tirent pourtant le signal d’alarme. La fracturation hydraulique serait dangereuse pour la nature et pour l’homme. De fait, Washington prépare des normes d’exploitation plus sévères. »

Ce qui n’est pas dit dans cet « article », ni même dans le gros dossier des pages intérieures, c’est que les USA ont déjà des lois, sur l’eau notamment mais aussi sur l’exploitation. Ces lois n’étant pas faites respectées (Revoyez Gasland) par une autorité indépendante, ou juste ignorées par les industrielles auxquels on fait confiance quand ils disent « Tout est normal ». Dans ces conditions, le durcissement de la loi ne changera rien.

Ce qui n’est pas non plus dit dans l’article, c’est qu’il fait suite à un voyage au USA, un grand « reportage » au Texas.

Financé par Chesapeak Energy Corporation, exploitant de… gaz de schiste (dont notre Total bien de chez nous possède 25%) !

C’est le site arretsurimages.net qui s’en fait l’écho.

Il relaie également le fait que France 2 a fait un sujet au JT, le 17 Juillet de la même teneur. On y voit le dangreux Claude Allègre y faire du storytelling dans les règles de l’art (« Interdire la prospection mais pourquoi? Imaginez, vous êtes assis sur un tas d’or, mais vous ne voulez pas le savoir? » [sourire moqueux]] Il oublie de signaler « or radioactif » pour que l’image soit parfaite. Et puis, quel intérêt de savoir qu’il y en a? Si on préfère le laisser là où il est, autant ne pas savoir qu’il y est, non? ) On y entend le président de l’Union des Industrie Pétrolière, marchant sous de beaux arbres verts, assener point par point les arguments que nous allons, j’en suis certain, entendre massivement dans les semaines à venir : ça crée des emplois et c’est une ressource, donc ça crée de la croissance et de la compétitivité. Temps d’antenne cumulé pour les 2 : un tiers du sujet soit 1 minute. Temps d’antenne pour le maire de commune positionné contre, 10 secondes. Il aura juste servi de caution, histoire de dire qu’il a eu pluralité des opinions exprimées. Quant aux diagrammes qui illustrent le tout, il sont carrément pro-exploitation. L’un parle des USA et explique qu’on a créé 600 000 emplois. L’autre est incomplet au possible et laisse apparaître l’exploitation comme une chose nette et controlée. Il aurait pu être fait par Total.

France 5 fait pareil le 24 juillet. Un « C dans l’air » avec 4 experts dont 3 pours et 1 bôf.

Le 17 juillet, le patron de GDF-Suez Gérard Mestrallet déplorait dans La Tribune que le gaz de schiste soit « devenu un sujet tabou » en France.

Mais avant même cela, le 12 Juillet, c’est Claude Perdriel, grand patron, entre autre de presse, et membre du conseil de surveillance du Monde(!), qui signait une tribune ouvertement pro-gaz de schiste dans un de ses propres journaux, Challenge… Même rengaine « 100 000 créations d’emplois » « Usine sauvée » avec une subtilité supplémentaire « Augmentation du pouvoir d’achat car baisse des coûts de chauffage. » pour aboutir à la même conclusion « Cela mérite peut-être d’y réfléchir » (Qu’est ce qu’on a fait jusque là???)  Et je passe sur les bassesses rhétoriques que sont les appels à la peur ou la minimisation…

12,17, 17, 24, 25 juillet, autant de sujets « pour » en aussi peu de temps, avec quasiment tous les mêmes angles d’attaque et conclusions… L’industrie de la propagande pro-gaz est lancée à plein régime en prévisions de la rentrée… Il va falloir faire avec et, j’aimerais vous rappeler que, dans ce cas, et en complément de l’information sur le gaz de schiste, toute aussi importante, la clef de la réussite dans le lutte contre le gaz de schiste pourrait bien se trouver dans l’autodéfense intellectuelle. Au risque de se retrouver dans un « débat » qui ne servirait qu’à nous faire perdre de notre énergie en de vaines discussion, à détourner l’attention des problèmes, et, au final, à nous obliger à laisser du terrain aux pétrolier.

Pour organiser un cours (3h) ou un stage d’autodéfense intellectuelle (2 jours), dans votre structure, pour votre association ou votre groupe d’amis, il vous suffit d’écrire à phloem-sev[a]live.fr

Thèmes : La langue de bois, la rhétorique, les chiffres et graphique, les sondages, les images et films publicitaires.

Conditions tarifaires très coopératives…

Il faut abolir les entreprises de relations publiques.

Le nouveau court metrage de Josh Fox (Réalisateur de Gasland, à voir dans la section Des Films du blog.) est en ligne. Il s’agit d’une réponse à la réponse faite par les industries du gaz à son premier film.

On y apprend que l’entreprise de relation publique employée pour mener cette basse tache  est la même que celle qui a fait prendre 10 ans de retard à la lutte anti-tabac. J’aimerais d’ailleurs retrouver la référence de l’article qui me vient en tête…

Il y était fait mention d’un calcul assez simple. D’une part le nombre de décès par cancers du poumon est proportionnellement relié au nombre de cigarettes qui se vendent.D’autre part, pendant de nombreuses années les entreprises de relations publiques ont fait de la désinformation vantant les mérites « santé » du tabac, aboutissant à une hausse tout à fait connue du nombre de cigarettes vendues pa rapport à la période précédente. Calculer le nombre de morts dans lesquelles les relations publiques ont une responsabilité de ce seul fait. (On estime, à peu près, à 150 millions le nombre de morts entre le début du 20e siecle et maintenant…)

Il faut impérativement éduquer les gens à réfléchir. L’école ne le fait pas correctement, les parents ne le peuvent pas, la télé fait exactement le contraire… Il faut que nous démolissions les gens qui jouent avec l’opinion publique. Ces gens sont à la démocratie ce que la police politique et la torture sont aux dictatures. (Oups, je viens de paraphraser Chomsky là…) Alors que tout le monde sens que le système a des versant nocifs qui ne pourront plus durer longtemps, ces gens font tout pour le faire perdurer.

Jugez par vous même de ce en quoi consistent les relations publique à l’échelle de Gasland : http://vimeo.com/44367635 [vimeo 44367635 w=400 h=300]

Spécial CHAL, Centre Hospitalier Alpes Léman : Le mot du jour : « PPP » ou « Partenariat Public-Privé »

[En l’honneur de l’ouverture de l’hôpital de Findrol, sigleusement nommé CHAL (Centre Hospitalier Alpes Léman), je fais remonter ce message qui reste tout à fait d’actualité]

Le partenariat public-privé ou, apparu plus récemment, PPP est très vilain.

En effet, le mot partenariat laisse imaginer qu’il y a équité à tous les niveaux. Ce pourrait être le cas.

Mais d’après vous, que se passe-t-il quand le « Public » est représenté par des personnes qui sont des proches de grandes entreprises?

Voilà, voilà… Le partenariat est manifestement déséquilibré…

L’excuse est toujours que le « Public » n’ayant plus de sous, il n’a guère les moyens de négocier s’il veut éviter de s’endetter plus.

Cet article parle de la privatisation rampante du train en France.  Alors que quelques parlementaires se battaient pour éviter « l’ouverture à la concurrence » que l’Europe souhaite imposer (En même temps, confier une instance de coopération inter-états à des partis libéraux donc individualistes, c’est balot…), le coup allait venir de l’intérieur. Et si « l’ouverture à la concurrence » est un terme encore assez clair, le « partenariat public-privé » semble beaucoup plus inoffensif.

Plus localement, l’hôpital tout beau, tout neuf construit près de chez moi, à Findrol, l’a été sur ce modèle. (Page cible du lien mise hors ligne désormais… Je vous propose celle-ci et celle-là. Ce sont les 2 seules page où eiffage est encore cité. C’est de plus en plus mince.) C’est d’ailleurs assez simple, dès qu’un élu dit que « ça n’a rien coûté au contribuable », c’est un PPP. Ce qui est occulté c’est ce que ça va coûter aux gens… Et encore « ça n’a rien coûté » est faux car il y bien eu subvention…Explication.

Le groupe Eiffage, constructeur payé en bonne partie par les collectivités « ça ne vous coûtera rien »,  aura un bail emphytéotique sur les bâtiments. (Dans l’article Wikipedia, vous aurez bien lu, cela en fait un quasi propriétaire…). Car le bail emphytéotique est une obligation depuis 2007 si les collectivité  veulent percevoir des subventions de…l’Etat. (Lire la 2e question de cette page pour en avoir la confirmation et relire la première question de la présente page…)

Ainsi le batiment, qui a couté 150 millions d’euros, est intégralement confié à Eiffage et le « Public » n’a plus rien à y redire pendant 35 ans. Eiffage gèrera tout le « non médical »… Parking, repas, entretien, climatisation, … « L’hôpital », perçu là comme une entité et non un batiment, louera même les murs à Eiffage pendant cette période, 12 millions par an. Soit un total de 420 millions payé à Eiffage. La calcul est savant pour arriver à comprendre comment les collectivités ont préféré payé 420 Millions plutôt que 150…  Et cerise sur le gâteau, les collectivités subventionneuses ne toucheront pas le moindre sous pendant 35 ans. Par contre, la mise en place des transports en commun, les routes environnantes et j’en passe, des services déficitaires, restent à leur charge. L’expression consacrée, je crois, c’est « privatisation des bénéfices et mutualisations des coûts »…

Dit plus simplement, l’hôpital, entité, est public (On n’arrête d’ailleurs pas de bien vous le dire.) Mais « l’hôpital », murs et services d’accompagnement sont privés. C’est comme si une huître louait sa coquille, ses branchies, son système digestif et concédait aussi ses capacités de reproduction, seul son coeur lui restant bien à elle. Dans ces conditions parler d’hôpital public me semble un bel abus de langage…

Et il me semble ainsi obligatoire que l’hospitalisation augmente significativement de coût… Pour un petit exemple, à Annecy, garer votre voiture pour visiter un malade vous en coute, de souvenir, 0,50 euros de l’heure alors que, avant, c’était gratuit. Imaginer cela à tous les niveaux de l’hospitalisation. 2€+3€+4€+5€+ 20€+ 10€+7€+…

Petit indice sur la forfaiture générale de la chose,  un autre hôpital, 100% et officiellement, privé, va s’installer dans une des 2 agglomérations qui viennent de…. fusionner leur centres hospitaliers !!!! Cet hôpital espère bien récupérer une part de la clientèle, pardon, patientèle, de l’ancien hôpital. Et capter les personnes arrivant de Suisse, venant possiblement se faire soigner à moindre coût mais à meilleure qualité, au plus proche de chez elles.  Nous sommes donc bien dans une logique de concurrence. Logique intenable si l’hôpital local était resté publique et à bas coût… Et c’est  l’hôpital de Findrol, l’entité, qui risque bien de s’en mordre les doigts en voyant son chiffre d’affaire (Je n’en reviens pas d’avoir d’utiliser une expression pareil pour parler de santé…) grignoté… Eiffage, lui, n’a pas a s’en faire, son loyer est, a priori, garanti par bail…

Quant au site des 2 anciens hopitaux… Il y a un PPP à Bonneville pour faire construire un quartier résidentiel, dont le partenaire privé gérera bien le parc comme il voudra. Et pour Ambilly, la rumeur circule qu’on y érigera des logements étudiants. On parie votre bourse d’étude qu’il va encore être question de partenariat public-privé? Hélas, je suis sûr de gagner.

Mise à jour du 15 Septembre 2012 : Il est utile de vérifier 2 choses. D’une part le taux d’emprunt qui aurait été celui de la collectivité si elle avait dû emprunter à une banque. En effet, cela aurait peut-être pu lui coûter beaucoup plus, au final que 150 M€ (Mais pas 420 M€quand même…). De l’autre côté de la balance, il serait intéressant de vérifier si le loyer est ré-indexé annuellement. Auquel cas, ça risque de nous coûter beaucoup plus de 420 M€.

Le Plan atmosphère sentait bien mauvais…

J’ai eu accès au compte rendu de la conférence de presse liée au plan de protection de l’air de la vallée de l’Arve

À la première lecture, j’ai trouvé que ce plan était pas mal.  À ceci près que les graphiques sont illisibles car en résolution trop basse…

A la deuxième lecture, j’avais un peu réfléchi… Et ce plan ne me paraît plus vraiment bien…Plus du tout.

Exercice de décodage, avec les points que je relève, pêle-mêle…

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L’intention positive.

Le document commence ainsi :

 «L’air que nous respirons est déterminant pour notre santé,
notre qualité de vie et notre environnement.
La lutte contre la pollution atmosphérique est l’aff aire de tous.
Chaque citoyen doit réduire les émissions de polluants qu’il génère dans l’atmosphère.»

L’origine de la citation n’est pas indiquée. Qui a dit ça ?

De toute manière, on ne peut qu’être d’accord avec elle… Qui pourrait sérieusement affirmer que l’air que nous respirons n’est pas déterminant pour notre de santé ?

Première chose qui doit éveiller les soupçons : Si quelque chose remporte l’adhésion immédiate, il vaut mieux la regarder de plus près avant d’adhérer… L’intention positive est toujours mise en avant dans les opérations de propagande.

Dans ce cas précis, puisque l’air et sa qualité sont si importants, comment se fait-il qu’il faille un plan de protection? Comment se fait-il qu’on ait laissé faire jusque là? Mais passons…

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L’urgence

L’auteur du document se réjouit que le plan est eu lieu ait été mis en place en 15 mois au lieu des 36 à 48 habituellement nécessaires. Sans expliquer pourquoi le délai fut si court. En fait, si. Une explication est donnée, en gras, bien lisible en page sept : l’urgence de la situation et la volonté d’appliquer le plan le plus rapidement possible.

Deuxième chose qui doit éveiller les soupçons : L’urgence est généralement invoquée pour faire prendre des décisions qui, si on y regardait à deux fois, seraient très contestables.

Mais la lecture du reste de la page sept, page où est expliquée la démarche, dans un gros pavé de texte rébarbatif, est éclairante : Le public est invité à consulter le plan proposé. Il est également invité à faire des remarques, dont il est dit qu’elles pourront être prises en compte lors d’amendement éventuels.

Pendant l’enquête publique, le projet est à disposition du public. C’est un moment important de la vie démocratique. L’enquête publique est ouverte à tous, sans aucune restriction. Elle permet d’informer les personnes concernées, de garantir les droits des propriétaires et de favoriser la concertation.

En fait d’important moment de la vie démocratique, il s’agit de prendre la température afin de vérifier si le plan suscite une opposition quelconque ou si au contraire, il peut être appliqué en l’état. Avec tout au plus quelques modifications cosmétiques.

Car bien que vivant dans une des grandes communes concernées, bien que sensible aux questions environnementales, bien que lisant avec assiduité la communication communale, je n’étais pas au courant de la consultation… Par contre, toutes les semaines, je reçois des invitations pour les inaugurations/ouverture/discours du maire. ( par la poste, 0,60 € par envoi…). Ce qui me semble la preuve que si le maire veut vraiment mettre au courant les gens, il en a les moyens. Dans ce cas précis, il ne les a pas mobilisés, malgré l’importance, affirmé plusieurs fois dans le document, de la chose.

Le fonctionnement est donc« Qui ne dit mot consent ».  Ce qui me semble contrairement à ce qui est affirmé, l’opposé de la démocratie. A moins que la décision prise par deux personnes de se marier, avec son « Si quelqu’un s’oppose à cette union qu’il parle maintenant ou se taise à jamais », vous paraissent une décision prise démocratiquement par l’assemblée…

Et cette simple explication, suffit à donner la cause d’un délai si court. L’exercice de la démocratie, l’expression des points de vue, l’écoute et la contradiction prennent du temps. Si le plan a été élaboré en à peine plus d’un an au lieu de quatre, c’est bien parce qu’on a contourné l’exercice de la démocratie.

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Les graphiques maintenant…

Si on les met dans le document, c’est bien qu’on considère qu’ils constituent une information importante à avoir pour le lecteur. Et c’est le cas, puisque c’est sur la lecture de ces graphiques que s’appuient un certain nombre de conclusions. Je vais me permettre d’en reproduire un ici, zoomé à 150 % (!) :

Pas de titre. Pas de source. Pas de légende( illisible! ). Pour moi, ces graphiques n’existent purement et simplement pas pour le lecteur. Le pdf étant réputé pour conserver la qualité de son contenu quel que soit le zoom qu’on lui applique, ces graphiques ont été mis dans ce document en l’état. C’est-à-dire sciemment inaccessibles.

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Les images.

Il y en a 5. Aucune n’est datée, ni attribuée à un organisme ou un auteur. En conséquence, il faut donc les considérer comme des « photos déco », appuyant le propos mais ne montrant pas un événement particulier du passé. Je ne vais pas m’attarder sur toutes…

La première est censée illustrer la concertation  ayant présidée à l’élaboration du plan. La disposition des personnes (un large public face à un écran et quelques personnes à une table) montre que même la  » concertation » ne s’est pas faite de manière horizontale, mais de manière descendante ou transmissive. Ou en tout cas, qu’elle a été imaginée comme telle par les auteurs du document, qui sont les organisateurs de la concertation. Les  » acteurs » dont il est question dans le document, ont ,en fait surtout, été sollicités pour « acter » ce qu’on leur proposai semble-t-il…

La deuxième et la troisième montrent des feux de bois. Cela aura son importance…

La quatrième, sur la page des mesures envisagées, montre 2 VTT circulant hors piste cyclable (Des VTT = vélo loisir… pas de déplacement…), un bus et 5 voitures. Ce qui montre bien l’intention de l’auteur : Voiture majoritaire et pas de train.

La dernière représente des maisons individuelles avec un gros 50 % en surimpression. 50 % de quoi ? Et selon quel source? Difficile de le savoir.

Pas très réjouissant…

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Il faut lire jusqu’à la fin.

L’annexe quatre. Pages 16 et 17. Les dernières.

Voilà la raison de ce déploiement d’éléments de propagande.

Si la vallée de l’Arve fait partie des 16 zones en France dont l’air est le plus pollué, ce n’est pas parce qu’elle a une concentration d’usines très élevée. Ce n’est pas parce qu’elle a un trafic ferroviaire indigent, et donc un trafic autoroutier très dense, notamment de manière pendulaire vers et depuis Genève. Ce n’est pas non plus par ce qu’au fond de cette vallée, il y a un des quelques rares tunnels de passage des Alpes. Ni même parce que sa population a considérablement augmenté en quelques années.Non. C’est parce que des irresponsables CHAUFFENT AU BOIS!!!

Tout est la faute des vieilles chaudières et des cheminées. D’ailleurs, il n’y a qu’en Haute-Savoie qu’il y a des vieilles chaudières et des cheminées…

Trêve de balivernes sur le fond, revenons à la forme…

Si on se reporte aux pages huit et neuf du document, on peut clairement lire que le transport et l’industrie ont aussi leur part de responsabilités. (Une part équivalente à elles-deux… Mais qui l’affirme et au sujet de quelle zone géograhique?) Comment se fait-il qu’il n’y ait pas aussi une annexe à ce sujet ? Informations partielles = informations partiales

La raison se trouve en toutes lettres page 6 :

Ce projet de PPA a été rédigé à partir des contributions proposées par l’ensemble des acteurs et avait pour objectif d’intégrer au maximum les intérêts de toutes les parties prenantes.

Et qui sont ces parties prenantes ?

des techniciens, des élus, des citoyens membres associatifs, des industriels.

dont le détail figure page 12 et 13. Et dont je n’ai pas l’impression qu’il est spécialement en faveur des associatifs, en ce qui concerne le nombre…

Et, avec un peu de mauvaise foi, j’aimerais bien connaître l’heure à laquelle étais organisées les réunions… Parce qu’entre un bénévole associatif (Qui travaille par ailleurs.) et un salarié représentant son entreprise,  » l’égalité des chances » n’est pas vraiment respectée si la réunion  à lieu à 15h un jour de semaine… Mais bien sûr, ce n’est là, que pures allégations, produits d’une suspicion infondée… Cela ne peut pas arriver.

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Conclusion:

Informations partielles, graphiques inutiles, image purement décoratives, ce document est du vent. Mais un vent qui souffle dans un certain sens…

On y passe progressivement d’un discours concernant quatre polluants (Particules fines, ozone, NO2, HAP) un discours qui n’en concerne plus que deux.(Particules et HAP.)

Ne se préoccupant plus de l’ozone et du NO2, qui sont eux majoritairement dûs à l’industrie  et aux transports, le document cible essentiellement le chauffage individuel. Sans signaler pourtant que les HAP proviennent aussi en grande quantité de la combustion dans les véhicules diesel, notamment donc, les camions… Il s’agit donc bien de taper sur le chauffage au bois au bénéfice du chauffage au fioul et au gaz, présentés, avec beaucoup de culot, comme propres! ! ! (cf dernier tableau du document). L’aspect « émission de CO2 »  est, purement et simplement, botté en touche et la pollution liée à l’exploitation des hydrocarbures complètement ignorée. Ce plan n’a pas de vision globale de la thématique environnementale. Je le soupçonne même, à un autre niveau, de faire le jeu de l’exploitation du gaz de schiste. Car, une fois que chacun aura une « chaudière moderne » au gaz, il est bien probable que cela ait un impact sur l’opinion publique en ce qui concerne l’exploitation des ressources locales en ces gaz…

Ce document, hautement nocif en termes de libre arbitre ( les citoyens sont censés s’exprimer sur le plan après avoir lu ce document), est l’exemple parfait que, même à l’échelle locale, la propagande trouve des déclinaisons très fouillées. Le processus complet aboutissant à ce document pouvant lui-même être considéré comme une manipulation.

Et mention spéciale pour l’interdiction des feux d’artifice, qui de l’aveu même du document, n’aboutira à aucun changement… Mais permet quand même d’interdire aux particuliers de faire des feux d’artifice. Pour les feux d’artifices communaux, il est bien certain que les dérogations seront accordées chaque fois que cela sera demandé…

« Pinkwashing. »

C’est un nouveau mot.

En fait, c’est le nom d’un blog créé par une femme atteinte du cancer du sein et qui définit le pinkwashing ainsi:

« Terme désignant les activités des compagnies ou groupes se positionnant eux-même comme leaders de la lutte contre le cancer du sein alors qu’ils sont engagés dans des pratique susceptibles d’en faire augmenter le taux. »

C’est l’équivalent, pour le cancer du sein, de ce qu’est le greenwashing pour l’écologie.

Un petit « Top 10 du pinkwashing » est disponible ici.

Je n’avais pas pensé qu’on pouvait décliner le concept…

Là, tout de suite, je pense au « Bluewashing »

« Terme désignant les activités des partis ou groupes se positionnant d’eux-même comme promoteurs de valeurs progressistes telles la liberté et de l’égalité alors qu’ils sont dans les textes, comme dans les actes de terrain, dans une démarche de régression des droits humains, liberticide ou inégalitaire. »

Suivez mon regard…